WoOD, Americ. Journ. of med. Se
i. A. Lavbran, Traité des fièvres palustres, p. 493. — Hkim, Sur les Hyphomycétcs observés dans les solutions de suirate de quinine, Soc. de Biologie, 17 févr. I80i. 3. A. Chevalier, L'Étudiant micrographe, Paris, 1863, p. 529.
QUININE 47a
Cette action parasiticide de la quinine sur les infusoires est étudiée ensuite par Binz * et par Bochefontaine ^
La découverte de Thématozoaire du paludisme a jeté un grand jour sur cette question.
L'agent pathogène du paludisme étant, non un champignon ou une bactérie, comme on Ta cru pendant longtemps, mais un protozoaire, on s'explique mieux Tefficacité des sels de quinine dans les fièvres palustres.
L'action destructive de la quinine sur les hématozoaires du paludisme est évidente. Ces parasites disparaissent rapidement du sang chez les malades soumis à la médication quinique; c'est même là une des causes qui ont retardé leur découverte, Tétude du sang palustre ayant été faite le plus souvent chez des malades qui avaient pris de la quinine.
On peut étudier directement l'action de la quinine sur les hématozoaires, en mélangeant une goutte de solution de sulfate de quinine très diluée à une goutte de sang palustre ; dans ces conditions, on constate que les parasites prennent rapidement leurs formes cadavériques*.
D'après J. Murray, les parasites de la quarte ont d'abord, après l'administration de la quinine, des mouvements amiboïdes très actifs, des granulations s'en détachent, ensuite les hémamibes deviennent immobiles, le protoplasme s'opacifie et les grains de pigment s'agglomèrent ^
J'ai signalé, depuis longtemps, que les croissants résistaient beaucoup mieux à la quinine que les autres éléments parasitaires; Councilman, Golgi, Arnaud et bon nombre d'autres observateurs ont confirmé celte observation. Les croissants eux-mêmes disparaissent d'ailleurs du sang palustre sous l'influence d'un traitement prolongé.
Gualdi et Martirano ont constaté que des croissants provenant du sang de malades en traitement par la quinine pouvaient se développer dans le tube digestif des Anophèles \
Lo Monaco et L. Panichi ont étudié l'action in vitro d'une solu-