LioNifeRBS, La Trisleza, Buenos-Aires, 1000, p
lies ainsi allérées prennent souvenl une coloration violacée'.
On sait que les hématies des diabétiques se colorent par les couleurs basiques : bleu de méthylène, safranine et non par le» couleurs acides : éosine, rouge de Congo, etc.*.
Un observateur anglais, Norris, a décrit, sous le nom de Irai
siéme corpuscule du sani/, des globules incolores, invisibles. Li^^k
présence de ces globules a été constatée au moyen de ta photo *-
graphie, qui permet de distinguer, dans un milieu, des objets qur ^^i ont le même pouvoir de réfraction que ce dernier, et qui par suil^^e sont invisibles à l'œil, pourvu que leur pouvoir photogénique soi ^Sl dilTérent de celui du milieu.
Mme Hart a montré que les corpuscules de Norris ne sont autre-^^g que des hématies dont l'hémoglobine a disparu, sous l'action rie, i- — ■,; réactifs ou des agents chimiques.
On trouve, dans le sang normal, des granulations de natu^^mv
indélerminée et des granulations graisseuses qui ont été prises, pli: js
d'une fois, pour des éléments parasitaires.
KoUmann (de Leipzig) a appelé l'attention sur ce^ pteude^^microbes du sang humain normal. Lorsqu'on examine à un fo ri
grossissement du sang humain normal, recueilli avec les pi é-
cautions antiseptiques, on voit une quantité de petits élémer^^li qui ressemblent à des microcoques ou à des bacilles; ces corpu^^scules, dont les plus gros mesurent 1 /2 [j. de diainèire, sont anîni^Més de mouvements très vifs.
L'examen par les réactifs colorants confirme qu'il s'agit ife produits artificiels, dérivés des hématies ou des leucocytes ; ï« cultures dans les milieux ordinaires sont stériles.
La fibrine donne lieu, dans le sang retiré des vaisseaux, &. U formation de filaments qui se montrent plus ou moins rapideme» witr suivant l'état du sang, suivant aussi que le sang a été exposé |>B"* ou moins longtemps à l'air.
Dans le sang étalé en couche mince des préparations hislc»''*' giques ordinaires, la fibrine forme des réseaux délic;its avec cJ^^ points nodaux occupés par des granulations.
On rencontre quelquefois, dans les préparations hislotogîq**^'* du sang frais, des cylindres qui sont le résultat d'une alléraL»*^"
1. GtDHiTCBRHSKT B décrit cette nllérntlon sous le nom de ilé'tr^nArestvnce P^l^l^ ch m m m il] lie. — Khrucb, tt' Coagrhdf nuU. ûit., Leipiig:, 1882. Compte rtitéa, p- ^^
2. Mauie et T.t Gnrr, Ue In rCncllun de Brvnirr dans 1i' Minç des d
S.M. BiM <(« M/1,. 30 nvril 1SU7.
des globules blancs ; cette altération se produit lorsque, en faisant la préparation de sang, on appuie sur la lamelle couvre-objet en la faisant glisser sur la lame porte-objet; aussi tous les cylindres ont-ils la même direction, dans une même préparation ^ Ces cylindres qui se colorent par le bleu de méthylène paraissent dus au déroulement des noyaux des leucocytes.
On a trouvé, dans le sang de quelques malades atteints de mélanosCy des granulations noires^ libres ou incluses dans des leucocytes ; la mélanose est une aflection très rare et en général facile à reconnaître; cette cause d'erreur est donc peu importante, on révitera d*ailleurs complètement en recherchant les parasites eux-mêmes qui, chez les palustres, se trouvent presque toujours dans le sang en même temps que les leucocytes mélanifères.
Lies causes d'erreur dans le diagnostic des hématozoaires endoglobulaires sont, en somme, faciles à éviter, mais aux conditions suivantes : il faut que les observateurs se familiarisent avec Tétude histologique du sang normal, avant d'aborder Fétude des hématozoaires, et qu'ils adoptent, pour la recherche de ces parasites, la technique spéciale, très simple d'ailleurs, qui permet d'obtenir des préparations du sang bien fixées et bien colorées.
