‹ Traité du paludismeChapitre 152 sur 291 · Voir noUimment TObserv. III du mémoire cité · texte numérisé non relu

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2. Mallet, Des abcès de la rate, Rec. mém. de méd, milit., 1859. — E. Collin, Abcès et gangrènes de la rate dans les. affect. paiud., Rec. mém. de méd. milit., 1860. — Dot'fc, Arch. de méd. nav.^ 1882, p. 478. — Villemin, Rec. mém. de méd. milit., 1880. — Boutfeu, Arch. méd. belges, oct. 1888, p. 224. — Fassina, Des abcès de la rate dans les malad. infectieuses et particulièrement dans la malaria, Th. Paris, 1889. — D--J. Gallowat, & cas d'abcès palustres de la raie, Journ. of trop, med., 15 mai 1901.

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L'examea faistologique démontra (]ue la poche était formée par un tissu fibreux très ilense; l'abcès était évidemment en voie «le cîcatrisatioD; la poche exerçait sur le contenu une compressiun qui aurait facilité la résorption Ju pus. 11 n'y avait pas d'échinucoques dans le liquide, ni de poche kystique lapisâaut la paroi.

Galloway a publié 4 cas d'abcès île la rate chei des palustres.

Les abcès de la rate se révèlent d'ordinaire par l'existenee d'un point spénique et par une lièvre hectique ou intermittente irré^lièrc qui ne cède pas à la quinine. La rate est grosse, seusi à la pression. Lorsque l'abcès est volumineux et situé à la externe, on constate parfois l'existeace d'une poche fluctuante.

L'ouverture de l'abcès peut se Taire dans le poumon, dans U plèvre gauche, à travers la paroi IliOracique ou dans les oi^Eiranes abdominaux : côlon, estomac, péritoine, etc.

f. Gangrène de la rate. — Dans son mémoire sur les abcès de la rate, E. CoUin cite 2 cas de gang'rènc partielle do la raie chei d'anciens fébrîcitanls', dans uii de ces cas la capsule s'était rompue, ce qui avait entraîné une péritonite aiguë.

B. CoMPUCATioss DU CÔTÉ DU FOIE. AscvrK. ■'^ a. Hépatites. — L'hépatite chronique est une complication fréquente de la cachexie palustre.

Il s'agit d'abord d'une congestion inllaminatoire avec auirmcntation de volume du foie.

Cette congestion se termine souvent par résolution, quood le malade se trouve dans de bonnes conditions au point de Vue de l'hygiène générale et du traitement, mais elle peut aboutir â l'hépatite chronique.

La forme la plus commune est la cirrhose airophique; «lans beaucoup de cas il est difficile de faire la part du paludisme et cellr de l'alcoolisme', mais il n'est pas douteux que le paludisme puisse, à lui seul, donner lieu à la cirrhose atrophique du foie.

J'ai observé, en Algérie, cette complication chez des indigèoes qui s'abstenaient complètement de boissons alcooliques. De OruD ncité des faits semblables ^

Dans deux cas j'ai observé la cirrhose hypertrophique.

Les hépatites chroniques se montrent chez les iialualrcs avec leur cortège symptomatique habituel-

I. Veho.n. Cirrhoses iiAludu-alrunl^ucs, Areh. g/n. dr inéd.. ISSi. I. It. p. dw '1. II. DE Bhun. rathuft^'nio ot fornies cliniques de l'o^dle iialudéuauv. T ( rrançaU de uiid. tut.. N«DC}'. 18Bti.

Il arrive souvent que le paludisme guérit, alors que Thépatite qu'il a provoquée s'aggrave de plus en plus et finit par entraîner )a mort.

b. Abcès du foie. — Les abcès du foie sont très rares chez les palustres, à moins de complication dysentérique ; ils ne paraissent avoir, en somme, aucune relation étiologique avec le paludisme, tandis que leurs rapports avec la dysenterie sont évidents*. Tomaselli a admis cependant qu'il pouvait exister une relation entre le paludisme et l'hépatite suppurée ^

c. Ascile, — La cirrhose atrophique du foie d'origine palustre s*accompagne d'ordinaire, comme les cirrhoses atrophiques qui relèvent d'autres causes, d'un épanchement ascitique qui nécessite souvent des ponctions répétées et qui se reproduit avec une grande ténacité.

L'ascite peut aussi être la conséquence de la périsplénite.

Bien entendu, lorsqu'il existe de l'anasarque avec ou sans albuminurie, on observe également de l'ascite, mais dans ce cas c'est l'œdème du tissu conjonctif sous-cutané qui attire surtout l'attention, œdème qui fait défaut à la face et aux membres supérieurs quand l'ascite est indépendante de l'anasarque et de l'albuminurie.

C. COMPUCATIONS DU CÔTÉ DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES. — a. Albu-

minurie. Néphrites, — La néphrite aiguë ou chronique est une complication assez commune du paludisme ^

La néphrite a tantôt les allures de la néphrite épithéliale (les urines renferment de l'albumine en grande quantité, l'anasarque se produit et se généralise rapidement), tantôt celles de la néphrite interstitielle ou de la néphrite mixte; cette dernière forme est, je crois, la plus commune.

La dénomination de néphrite intermittente qui a été employée quelquefois pour désigner la néphrite palustre est évidemment mauvaise.

i. A. Lavkran, Contrib. à Tanat. pathol. des abcès du foie, Arch, de physiologie, 1870.

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