‹ Traité du paludismeChapitre 251 sur 291 · LAnoiuiB, Àead. de médrrint. 3 Juillet iS\H · texte numérisé non relu

LAnoiuiB, Àead. de médrrint. 3 Juillet iS\H

3. G. TAKHrr, Coiitrib. h r«tudc de la genlinae. Paris. IQUS.

4. GnoB, Areh. de m/H. naii., mai et juin lgH6. — En 18US deux confrères mit e»a;e. a demande, les injeelions de si^ruin de l'Iievnl ilaii» le IraiteTiieiit du iMtludiaaM

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AlexeïeCr et Critzmann qui ont traité la cachexie palustre par l'ingestion de rate et de moelle osseuse de bœuf, disent avoir obtenu des résultats favorables.

AlexeïefT faisait prendre à ses malades 50 à 100 gr. par jour de moelle osseuse crue, en tartines légèrement salées; il a ensuite employé la formule de A. Barrs (moelle osseuse crue, vin de Porto, glycérine pure et gélatine) *.

Critzmann a prescrit à plusieurs cachectiques palustres le traitement qui suit : prendre tous les jours, à chaque repas, 50 gr. de rate de bœuf fraîche, crue, hachée, mélangée à un jaune d'œuf et à 10 gr. de moelle osseuse de bœuf-.

Critzmann pense que, chez le cachectique palustre, la rate désorganisée ne remplit plus ses fonctions, et qu'en faisant manger de la rate on pare a ce danger.

Les succès obtenus par la splénectomie démontrent que les fonctions de la rate ne sont pas essentielles.

Danilewsky et Cohnstein ont employé, dans le traitement de différentes espèces d'anémies, les extraits de rate et de moelle osseuse'. Sous l'influence de ce traitement, le nombre dos hématies et le taux de l'hémoglobine augmenteraient rapidement.

Burot et Legrand ont prescrit, à de nombreux cachectiques paludéens traités à l'hôpital maritime de Rochefort, de la pulpe de rate hachée, mélangée à de la moelle osseuse (pulpe de rate 50 gr., moelle osseuse 10 gr.); on formait avec cotte pulpe et du sucre des boulettes qui étaient avalées d'abord facilement; au bout de 15 jours, les malades accusaient de la répugnance et il fallait interrompre.

Cette préparation est sans effet sur la fîovre, mais elle j^araît faciliter la reconstitution du sang, peut-être en raison du fer qu'elle contient sous une forme facilement assimilable'.

Ces essais d'organothérapie sont encore trop i)eu nombreux pour qu'il soit possible de juger de leur valeur.

En somme, malgré le grand nombre des substances proposées

i»>i|K>rer c|ue Tinjfctioii do son smim doiiiu'rait de bons résultats chez les palustres. Dans le paludismo aipu ces injections n'ont eu aucun elTet appréciable ; chez les cachecti(|uos, elle« ont paru produire une légère amélioration.

1. Th. Alexbïeff, W'ratchj 18U5, et Médecine moderne, 4 <léc. IH05.

2. Critzmann, Note sur le traitement de Pimpaludisme par rin|restir»n de raie et do moelle osseuse de b«?uf, Acnd. de méd., 24 (U'v. I8*.)5.

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