‹ Traité du paludismeChapitre 256 sur 291 · Samiion et Low, Medico-Chirurg. Transact · texte numérisé non relu

Samiion et Low, Medico-Chirurg. Transact

3. F, Pezza, Atti dcUa Soc. per gli St. d. malana^ 1U(I4, l. V. — P. TuNNi, même Uecueil, llKMi, t. VII, p. 307.

Après la récolte du riz, il ne faut pas laisser la rizière se transformer en marécage; dans les cinq jours qui suivent la récolte, il faut, dit Beaugrand {op. cit.) procéder à Tasséchement.

Les pièces d*eau des jardins seront à eau courante. Il suffit d*un jet d*eau au milieu d'une pièce d*eau et d'un courant faible pour empêcher les moustiques de s'y développer.

A San-Diégo (Texas), Howard a obtenu de bons résultats, au point de vue de la destruction des moustiques, en établissant à la surface d'un étang des roues à eau qui, pendant Tété, étaient mues par de petits moulins à vent; la légère agitation produite ainsi à la surface de Teau suffisait pour gêner considérablement le développement des moustiques ^

E. Autres mesures à prendre pour la suppression des gites des culicides. — Le dessèchement des marais, Tendiguement des étangs et des rivières, le drainage du sol, sont des opérations qui nécessitent une mise de fonds considérable et qui, par suite, ne s'exécutent que lentement; en dehors de ces grands travaux d'assainissement, il est possible, dans beaucoup <Ie localités, de supprimer des mares de peu d'étendue, et beaucoup de gites de moindre importance encore, qui suffisent à la culture des ^4720pheles.

Pendant le voyage que j'ai fait en Corse en 1902, j'ai été frappé de voir que, dans certaines localités de l'intérieur, dans la vallée de Casa-Luna notamment, les mares à Anophèles étaient rares et de très faible étendue; ces mares ne servant à rien, il serait facile de les faire disparaître, soit en établissant un drain d'écoulement à la rivière, soit en les comblant avec de la terre ou du sable ^

Dans les habitations, dans les jardins, il faut faire disparaître tous les réservoirs inutiles (baquets, tonneaux, puits abandonnés), et tous les débris d'ustensiles ou de vaisselle qui retiennent assez d'eau pour permettre l'éclosion des culicides. En ce qui concerne les réservoirs d'eau servant à l'arrosage ou à d'autres usages, nous indiquerons plus loin le moyen d'empêcher les larves des culicides de s'y développer.

Les citernes doivent être couvertes, afin que les moustiques ne puissent pas aller y déposer leurs œufs.

Les Culex pullulent souvent dans les fosses fixes installées prrs

1. Howard, cité par Nultall. CentralbL f. Bakter., t. XXV, 1891), p. 293.

2. A. LATnUN, Acad, de médecine, 7 octobre 1902. — F. Battmti, Bostia- Journal, 22 août 1903.

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dea maisons; dans les [lays chauds, les fosses à terre sèche oui cendre seront adoptées de (iréférence aux fosseb fixes: dans les fosses fixes ordinaires, on détruira périodiquemeni les larves.

A Conakry, on a dû combler les Irous des rochers et les excavations des arbres connus sous te nom de fromagers qui servaieol tiegites aux Atiopbetes.

F. Culture du sol, reboisement. — La culture du sol est refranlée, à juste titre, comme un des meilleurs moyens d'assainir les localités palustres.

Lus arbres et les plantes qui se développent le plus rapidemuol sont ceux qu'on devra préférer.

L'cucaly|)tus a été recommandé d'une manière spéciale'.

Les plantations d'eucalyptus ont prospéré en Algérie, en Cor^o et en Italie, et ont donné, dans ciTlaines localités, <le si bons résultats qu'on a pu leur attribuer des propriétés fébrifuges. Il a fallu reconnaître qu'on s'était exagéré la valeur de ces plantations (ft que les bons effets obtenus étaient dus simplement à la croissance rapide des eucalyptus. On pouvait supposer que les huiles e!<seiitielles contenues dans les feuilles mettaient en fuite les raousU- «jues; l'expérience a prouvé que les Anophèles s'accommodent très bien de l'abri fourni par le feuillage de ces arbres.

\j' Eucalyptus globulus est le plus connu des Ëucalyptu», c'est celui qui a été introduit le premier en Europe; il domine encore dans les vieilles plantations; dans les plantations nouvelles, il a été remplacé presque partout , en Algérie , par E. roUrala ; E. globuhis craint le froid et la grande chaleur, il lui faut de bonnes terres, ni sèches ni trop humides, il périt rapidement dans les sols constamment marécageux; E. rostrata résiste mieux (RivtBHi^. op. cit.).

Les plantations de pins ont une inlluenco presque aussi favorable, au point de rue du paludisme, que celles d'eucalyptui le pin ne se développe pas aussi vite que l'eucalyptus.

Dans la Caroline du Nord, on a Doté l'absence des fièvre» tout où existaient des furets de piiis

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