Jaccoud, Traité de pathol. int , t. II, p
sentent souvent la rate, le foie et le cerveau chez les sujets morts de paludisme, et ils n'enregistraient cette altération que lorsqu'elle était très marquée, et qu'elle s'imposait, pour ainsi dire, à Tattention.
Lancisi note la coloration noirâtre du foie chez un individu mort de fièvre bilieuse palustre*.
StoU signale une pigmentation foncée du cerveau et du foie chez une femme morte à la suite d'une fièvre intermittente ^
Bailly remarque que, chez plusieurs individus morts de fièvre pernicieuse, le foie tout entier était noirâtre et que la couleur du cerveau était beaucoup plus foncée qu'à l'état normal *.
Monfalcon signale, à plusieurs reprises, la pigmentation exagérée du cerveau chez des malades morts de fièvre palustre *.
Popken et Fricke mettent la pigmentation anormale de la rate, du foie et du cerveau au nombre des altérations les plus fréquentes qu'ils ont eu l'occasion d'observer pendant l'épidémie de fièvres palustres de 1826, sur les côtes de la mer du Nord *.
Chisholm constate que, dans les fièvres rémittentes des Indes occidentales, le foie présente quelquefois une coloration qui rappelle celle du liège pourri.
Thussinck (épidémie de Groningue en 1826), Anderson, Prick, Drake noient la coloration ardoisée du foie*.
R. Bright a décrit, et représenté dans une planche, un cerveau dans lequel la substance grise des circonvolutions avait une couleur sombre, semblable à celle du graphite \
Annesley, Slewardson signalent la coloration brunâtre que présentent souvent la rate et le foie chez les individus morts de fièvre palustre.
Maillot insiste sur la teinte brunâtre que présente la rate; il compare justement cette teinte à celle du chocolat à l'eau. Sur 22 autopsies de fièvre pernicieuse, le même observateur note 8 fois la coloration foncée de la substance grise du cerveau; dans 5 cas, cette coloration était portée jusqu'à une teinte noirâtre*.
1. Lancisi, De noxiis paludum effluviis. Opéra omnia, Genevœ, 1718.