‹ Traité du paludismeChapitre 190 sur 291 · BiONAMi, Accad. med. di Boma^ t. V, 2' série · texte numérisé non relu

BiONAMi, Accad. med. di Boma^ t. V, 2' série

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filtres, i^aos les capillaires des oi^aaes à circulation lente et. es particulier, ilans la rate'. On comprend par suite, que, chez les malades atteinla de fièvres palustres graves, alors que les hématozoaires abondent dans le sang, ainsi que les leucocytes mélanifères. une grande quantité de ces éléments soit retenue dans la rate.

Chez les anciens palustres qui succombent à des maladies ïi currentes, l'aspect de la rate est liien diflérent.

Dans les vaisseaux et les lacunes de la rate hypertrophiée, trouve, au milieu des hématies intactes, des hématozoaires lil adhérents à des hématies ou inclus dans des macrophages, et éléments pimentés en plus ou moins grand nombre ; si le cachectique a succombé à des accidents palustres, ces éléments sont nombreux; s'il a succombé à une complication étrangère au palu' disme, comme cela arrive fréquemment, ils sont rares.

Toujours c'est la rate qui contient le plus grand nombre d' ments pigmentés et souvent on n'en trouve que dans ce visi

J'ai eu de fréquentes occasions de constater ce fait; j'iU pu le vérifier dans les circonstances suivantes. Un militaire rapatrié de Madagascar a une rechute de fièvre intermittente, le sang renferi des hématozoaires et ta fièvre cède à la quinine; quelque U après, le malade est apporté â l'hôpital dans un étal très gra' fièvre, agitation, délire ; l'examen du sang est cette fois néj les accidents ne cèdent pas aux injections hypodermiques quinine et la mort arrive dans le coma. A l'autop: les lésions de la méningite tuberculeuse et celles du paluJi mais ces dernières sont exactement limitées à la raie qui 1 070 gr. L'examen bistologique d'un frottis de la rate montre des éléments pigmentés en asser. grand nombre : bémamibo^j microphages ou macrophages contenant du pigment.

Chez certains malades, atteints de fièvre intermittento bîi caractérisée, on ne trouve, dans le sang obtenu par piqûre d' doigt, que de rares hématozoaires; si, chez ces mêmes malades, on examine le sang recueilli par ponction de la rate, on y constate presque toujours des parasites en plus grand nombre.

La constance des lésions de la raie, et leur gravité dans Is cachexie palustre, témoignent que la rate, est lésée par le séjour

1. PoHncK. yirrhow't Areli.. l. XLIII. — HorriiOH et L*Mintii«Os, mim^ Rrr* l. XLVlll. — WissoKOwrracB. Xtittrhr. f. Hygiène, 18SS. — P. Cmmot. Soe. dt ff»> tagU, 5déc. IHUO.

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prolongé des hématozoaires qui a pour effet de provoquer d'abord (les congestions et ensuite les altérations de Tinflammatiori chronique; si la rate fonctionnait d'après une loi physiologique, pour protéger Foi^anisme contre les microbes, il est vraisemblable qu'elle serait le siège, chez les anciens palustres, d'une hypertrophie vraie et non d'une inflammation chronique.

Chez les palustres, les traumatismes de la rate donnent lieu facilement à des rechutes de fièvre intermittente; le massage de la rate a été signalé comme une cause de rechute*. Des douches froides peuvent avoir le même résultat. Lorsque, sans préparation, on donne à un malade atteint de paludisme une douche froide en jet sur la région de la rate, on est presque certain de voir revenir la fièvre.

Il parait évident que, dans tous ces cas, on remet en circulation les parasites qui étaient à l'état latent dans la rate.

Depuis quelques années, la splénectomie a été prati(]uée avec succès chez un certain nombre de malades atteints d'hypersplénie d'origine palustre^, l'étude des conséquences de l'ablation de la raie chez les palustres a naturellement pour nous un grand intérêt.

Tizzoni et Massopust ont constaté que leurs opérés n'étaient pas à l'abri du paludisme, mais dans ces deux cas, les rechutes ou récidives de fièvre ont été légères.

La malade de Tizzoni eut quelques accès intermittents postérieurs à l'ablation de la rate ', et l'examen du sang révéla la présence de H. nialariœ; la fièvre céda facilement à l'emploi de la quinine.

L'opérée de Massopust rentrait à l'hôpital de Pola pour fièvre palustre quelques mois après avoir subi la splénectomie*; les accès, du type tierce, cédèrent facilement à la quinine.

Meerovitch a publié un cas de splénectomie avec exacerbations fébriles à la suite de l'opération ^ ; la fièvre céda à la quinine.

Dans quelques cas on ne signale pas de rechute de fièvre, bien que les opérés aient été observés pendant plusieurs mois après la splénectomie.

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