Maillot, Traité des fièvres intermit., p
On iluiine des boissonB chaudes et un peu excitantes, du tlié [lar exemple, et à l'aide de boules d'eau chaude ou facilite le réchauffemeut.
Liod recommaude beaucoup de prescrire de l'opium pendant l'accôs (IS à '20 gouttes de teinture tliébaïque dans une potion).
Bailly et Maillot admettent aussi que l'opium diminue l'intensilé du frisson et la longueur de l'accès '.
L'anlipyrine diminue l'intensité de quelques symptômes, de la céphalalgie et de la rachialgie notamment; elle peut donc rendre des services ^ mais il faut toujours lui associer la quinine qu'elle ne saurait suppléer.
Lorsque les accès de lièvre s'accompagnent d'un point douloureux du cûté (le la rate, une injection hypodermique de chlorhydrali? de morphine (1 centigr.) fait merveille, la douleur disparaît et l'accès de lièvre est souvent abrégé.
Kohos a recommandé les badigeonnages au gaïacol sur la région splêuique'; les injections hypodermiques de morphine sont beaucoup plus eflicaces.
i' Médications adjuvantes dans les accès pernicieux. — C'e*t surtout dans les accès pernicieux que les médications adjuvantes prennent de l'importance.
Lorsque le diagnostic d'accès pernicieux est porté, il faut d'abord prescrire la quinine à forte dose et par les voies les plus rapides et les plus sûres (injections hypodermiques) ; cette indication fondamentale une fois remplie, on s'occupera de combattre les symptômes les plus alarmants ou les plus douloureux.
Dans les cas de lièvre palustre grave, avec état typhoïde el hypcrthermie, les bains tièdes ou froids peuvent rendre de grands services.
Chez les malades atteints d'accès comateux, «lorsqu'il s'agît de sujets sanguins, vigoureux, et que l'on constate du reste les signes d'une forte congestion encéphalique, il est indiqué d'appliquer des sangsues aux apophyses mastoïdes, dans le but de prévenir des phlegmasies secondaires, plutôt que dans celui d'arrêter la marclw des accidents pernicieux. J^^M