‹ Traité du paludismeChapitre 240 sur 291 · T. LASCARATOt Journal des Praticiens, 25 nmrà · texte numérisé non relu

T. LASCARATOt Journal des Praticiens, 25 nmrà

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On comprend que, dans les cas où la raie est dépl&cée, son pédicule forlemeiit allongé, élire, soît beaucou|j plus facile à lier qut quaniJ elle est en |ilace, or, la cause la plus fréquente de la mori à ta suite de la splénectornic fst l'hémorragie primitive ou secondaire (gros vaisseaux, adhérences rompues, déchirure du parcochyme splénique), la cachexie prédisposant d'ailleurs au.x hémorragies.

La spléneclomie, dont le pronostic est d'autant plus fa%'oral>Kque la rate est moins grosse, moins adhérente aux parties voisines el que son pédicule est plus allongé, peut réussir alors même que la rate est très volumineuse et en place.

Jonnesco, de Bukareat, a publié, dès 1S97, S cas remarquables de spténectoniies faites par lui, ilans ces conditions, et suivies de succès; dans un de ces cas, la rate pesait li'ïôO gr., dans un autre, l G20 gr.

En 1899, au Congrès de chirurgie de Paris, Jonnesco annoncf qu'il a extirpé, depuis 189G, 29 lates |iour kystes hydati({ues uu pour splénomégalie palustre, avec lU décès dont 2 par hémorragie et 8 à la suite de complications pulmonaires.

En 1900, au Congrès international de médecine de Paris (section de chirurgie générale), Micha'dovsky (do Sophîa) communique une série de 15 splénectomies pour splénomégalie palustre, avec un seul décès par plcuro-pneumonie. Le poids des rates enlevl variait de 1 800 à 4 000 gr-

A ce même Congrès, Jonnesco annonce qu'il a fait 32 sph tomies dont 28 pour splénomégalie palustre avec 8 morls.

En février 1899, Bragagnolo publiait dans la Hfpigla Vmeta unr statistique de 119 cas de spléneclomie avec 89 guérisons, ce 4]ui donne une mortalité de 2o p. 100'; mais il faut remarquer que la mortalité de la splénectoinie a été en diminuant , â mesure que la technique de l'opération faisait des progrès. Cette mortalité qui de 1881 à 1885 était de 80 p. 100 el, de 1886 h 1890, de 31 p. 100. est tombée, pour la période de 1891 ii 1898, à 18 p. 100 cl un a TU que la statistique particulière de Micbaïlovsky était encnrp plu.-^ favorable.

La spléuectomie est indiquée lorsque la tumeur abdominale pro voque des douleurs vives, unegéne persistante, lorsque les r médicaux ont échoué et que l'étal général est précaire, sa;

ivec un nlevéo^—

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toutefois la cachexie soit très marquée ; elle est indiquée surtout lorsque la rate mobile et ectopiée provoque des accidents dus en particulier à la torsion du pédicule.

On n'a noté aucun efTet fâcheux consécutif chez les malades qui avaient subi avec succès la splénectomie.

D'après Hartmann et Vaquez, les modifications du sang chez ces malades peuvent se résumer ainsi qu'il suit : abaissement du chiffre de Thémoglobine et lenteur de son relèvement, leucocytose lymphocylique tardive, leucocytose éosinophile modérée et très tardive * .

L'augmentation du nombre des globules blancs et rouges après la splénectomie est constante ; l'accroissement des chiffres des hématies atteint parfois de très fortes proportions, de sorte que l'opération agit favorablement sur l'anémie palustre ; le nombre des hématies qui, chez un des opérés de Jonnesco, était de 2 100 000 par millimètre cube avant la splénectomie, s'était relevé à 4 100 000 deux mois après, ce qui prouve que l'hématopoièse se faisait bien, malgré l'ablation de la rate.

Jonnesco a constaté que chez tous les opérés de splénectomie l'urine devenait hypotoxique; il a noté le même fait chez 4 chiens splénectomisés; peut-être, dit-il, se forme-t-il à l'état normal des toxines dans la rate.

On n'observe jamais d'hypertrophie ganglionnaire à la suite de l'ablation de la rate.

On a vu (p. 395) que, au point de vue de l'infection palustre, l'ablation de la rate, loin d'être nuisible, semblait au contraire avoir des résultats favorables.

Chez quelques malades atteints d'accidents consécutifs à la torsion du pédicule de la rate, on s'est contenté défaire la laparotomie et de détordre le pédicule, mais la torsion se reproduit souvent, ce qui nécessite de nouvelles interventions.

Rydygier, Zikow et Bardenheuer ont pratiqué la splénopexie, c'est-à-dire qu'à l'aide de différents procédés ils ont cherché à fixer la rate mobile, comme on fixe le rein mobile*. La splénopexie parait présenter plus de difficultés et de dangers que la splénectomie, dans le cas de rate mobile.

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