‹ Traité du paludismeChapitre 252 sur 291 · Cohnstein, Wiener med. Presse · texte numérisé non relu

Cohnstein, Wiener med. Presse

4. HuROT et Leorano, Tbérapeutique du paludisme, Paris, 1897, p. 140.

comme succédanés de la quinine, nous ne connaissons aucun médicament qui mérite véritablement ce titre et qui, dans un cas de fièvre palustre grave, puisse inspirer la même confiance que la quinine; c*est donc toujours à la quinine qu'il faut recourir dans le traitement du paludisme aigu, quand il s'agit de couper la fièvre intermittente et, à plus forte raison, quand on a à traiter des fièvres graves.

On a reproché autrefois à la quinine son prix élevé ; ce reproche ne serait plus justifié aujourd'hui *; on prescrit sans cesse des médicaments plus coûteux et beaucoup moins utiles. 11 faul espérer d'ailleurs que la culture du quinquina s'étendra et que le prix de la quinine continuera à diminuer. Les plantations qui ont été faites aux Indes ont produit déjà des résultats très favorables.

Les tentatives faites pour découvrir un succédané de la quinine sont justifiées toutefois : certaines personnes supportent mal cet alcaloïde et l'amertume des sels de quinine rend leur emploi un peu difficile chez les enfants. Le sulfate de cinchonidine et l'euquinine sont les médicaments qui semblent pouvoir suppléer avec le plus d'avantages les sels de quinine quand l'emploi de ces derniers est contre-indiqué.

1. En 1884, le sulfate de (|uinine valait encore 400 fr. le kgr. ; actuellement il !R> \Qi\d 35 fr. le kgr. Le chlorhydrate de quinine se vend 50 fr. le kgr. (novembre IIWO'.

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