S"" Diagnostic différentiel. — Les manifestations cliniques du paludisme sont très variées et, par suite, le nombre des maladies avec lesquelles on peut les confondre est considérable ; je ne m'occuperai ici que des maladies pour lesquelles cette question de diagnostic se pose le plus souvent et présente le plus de difficultés.
Fièvre éphémère, — Rien ne ressemble plus à un accès de fièvre intermittente un peu prolongé qu'une fièvre éphémère; dans les deux cas, l'ascension thermique et la défervescence sont très rapides; dans les deux cas, il se produit souvent de l'herpès labial.
Le frisson initial et le stade de sueurs sont, en général, plus marqués dans Taccès palustre que dans la fièvre éphémère, mais cette règle comporte de nombreuses exceptions.
Les conditions dans lesquelles la maladie s'est produite peuvent faire incliner le diagnostic d'un côté ou de l'autre ; en pays palustre, pendant la période endémo-épidémique, on aura des
1. LiTTBN, Sœ, de méd. inL de Berlin, 3 févr. 1896, anal, in Médecine moderne y 12 férrier 1896.
Latsram, Traité da Palndisme. 9* édition. ^^
chances de tomber juste en diagnostiquant une fièvre palustre ; ce diagnostic sera au contraire improbable si l'on observe dîins u: contrée salubre. ou bien si, en pays palustre, on a aETaire à malade qui est atteint de fièvre pour la première fois, en del de la période endémo-épidéinique.
Lorsque l'examen du sang, qui peut permettre de distii immédiatement la fièvre éphémère de l'accès palustre, n'est pas possible, le meilleur moyen d'arriver à un diagnostic exact est d'attendre, avant de prescrire la quinine, et d'observer la marche de la fièvre : s'il s'agit d'une éphémère, la fièvre tombe et la défervesccnce se maintient, la guérison est rapide; l'apyroxic qui suit l'acc&s palustre n'est, au contraire, que temporaire; de veaux accès ne tardent pas à se produire.
Fièvres climatiques, — Quelques observateurs ont décrit fièvres climatiques, indépendantes des fièvres palustres
Jacquot, qui a plaidé avec beaucoup de conviction et de li la cause des fièvres climatiques, a proposé de diviser les fié' des pays chauds en trois classes : fièvres palustres, fièvres climstiques, fièvres mixtes, c'est-à-dire dans la pathogénie desquelles l'influence climatique et l'action du paludisme s'associent dans proportions variables.
D'après Jacquot, les fièvres climatiques se distinguent des tidi palustres : 1° par leur époque de développement, l'apogée climatiques correspondant au maximum des chaleurs et précédant celui des fièvres palustres; 2- par leurs symptômes, la fièvre climatique étant continue et ne présentant pas d'autres exacerhatiom que les recrudescences vespérales de la plupart des maladies aigu^f<; 3° par les rechutes, propres à la fièvre intermittente, rares ou nulles dans l'autre ; 4" par la cachexie, qui se produit dans l'une ci non dans l'autre; Q° par les lésions anatomiques, la luméfactinnilila rate ne se produisant que chez les palustres; 6° par la difTéreoce <les indications thérapeutiques. Jfl
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fièri^l dimsuelle* lad^—
I. R. Pauri. Des llËvres alemiii. el ronlînues. Pans, 1833. — F. Ja(!q«m. BuUet. de VArad. de laid., 2 «aùl IKi3, et Ann. d'hjgiène pabl. ri de méd. Ug., IIOI- IKnS. — IUvN*LD Martin, The ianucnce of llie tropical climatas on Eun^HO* conalitutioTi)', London, tSSD. — Mohkhiao. CIÎDicsl Reseorclics on ili»MM's io Indu. 1800. — RiDDiAif. De la «chaleur ntmosphérique, etc. Rm. m^m. de mAi milif.. tSK — Mas^r, Etudp sur la (lèvre rémilletite du nord de l'Arrique, mime fin., 1871, — Ahhould, Des aneclions climatiques, elr. Arch. gin. de méd., |g7i. — 1,, CntP, Traité des flèvrei intennit. et TrnilË des malad. épid.. ISTO. — ABiiikKn, TTa(U<t rlimstologïe, lt)73. — Kelsch rt Kiener, Traita des malad. des Juiys chauds.
