‹ Traité du paludismeChapitre 226 sur 291 · BocBBFONTAiSB, Arch. de physioL, 1873, et Th. Paris · texte numérisé non relu

BocBBFONTAiSB, Arch. de physioL, 1873, et Th. Paris

3. A. Lavbran, Du paludisme et de son hématozoaire, p. 183. — Miri.nbscu et B. Ghborohiu, Gaz. hebdom. de méd. et de chir., 2 juillet 1892. — Romand wsky, Sur l*actioQ spéciAque de la quinine dans le paludisme, Wratchf 1891.

4. J. MuRRAT, Scientif. Mem. hy med. OJffic. of the Army of India, 1897.

5. F. Gualdi et F. Martirano, /?. Accad. dei Lincei, i mars 1900.

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tîon de bisulfale «k- ^înio^e à 1 pour 1 300 sur du sang de quarté '. D'après oe« ol«<<«rvmi^cr^. le priocipal effet de la quinine serait «ie f tire sc-rtir les bématcuoaiies des hématies ; par suite de leur «ortie des hématies, lets parasites se trouveraient placés dans des coolitioas défavorables à leur évolution.

Ziemann admet que la quinine agit sur le protoplasme des hémamibes: les formes jeunes sont les plus sensibles à la quinine, il y a donc avantage à administrer la quinine quelques heures avant l'accès, afin de détruire les jeunes hémamibes qui se produisent au moment de raccès *.

D'après Schellong. la quinine tue les hémamibes indirectement; elle augmente la fixité de la combinaison de Toxygène avec Thémoglobine iBx3i. par suite, les parasites ne peuvent plus se procurer Toxygène nécessaire â leur développement'.

Kinir a émis l'opinion que l'action curative de la quinine dans le |»aludisme était due à la fluorescence de ce médicament qui émettrait des rayons violets dans le sang*. 11 se base sur les recherches de Harrington et Leaming, d'après lesquelles VAmœba proUus ne se meut qu'en présence de la lumière rouge, les rayons violets ayant [K:*ur efTet de l'immobiliser. Si Thypothèse de Kin^^ était exacte, des substances fluorescentes autres que la quinine devraient détruire les hémamibes du paludisme, ce qui n*a pas été prc»uvé jusqu'ici :en outre la fluorescence Je la quinine n'existant qu'à la condition que le milieu soit lumineux, la quinine ne devrait |ias agir pendant la nuit.

En résumé, la question tle savoir comment la quinine airit sur H. /nahrtœ e<\ encore discutée, mais la plupart des auteurs sont •l'acoord pour reconnaître que si la quinine guérit le paludisme c'est quelle lue les hématozoaires.

Si IMii pt»uvail introduire dans le sani^ à dose suffisante, des para>ititi<les comme l'iode ou le mercure, ces médicaments détruiraient sans duute les microbes du paludisme aussi bien, sinon mieux, que l^s sels de quinine, mais ces agents sont des loxif|ues très puis>ants pour l'homme lui-même, si bien qu*on ne peut même pas les utiliser pour tuer les parasites qui vivent dans la partie supérieure du tube ilii:estif.

1. \). I.o M0N\C«# fl L. PAMcei. H. Aread. ^iei Lincei, îl a\ril IKîK».

2. If. Vatmk's^. I'i-Ikt M.'il.irin iiii«l an«lfr*" lUutparasiten. Ii-na, IKÎI8. p. 7r». i. ."^CHF.LLO^ïG. Xrrh. /. SrhijTs fi. Trof^n Hygiène, IWlH, I. \\, fasr. 3.

i. A.-F.-A. Kixi. Amer. Journ. o/' tUe med' Sr., IH02 et MeJirat Hecord, 23 mai lOfCÏ.

La sensibilité de H. malariœ pour la quinine n'a rien qui puisse nous surprendre; on sait depuis longtemps que certains parasites sont extrêmement sensibles à Taction de substances qui n'agissent pas sur d*autres.

IV. Des accidents auxquels peut donner naissance l'emploi des SELS DE QUININE. — 1" Phénomènes d'intolérance. Intoxication par la quinine. — Certaines personnes ont une sensibilité toute particulière pour la quinine.

Trousseau et Pidoux citent les faits suivants :

t Nous avons vu, à Thôpital de Tours, une jeune religieuse rester folle pendant un jour pour avoir pris, en une dose, 1 gr. 23 de sulfate de quinine.

€ Un jour, par notre conseil, un malade prit, en une fois, 3 gr. de sulfate de quinine, pour se guérir d'un asthme qui revenait tous les jours à une heure fixe. Quatre heures après l'ingestion du médicament, il éprouva des bourdonnements d'oreilles, des étourdissements, des vertiges et d'horribles vomissements; nous le vîmes 7 h. après l'administration de la quinine, il était aveugle et sourd, délirait et ne pouvait marcher, tant étaient grands les vertiges qu'il éprouvait; à chaque instant il vomissait; en un mot, il était sous l'influence d'unç véritable intoxication. Ces accidents, auxquels d*ailleurs nous n'opposâmes aucune médication active, cédèrent spontanément dans le milieu de la nuit. » (Traité de thérap., 8* édit., t. II, p. 487).

Un homme vigoureux observé par Floyer ne pouvait pas prendre de sulfate de quinine, même à très faible dose (0 gr. lo), sans avoir une violente dyspnée et de l'urticaire *.

Rizu rapporte qu'une de ses malades, chaque fois qu'elle absorbait du sulfate de quinine, même à très faible dose, éprouvait une congestion de la face, puis un véritable accès d'orthopnéc et de l'urticaire*.

Pispiris, d'Athènes, a publié deux cas d'hémorragie intestinale chez des malades atteints d'anémie paludéenne, à la suite de l'administration du sulfate de quinine ^

Kobner a vu se produire des accidents graves chez un enfant, à la suite d'une injection hypodermique de 0 gr. 30 de sulfate de

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