‹ Traité du paludismeChapitre 24 sur 291 · Journal le Temps, 17 juin · texte numérisé non relu

Journal le Temps, 17 juin

îndi(çène île Tanaiiarive (^0 000 haliîlnnts environ) a suivi la [h-offreftsion siiivaiile ' :

En tOOO 48 ilécèa ,

En iflOI 77 — i

En 1902 iOi — j

Ko 180:1 137 — *]

En laO* 377 — 1

En 1903 C86 —

En ITOO 980 — ( |iour les ipremiers mois'.

ComriK,' nous le verrons {Ch. V), celle ^cavité de rendémie sur lu plaloau central «'st eu rapport avec l'abontlance des Auopbetes (laiifl cette réfçion.

Lei changements H'Imbiludes dos indlg^ènes paraissent être la cauao principale de cette recrudescence du paludisme- Un grand nombre d'hommes uniployés à la construction des routes ou du chemin do fer ont contracté le paludisme et en ont rapporté les gcniR^H dans tours villages; d'autre part, les Malgaches, qui émiseraient autrefois sur les hauteurs, pour si? protéger contre les incumioiis îles tribus ennemies, ne quittent gilus le voisinage des rijii/ire» (in'i al)ondent les Anophèles), depuis que la sécurité a été auBuri'^u.

La Statistique médicale de l'armée coloniale donne, pour l'anm^-e l'J03, les chiiïres suivants concernant la morbidité et lu mortalité palustres des troupes en résidence à Madagascar.

Troupes européennes ; morbidité, 543; mortalité, 6 p. 1000 hommes d'olTcclif.

Troupes indigènes : morbidité, 54,70; mortalité 2,'J p. lOuO hommes d'eiïeclir.

Bonnoau a donné la statistique suivante pour le pcrsono^^^ employé aux travaux du cbemiu de fer de Madagascar*. ^^H

II, A ^ Européens et crL'oles 5H p. 1000 ^^^H

Mori>i<iiii>. ^ ]„,|ijj£„es et travailleurs exotiques.. 2^2 — ^^H

u , ,-,. l Européens et créoles 35,8 — ^^^|

Mortalité. I indigtnes et iravaillfiurs exotiques.. 50,5 — ^^H

Tous les Ivpes do fièvre s'observent h Madagascar : quotidienne, tierce, quarte, continue ou ràmiltente; l'accès bilieux simple ou hémogiobinurique est fréquent. Chez les nouveaux arrivés, I

I.CiU'iinr n. IlLANOiiABo, Amit. >k mMecme, lOjuill.'t lOOli. 2. .\nn. <rl<y>). tt de mM, colun.. \mX t. VI.

RÉPARTITION DE L'ENDÉMIE 57

a, en général, le caractère continu ou rémittent; plus tard, elle prend le type intermittent.

1750 cas de paludisme observés par Malinas au sanatorium de Nossi-Comba (Madagascar) se répartissent comme il suit*.

Fièvres intermittentes 1 352 cas.

— rémittentes 8i —

— continues et typho-malariennes 50 —

Cachexie palustre 253 —

Accès pernicieux 11 —

Les fièvres intermittentes étaient :

Quotidiennes au début dans ' 1 137 cas.

Tierces — i* —

Quartes — 3 —

A Mayotte (Comores), Tendémie palustre absorbe toute la pathologie, personne n*y échappe et Ton est obligé de renouveler la garnison tous les ans. Le littoral est composé en majeure partie de vastes marais bordés de palétuviers. Le plateau de Dzaoudzi, séparé de la Grande Terre par un bras de mer de 4 kilomètres et balayé toute Tannée par la brise de mer, est salubre; il n'y a pas d'eau stagnante.

Ce sont les créoles qui ont la plus forte mortalité palustre, ils sont souvent atteints de bilieuse hémoglobinurique. Les indigènes présentent à Mayotte tous les types du paludisme ^

Le paludisme sévit avec intensité dans certaines localités de Tîle d'Anjouan (Comores), sur les indigènes comme sur les Européens \

Moheli, la plus petite des Comores, est également très palustre; les indigènes ne sont pas plus épargnés qu'à Mayotte. Les moustiques sont en grand nombre et parmi eux des Anophèles ^

Nossi-Bé est aussi insalubre que Mayotte. La cachexie palustre est le partage de tous ceux qui ont résisté à la fièvre pernicieuse ou qui n'ont eu que des fièvres simples (Daullé, Dutuolijvu). En 1880, (iuiol constatait une mortalité annuelle de 89 p. 1000 dans la population civile et de 75 p. 1000 dans la population militaire.

1. Malinas. L*' saanloriiiin «Je Nossi-Comlwi, Arch. (h miUl. milit.j 1807, t. XIX, p. 122.

2. Neirrt. Not«»s iiumI. rcriicillirs a Miivcillc, Arch. de nukl. mw.. 1897. — Hlix, I.o palu(lisiii4> ù Mayotlo, Ann. d'hytj. et de im^d. colon., 1004, t. VII, p. lOI.

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