La chaleur extérieure exerce une action indéniable sur la gravité et sur le type des fièvres palustres, qui tendent de plus en plus à la continuité, i mesure qu'on se rapproche de la zone intertropicale, elle aggrave aussi la fièvre typhoïde et Tembarras gastrique, mais à cela se borne, je crois, son rôle dans la pyrétologie des pays chauds.
Pendant mon séjour en Algérie, j'ai recherché vainement des fièvres climatiques et j'ai acquis la conviction que ces fièvres n'existaient pas, en tant qu'entité morbide.
Au Congo, chez les nouveaux venus qui prennent des fièvres qu'on serait tenté de rapporter aux fièvres climatiques, on trouve presque toujours l'hématozoaire du paludisme'.
Embarras gastrique fébrile, — La question du diagnostic différentiel de la continue palustre légère, de première invasion, et de l'embarras gastrique fébrile qui se pose souvent dans les pays chauds, surtout au début de la période endémo-épidémique, présente de grandes difficultés.
Dans les deux cas, les malades se plaignent de malaise général, de céphalalgie, d'anorexie; la langue est blanche, saburrale, la soif est vive, il existe souvent des nausées; presque toujours il y a de la constipation.
Dans les deux cas, le thermomètre indique des températures fébriles, mais la température s'élève beaucoup moins dans la fièvre gastrique que dans la continue palustre.
L'hypersplénie, qui, à la vérité, n'est pas toujours très marquée dans le paludisme récent, fait défaut dans la fièvre gastrique simple.
Les conditions dans lesquelles la maladie s'est développée, ses suites et la manière dont elle est influencée par les traitements mis en usage, fournissent des indications précieuses.
L'embarras gastrique cède facilement à un éméto-cathartique et n'a pas de tendance à reparaître, tandis que la continue palustre, abandonnée à elle-même ou traitée par les évacuants, se transforme en une fièvre intermittente, quand elle ne se complique pas d'accidents graves qui ne cèdent qu'à la quinine.
L'examen du sang permet de trancher rapidement cette question de diagnostic.
1. Van Campinhout et Dhtipoîvdt, Rapport sur les travaux du laboratoire méd. de Léopold ville en 1890-1900, Bruxelles, 1001 et Congrès internat, de médecine, Paris, 1000 sec. de méd. tropicale).
Od demandera quelle esl la W-quence de rembarras gastriquesfébrile daps les pays chauds et celle des (îMres continues palustres^ légères, qui peu\ent être confondues avec lui. Si je m'en rappor — tais & ce que j'ai observé dans mon service d'bApital, je n'hésilerai»^ pas à dire qu'à Constantine au moins, les fièvres gastriques-d simples sont rares relativement aux lièvres palustres, mais il faut^ tenir compte de ce fait que les militaires atteints de fièvres^ légères sont soignés dans les infirmeries; c'est seulement lorsqueaa la maladie ne cède pas aux évacuants que les malados sont envoyés^ à l'bôpilal; il en résulte que la plupart des embarras gastriques n^ figurent pa^ dans la statistique des hôpitaux militaires.
Fièvre de Malle ou méditerranéenne ' . — Cette fièvre est beaucoup» plus répandue que ne l'indiquent les dénominations sous lesquelles elle esl connue: elle règne non seulement sur les rives de la Méditerranée (Baléares, Sici!e, Sardaigne, Gènes, Naples, Chypre, Asie-Mineure, Alexandrie, Algérie, Tunisie) mais aussi aux Açores, aux tles Canaries, aux Antilles, dans plusieurs régions de l'Amérique et aux Indes'.
La fièvre de Malte présente avec le paludisme quelques caractères communs; comme les fièvres palustres, elle a son maximun de fréquence de juillet à septembre, elle a le type rémittent ou intermittent, avec des périodes d'apyrexie, enfin elle s'accompagne d'une tuméfaction de la rate, mats les dissemblances sont plus nombreuses que les analogies.
La fièvre de Malle a une durée de 70 jours au moins et elle m peut pas être guérie au moyen de la quinine.
On ne trouve pas //. mafariie dans le sang des malades; par contre, dans la rate existe un microcoque spécifique qui a été décrit par D. Bruce sous le nom de Aficrocaccus tnelilensit*. Ce microcoque a été décelé aussi dans le sang (Lemaire).
