Lafont, Ann. c/'Avj/. et de méd. colon., I90I, n
4. Lafont, Ann. d'hytj. et de méd. colon. , 1005, t. VllI, p. 407.
^'* PALUIUSME
L. hisltiiru de l'endémie {taluatre «ux Des de la Itèunion cl Maurici- (>sl li-^s iuléressaiite. Les fièvres palustres. aulroFois inconnues tlni)s eus iles, y ont fait brusquement leur apparition, sans »1» aucune modification dans les conditions météoriques ou lelliirii]«c« vint expliquer ce changement '.
.lusqu'en 1850, malgré les travaux de défrichement occasionnés par l'introduction de la culture du tabac et du café et plus lard par celle de la canne à sucre, le climat de l'île de la Kéunion fui d'une salubrité parfaite.
En 1880, des cas do pahtdismu furent observés, d'après Le Roy do Mérinoiirl, mais ces cas étaient assez rares pour que Dulroulau pût soutenir encore, en IS68. que le paludisme n*e\is1ait pas à la Réunion et que les fièvres observées dans cette îli! avaient été contractées â Madagascar ou aux Coinores '.
En 18Ci, une épidémie qui paraît devoir être altribuéean typhus récurrent règne à la Réunion.
En 1869, le paludisme éclate sous forme épidémique; depuis lors il est devenu endémique; une nouvelle poussée épidémique a élé observée en ISI-i. Maureau insiste sur ce fait que l'apparition do la fièvre palustre a coïncidé avec l'immigration indienne.
D'uprès Mac Auliiïe, l'épidémie de IStlîi a coïncidé avec l'arrivée d'un convoi d'émigrants ven;int de (Calcutta, ces Hindous étaient pour la plupart atteints de paludisme '.
Dans ces dernières années, l'endémie s'est étendue à l'intérieur de l'ile; les stations de SalazJe et de Cilaos, naguère très salubres, ont été unvahies malgré leur altitude (1000 à 1200 m.). L'exis* tence A' Anophèles a été constatée à Cilaos'.
En 1903, G. Merveilleux estimait que les m.ilinlic» palustres occasionnaient â la Réunion 30 p. 100 des décès'.
I. Bahat, Noie ?ur h (li'vrr ,'\,\<.\. ijiil ,i ffw- .ti 186U a \'\\<- cl.- lu llruniiiLi. Mfh. de mM. nav., 1800. — RAssiuNiir. tliuili- ^^ur 1» llpïri- l'nil/'iiKi-i'pid, i|iii r.-jiin- ii In BéUQion. mime R<v., I8T3. — Pit.i.Rfluu, Paibolngir Maurldi-uiii'. Des lii^vro |inlustres, m/me Rtc„ I8tl|-1SB2. — Oklteii.. Oinïi<l. Mir U- iliiiinl l'I lu snliilirlli' rl>> lu Bi^union, même Rec.y 1RSI. — A, Lb Haï or Miniixii:RT cl A. Latbt. nrl. IUlnion Pt tu Mai.'rii:e ilii Ulet. eaejclop, des k. mfd. — Mauhrau. Dr riui|iiirUliiiii itii iinlnilisuio b nie <li' la n.'iinion. Th. Pnri», 18UI- — A.xdhew Davibsos, PiiUiukigii' ili-a lira Mbkjii.'i).-ii>'<, Jjniii. ta07, p. 360 ri a».
J, hi'TKni LAU, TrnltA ûcs innlnilips ili'» Eiin>|>écns Illm^# \it* pnvs l'Imuils. 2* Mit, ISas, |>. TH.
3. Mac AvLim, T.ilnu:<, ^uidF nii^ilirnl iiiix cniix llicnnnli's. Aniilt^i' m .Itin. tPhyy. et tir mM. rul-m.. IWSi. I, Vlll. p. W3.
t. VASfiAt., Journal offiriel die l'Ile de h Mimion, D, 10 et lU se|it. DHIJ.
S. n. Merveilleux. .Inn. fhyg. et ilr méd. rolon., KXI3. t. VI. p. IU3.
REPARTITION DE L'ENDÉMIE o9
La Statistique médicale de Tannée coloniale relative à 1903 donne les chiffres suivants pour les troupes de la Réunion : morbidité palustre, 273; mortalité, 3,4 pour iOOO hommes d'effectif.
A Maurice, l'endémie palustre, autrefois inconnue, a pris tout à coup, à partir de 1867, une grande extension.
Aimé et Alfred Lesur ont trouvé chez les palustres de File Maurice Thématozoaire du paludisme*, et j'ai pu constater sur des préparations qui m'ont été envoyées très aimablement par ces confrères que l'hématozoaire du paludisme se présentait à Maurice avec ses caractères typiques.
D'après Maureau l'île Rodrigues, dépendance du gouvernement de Maurice, aurait été envahie par les fièvres j)alustres en d880. 11 résulte des renseignements qui m'ont été fournis par le D*" A. Lesur, de Maurice*, que l'épidémie qui a régné en 1880 à Rodrigues était une épidémie de fièvre typhoïde et que l'île Rodrigues est aujourd'hui encore indenme de paludisme.
Sur la côte Est de l'Afrique, il y a lieu de signaler encore le Natal parmi les régions palustres \
La Colonie du Cap est salubre ainsi que le Transvaal.
La côte occidentale d'Afrique est très insalubre depuis le Congo jusqu'au Sénégal '*.
Au Loanda, les fièvres palustres sont communes et graves '.
Dans l'Etat indépendant du Congo, l'endémie palustre est étendue et grave".
Les nègres sont souvent atteints, mais leur mortalité par le paludisme est inférieure à celle des blancs.
1. Aimé et Alfred Lesur, Bulletin de la Soc. méd. de l'île Maurice, 23 î>eptcnil)re 1898.