Congrès de méd. de l'Inde, Calciiltn
2. Ohé, Art. Transfusion du Diction, de méd. et de chir, pratiques, — Gros, Arch, de méd. nav., mai et juin 1896.
Lavkram, Traité da Paludisme. 2* édition. 32
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des pays à climat tempéré, ou dans des stations installée« sur les hauteurs.
Toutes les fois qu'il est possible de prendre cette mesure avant t]ue la carhexie soit trop avancée, on observe une amélioratîun rapide. L'appétit revient et avec lui les forces, l'anémie diminue, les rechutes de fièvre, moins nombreuses et moins graves, cèdent plus facilement à la médication quînique.
Les médecins de l'armée de terre et de la marine ont souvenl l'occasion de noter les bienfaits du rapatriement sur des maUdeiri épuisés par les fièvres, présentant déjà les symptdmes AtT^~ cachexie ou sous le coup d'accidents pernicieux.
< La première et la plus importante rè^le de la prophylaxie des accès pernicieux est le rapatriement ou l'envoi dans un sanatorium de tout individu dont les accès récidivent avec fréquence et, à plus forte raison, de tout paludéen chronique > (Catbin, Gaz. fiebdt de mêd. et de chrr., mai l89o).
Dans un grand nombre de pays palustres on a installé sur II hauteurs, à l'abri du paludisme, des stations connues sous le nom lie sanaloria dans lesquelles on envoie les malades et les convalescents. Pour ne parler que des sanatoria qui ont été organisés dans les colonies françaises, je citerai : le sanatorium de Salazie. â la Héunion. à 900 m. d'altitude, et le camp Jacob, à la l.ïuad»'loupe.
J'aurai l'occasion, à propos de la prophylaxie, de parler i stations d'été ou villes de santé qui rendent de si grands sen dans les pays chauds et palustres.
L'air de la montagne, en améliorant la nutrition, aide â la fon tion de l'hémoglobine, mais de plus l'altitude par elle-inômc d mine une multiplication des hématies ', c'est dire qu'elle convient" très bien dans une maladie aussi anémiante que t'est le paludisme.
Tout en recommandant le séjour des altitudes, dans les pays chauds, aux malades atteints de paludisme, il faut su délier de l'action perturbatrice des stations élevées sur des urg^anisraes afTaibtis. Certaines stations, en raison de l'abondance des pluies et des grandes variations de température, sont nuisibles aui malades atteints de lièvre palustre et sont contre-indiquées en particulier lorsque le paludisme se complique de diarrhée ou i dysenterie.
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MÉDICATIONS ADJUVANTES 499
Kohibrugge qui a étudié Tinfluence du séjour dans la montagne, sur les sujets atteints de paludisme, au sanatorium de Tosari (Java) à une altitude de 1 777 m., constate que la fièvre disparait presque toujours peu après l'arrivée à Tosari; il prescrit trois règles aux malades : repos, pas de bains, éviter Tair du soir ou de la nuit. Les malades qui vont faire des excursions dans la montagne ont infailliblement des rechutes, les refroidissements (bains, air froid du soir ou de la nuit) ont souvent les mêmes effets \
Dans l'armée, le rapatriement donne de meilleurs résultats que l'envoi dans les sanatoria; le malade anémié, affaibli par les fièvres, éprouve une grande satisfaction à rentrer dans sa famille et cette impression morale exerce sur la marche de la maladie une inQuence qui n'est pas contestable.
Un malade qui a pris la fièvre dans les pays chauds n'est pas guéri par le seul fait qu'il rentre en France, par exemple; la fièvre récidive souvent pendant plusieurs mois ou même plusieurs années, après que le malade a quitté les localités fébrigènes; le changement de climat ne peut donc figurer que parmi les conditions adjuvantes du traitement, au même titre que la médication tonique et reconstituante.
5* Traitement de rhypersplénie palustre^ de Vectopie et de la rupture de la rate. Splénectomie» — On a préconisé différentes médications contre Thypersplénie.
La quinine, qu'on accuse en général dans le public de produire l'hypertrophie de la rate, a une action tout opposée et, dans les fièvres récentes, il n'y a pas lieu de se préoccuper de l'hypertrophie de la rate; la médication quinique, à elle seule, suffit à déterminer rapidement une diminution de volume de cet organe.
Dans la cachexie palustre, il n'en est plus ainsi; la rate reste volumineuse, malgré l'emploi prolongé des sels de quinine.
Les révulsifs (vésicatoires, pointes de feu), appliqués au niveau de la rate, sont indiqués lorsqu'il existe des douleurs qui trahissent une périsplénite.
Les douches froides en jet, sur la région splénique, produisent souvent de bons effets; afin d'éviter une rechute de fièvre, on prescrira la quinine d'une façon préventive au début de ce traitement.
Mossler a employé, contre l'hypersplénie palustre, l'application
I. J.-U.-F. KoHLBBueoi, Areh.f. Schiffs u. Tropen Hygiène 1898.
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locale de la glace et les injections dans le tissu même de la raie, à travers la paroi abdominale, de liqueur de Fowler ii cm' iIlcette liqueur au dixième), ou d'une solution jihéniquée aux deux centièmes '.
A. Moscucci " et V. Vallerani * ont eu recours aux puivérisatious d'éthcr sur l'abdomen en utilisant l'appareil de Richardson. Celle métbode qui a été préconisée, dès 1895, par Raimondi, donne parait-il de bons résultats quand la rate n'est pas encore devenue (ibretise.
Botliin a recommandé l'emploi de l'électricilé ilans le traitement de l'hyperspléiiie '.
Lorsque la rate palustre est simplement congestionnée, file reprend assez facilement son volume normal, sans qit'il soit nécessaire de recourir au courant électrique, et quand elle est fibreuse, l'électricité ne parait pas avoir beaucoup d'action sur elle.
Fazio a conseillé les injections intra-spléniques de quinine ; ce» injections peuvent entraîner des accidents et il n'est pas démontre que la quinine employée ainsi agisse mieux sur la rate que lorsqu'elle est ingérée ou injectée sous la peau.
Murri (de Bologne) et Boari ont prétendu avoir obtenu des succès en injectant simplement, dans la rate hyperlru|>hiée, de l'eau stérilisée (tous les jours, pendant quinze jours, injection dans la rate de 1 cm' environ d'eau stérilisée) ''.
Les injections intra-s[déniques d'ergotine et d'erjfotînîne nul été préconisées â plusieurs reprises'; les faits cités à l'actif de celte médication ne sont pas probants; ces injections, qui présentent un certain danger, ne paraissent pas devoir être conseiUée^.
L'ergot de seigle a été employé â l'intérieur: Jacobi conseille d'y avoir recours quand la quinine et l'arsenic ont échoué ' ; il rail prendre l'ergot sous forme d'extrait fluide et il donne jusqu'il |)lusieurs grammes par jour de cet extrait.
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