1. D. Bruci, The Practilioner. sept. 1887. et Àiui. Je fliM. PatUar, 1803, p, 2S». - HuGBEB, mime Bec., 1893, p. 628, et Sot. royale de Londra, avril tsee. — Ë. U'iuan el SuiTB, La Dévre da Usité conslati^ aux Indes, Bril. med. Journ., 10 avril IWî. — L. IluoBEB, Journal o/lrop, med., mars ISOD. — Bapporli de la CommUtion an^laâr dtli Phirtmédilerranéeiine.iWS-iVM.—J. Lemai Kl, Sac. mfd. det hôpitaux, i oo\rmbrf iVS- ~ D, Bbdcb. Journ. o/ihe B. A. med. Corps, mnr» lÛOO.
2. G. Lamb et M. Kesaïa. Scientif. Mem. bj o/flc. of Ihe med. a. tanil. Ittp. oflU gov. of India, Cniculta, 1906, n" 22.
3. Èlémeala arrondis ou ovataires, mesurant environ 0,3 |t de diamfirp, iaimobilei, ee coloraot bien par la solution aqueuse de violet de gentiane, mais nos pU le Cram. se cultivant liîen dans le liouilton peptonisé et surtout dans le booiltM gélose el peptooisi', inoculsble.s nu singe (Bhuci, loa. tit.).
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL 421
Le sérodiagnostic peut rendre des services*. Wright a montré que le sérum des malades agglutinait dès le 5"" jour les cultures de M. melilensis. Il faut employer le sérum dans la proportion de i p. 30 ou p. 50, bien que la séroréaction se produise souvent à des taux plus faibles.
Fièvres bilieuses. — Pendant longtemps on n'a pas pu faire exactement la part du paludisme dans Tétiologie des fièvres bilieuses des pays chauds; on discute encore sur la nature de la bilieuse inflammatoire des Antilles', c'est dire que ces questions de diagnostic différentiel présentent de grandes difficultés.
Nous avons aujourd'hui, dans Texamen histologique du sang, un moyen excellent de reconnaître les bilieuses palustres, des bilieuses d'autre nature.
Le diagnostic difTérentiel de la bilieuse palustre et de la fièvre jaune est en général facile, en dehors même de Texamen du sang : la fièvre jaune ne règne que dans certaines régions et souvent sous forme épidémique, elle s'attaque surtout aux nouveaux venus, tandis que la bilieuse palustre est plus commune chez les cachectiques palustres; les vomissements noirs, l'évolution de la fièvre, l'absence de tuméfaction de la rate, caractérisent la fièvre jaune; chez les sujets qui succombent, les lésions anatomiques, si différentes dans les deux maladies, ne peuvent pas laisser place au doute.
D'après Machado, la flèvre bilieuse inflammatoire des Antilles et de l'Amérique tropicale est une forme atténuée de la fièvre jaune \
La nature de la maladie connue à la Guadeloupe sous le nom de fièvre à vomissements noirs des enfants n'est pas encore connue ^ Il serait important de faire, dans cette maladie, des examens du sang.
Grippe. — La grippe produit quelquefois, surtout chez les enfants, une fièvre caractérisée par des accès intermittents*. Pour
1. C. NiGOLLB, Le sérodiagDostic de la flèvre méditerranéenne, Soc. de Biologie^ 20 juillet 1905. — J. Lebiairb, loc, cit. — H. Souui et V. Gardon, Soc, de Biologie^ 7 avril 1906. — V. Gardon, Th. Montpellier, 1906.
2. DuTRouLAU, Traité des malad. des Européens dans les pays chauds. — Bbrbngbr Fbraud, Traité clin, des malad. des Européens aux Antilles, t. I, p. 300.
3. A. Machado, La flèvre bilieuse inflammatoire des Antilles et de TAmérique tropicale, Caracas, 1902.
4. GuBSDB, Du vomissement noir fébrile des enfants observé à la Guadeloupe, Guadeloupe, 1891. — Pbrrot, Ànn. d'hyg. et de méd. colon., 1904. — Viala, même Becueil, 1905.