‹ Traité du paludismeChapitre 215 sur 291 · Traité des fièvres iutermit., p · texte numérisé non relu

Traité des fièvres iutermit., p

3. C.-W. Daniels, Boyal Soc. Rep. io ihe malaria Commitlee, iOOi, 5* série, p. 56.

4i6 PRONOSTIC

et a diminué la gravilé de leur |iroii03lic. Celte niétliodc présenlc deux grands avantages : elle perniel de faire |iénétrer avec cerlilude dans le sang les solutions quiniques, alors même que les malades refusent de rien avaler ou qu'ils ont des vomissements; en second lieu, l'absorption des médicaments injectés dans le tissa conjonctif sous-cutaoé est plus rapide que l'absorption par les voies digestives, et quand il s'agit d'un accès pernicieux les minutes sont précieuses.

L'abondance des parasites dans le sang et les formes sons lesquelles ils se présentent, fournisseni des données intéressantes pour le pronostic.

On a vu que, parmi les formes de l'hématozoaire du paludisnx.', ce sont les corps en croissant qui résistent le plus à la médication quinique; la présence de ces éléments dans le sang est donc d'nn pronostic assez sérieux, elle annonce une infection profonde ef peut faire prévoir une lii^vre rebelle'.

Les maladies intercurrentes du paludisme sont aggravées |>ar le mauvais état général des malades,en même temps qu'elles aggravent elles-raômes le paludisme, qui se réveille parfois sous l'influence d'une phlegmasie ou d'un traumatisme: c'est ainsi que la pneuiiK^ nie et la dysenterie des palustres ont uue gravité exceptionnelle.

En somme, le pronostic du paludisme est toujours sérieux ; s'il eM facile de couper la fièvre, le malade est exposé pendant longlempi à des rechutes, à des complications, à des accidents pernicieux,

La gravité ilu pronostic <lé[iend beaucoup des conditions dans lesquelles se trouvent placés les malades.

Chez les individus bien surveillés, traités d'une façon rationnelle di^s qu'apparaissent les symptùiues du paludisme, évacués au besoin sur des localités salubres, quand la maladie résiste au traitement, la guérison est la règle.

Chez les malades qui sont abandonnés à eux-mônies, i[ui se traitent mal et qui sont condamnés à vivre dans les foyers palustres, le pronostic est extrêmement grave.

Nous possédons, dans la quinine, un spécilique des accideuti palustres, ce qui contribue beaucoup â atténuer la g:ravîlé du prunostic, mais l'eflicacité <le la quinine a des limites qui sont vite franchies quand le paludisme aboutit à la cacliexie.

. D'nprts rifo

nn (observ, Toilos li iiiniaes dans le snnf ilr Loiidm, 23 inan

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