Martin Solon, Gaz, m^d., 1848, p
après les accès, mais le paludisme peut se compliquer d*uQe néphrite albumineuse aiguë ou chronique.
Ascoli et Dubujadoux ont signalé l'existence de la peptonurie à la suite des accès*; la peptonurie s'expliquerait par la destruction d'un grand nombre d'hématies pendant les paroxysmes fébriles.
Burdel, de Yierzon, aurait noté une glycosurie passagère 92 fois sur 382 cas^ Aucun des observateurs qui ont recherché la fréquence de la glycosurie dans le paludisme n'a obtenu de résultats semblables et l'on est fondé à croire que le procédé employé par Burdel pour déceler la présence du sucre était défectueux.
Sur plus de 100 cas, Mossé n'a trouvé la glycosurie, à la suite d'accès de lièvre intermittente, que chez 2 sujets prédisposés; il conclut que la glycosurie peut se montrer à la suite des accès de fièvre intermittente, mais qu'elle constitue un accident rare et qui se rattache à des conditions spéciales de l'oi^anisme.
Pour ma part j'ai recherché en Algérie, dans plus de 100 cas, la présence du sucre dans l'urine des malades atteints de fièvre intermittente et je n'ai jamais réussi à la constater.
A propos des complications, je reviendrai sur les rapports du paludisme et du diabète (V. Ch. Vlll).
Les recherches de Brousse et celles de Roque et Lemoine tendent à démontrer que la toxicité urinaire est augmentée à la suite des accès de fièvre.
Brousse est arrivé aux conclusions suivantes :
l"" Le coefficient urotoxique calculé à l'aide de la formule de Bouchard, le coefficient moyen étant 0,464, s'élève pendant l'accès, et les effets physiologiques observés sont ceux que l'on note habituellement après l'injection des urines : dyspnée, myosis, chute de la température, exophtalmie et de plus convulsions.
2° Cette toxicité est diminuée pendant la période de convalescence des fièvres intermittentes, très inférieure à celle des urines pendant l'accès, et en outre plus faible que celle des urines normales'. ,
D'après Roque et G. Lemoine, la toxicité urinaire s'élève dans
1. Ascoli, y Congrhs de la Soc. ital. de méd. inl.^ Rome, 1802. — Dubujadoux, Arch. de méd. milU., 1802, t. XX, p. 447. 11 est facile de constater la peptOQurie de lu manière suivante : On mélange 10 cm^ d'urine (dépouillée d'albumine 8*il y a lieu) à 20 cm^ d'alcoul à 05"; le mélange louchit; lorsqu'il se forme un précipité grameleux abondant, on peut conclure à Pexistence de la peptone.