Blrdel, l'nion mM., 1850 et
3. La quantité d'urine normale nécessaire pour tuer 1 kg^. d'animal est de 30 à 60 cm^. Bouchard a designé sous le nom d'urotoxie la quantité d*urine
^tie très forte proportion après les accès de fièvre palustre, et *^ HltératioD des reins et du foie augmente la gravité des accès en gênant Télimination des produits toxiques.
Bacc^lli et Pensuti ont noté qu'il y avait, en général, augmentation de la toxicité des urines des malades atteints de fièvre palustre, mais que cette augmentation était très variable ^
Mossé a constaté que la toxicité était parfois augmentée mais que, chez beaucoup de malades, elle était normale ou même inférieure à la normale*.
Dans les urines de tous les fébricitants, on trouve d'ordinaire une augmentation de la toxicité normale et des propriétés toxiques nouvelles, notamment la propriété convulsivante '.
N. Rechutes, Récidives. — Une première atteinte de fièvre intermittente est presque constamment suivie de rechutes; on peut dire que, dans les fièvres palustres, c'est la règle.
Durand de Lunel a observé des rechutes 87 fois sur 100*.
€ Le nombre des récidives ne se compte pas, écrit Dutroulau (o/>. c?7., p. 220); lorsqu'il n'est rien fait pour les prévenir ou même malgré les efforts que fait la médecine dans ce but, elles conduisent les malades à la cachexie, qui est l'expression la plus avancée et la plus grave de la diathèse paludéenne. »
Dans la plupart des cas, il s'agit de rechutes et non de récidives; en d'autres termes, la réapparition de la fièvre n'est pas la conséquence d'une nouvelle infection, mais une suite de la première, H. malariœ pouvant rester à l'état latent dans l'organisme pendant de longs mois. Les malades qui ont eu une première atteinte de fièvre intermittente ne sont pas à l'abri des rechutes lorsqu'ils ont quitté les localités insalubres.
On observe aussi de véritables récidives ; contrairement à ce qui arrive pour la plupart des maladies infectieuses, une première atteinte de fièvre, loin de donner l'immunité pour le paludisme, crée une véritable prédisposition.
pour tuer 1 kgr. d'être vivant et sous le nom de coefficient urotoxique la quantité d'urotoxies que 1 kgr. d'homme peut fabriquer en 24 heures.
Soit un homme du poids de 60 kgr. qui rend, en 24 h., 1 200 cm^ d'urine dont 50 cm' tuent 1 kgr. d'animal, le coefficient urotoxique est de i 200 : 50x00= 0,i.
L*urïnc doit être injectée dans les veines du lopin (veine marginale du pavillon de roreille).
i. Baccelu et Pbicsuti, 6* Congrès de la Soc. ital. de mvd. m/., Rome« 1892.
2. Mossi, Congrhs intern, de méd. de Moscou et Méd. moderne^ 1807, p. 565.
3. Bouchard, Leçons sur les ««nto-intoxications, Paris, 1887, p. 256.