PRONOSTIC
au lieu de 23 â 24 p. 100, chilTre normal. Presque tous~Ies Bar» vivants présenLaieal les signes de la cnchcxie palustre.
« En visitant le villag'e de Hiers (voisin de Brouage) nous avons vu, écrit Mëlier, des enfants de douze ans auxquels on n'en aurait pas donné plus de six ou huit, tant ils étaient chétifs vt peu iléveloppés. Le teint de ces malheureux n'est pas seulement p≤ il « terne et d'un gris sale. Tout â la fois boufGs du visage et inai|| des membres, ils n'ont en ijuehiue sorte de diSveloppé (jui ventre et portent presque tous des engorgements incurables.
■ Le canton fut pendant longtemps dans l'impossibilité de fournir au recrutement le contingent d'hommes que lui assignait la loi. La plupart des jeunes pens étaient à réformer soit pour défaut de taille, soit à cause de la faiblesse générale de leur comple.\ion n (M^LiEn, Rapport sur les marais salants. Âcad. •]<' méd., 1841).
Iturdel a signalé, chez les habitants des plaines de la Sologut^. une détérioration physique et morale, caractérisée par un étiolement qui commence dès le berceau, et un retard extraordinaire dans le développement.
A Péterborough, en Virginie, rarement un indigène arrive à l'ilge de 23 ans. La mortalité infantile est très forte.
Dans le Linibourg hollandais, pays sain, la mortalité infanllkest lie 12 p. 100. elle s'élève à 29 p. 100 dans l'ile de Walchcren
Dans les paya marécageux, le chiffre des décès l'emporte sur celui des naissances.
De IKOl à 18M, Prony a relevé à Velletri (Marais Ponlîns) 2313 décès et seulement 1726 naissances.
A Brouage, en 1820, on ne comptait plus que 3 naissances pour 4 décès.
A Marengo (Mitidja), de 1848 à 1862, la moyenne annuelle îles naissances était de 20 et la moyenne des décès de 43 (Queskot).
On conçoit que les pays envahis par le paludisme voient rapidement baisser le chiffre de leurs habitants et qu'ils tendent A f* dépeupler quand l'endémie est grave.
C'est ainsi que la campagne romaine, autrefois prospère ft Iréi peuplée, s'est transformée en un désert, mais prenons des exemples plus près de nous.
A Brouage, à la suite de l'abandon des marais salants, la popU' lation de plus en plus réduite (init par tomber si bas qu'il falW fondre la ville avec une commune, presque dépeuplée aussi,]