P. Battesti, Anophèles et paludisme, Bastia
3. Journal le Temps du 11 juillet 1906 (Causerie scientifique) et Bulletin de fAead. de médecine, 24 Juillet 1906.
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enduit de couleur claire pcrmellanl le lavage (ripolin, parexemplfV Pour la destruction des moustiques, on peut enfin avoir recours aux ennemis naturels de ces insectes et en particulier aux araignées '.
11- Mesures de protection contre les piqûres des moustiques, — La destruction des moustiques étant une opération difficile, nécessairement limilée à un petit nombre de localités qui peuvent en supporter les frais, et, dans ces localités elles- mômes, la destruction n'étant souvent que partielle, il est nécessaire de recourir à d'autres mesures de protection; le choix de l'habitation, l'émigration sur les hauteurs pendant la saison insalubre, le soin d'éviter les sorties nocturnes en pays palustre, la protection mécanique contre les piqûres des moustiques constituent les principaux moyens dont on dispose dans ce but. ^h
1° Choix db l'habitation. — Le choix de l'emplacement deTli^H tation a, en pays palustre, une importance capitale. ^H
Dans une même ville, on trouve souvent des quartiers salubres, à câté de quartiers sur lesquels sévit le paludisme.
Les parties les plus élevées d'une ville, les rues les plus centrales, les plus habitées, donnent le maximum de préservation et doivent ftre par conséquent recherchées; on évntera, au contraire, les habitations situées dans les parties basses, sur les bords des cours d'eau. Le voisinage des cultures, des jardins, est dangereux
Les personnes qui habitent des maisons isolées dans la pagne sont beaucoup plus exposées à contracter le paludisme; celles qui habitent dans des villes et, dans les villes, c'est la lation des faubourgs qui paie à l'endémie le plus lourd Iribi
On a vu (p. 8~) que //. matarix se trouve souvent, à l'état manent, dans le sang des enfants indigènes, ce qui facilite coup la propagation du paludisme.
Le nombre des Anophèles infectés dans les cases indigènes an Congo s'élévfi parfois à 20 p. 100'. Les Européens ne dcvraieul donc pas habiter dans le voisinage immédiat des indigènes; un intervalle de 800 à I 000 métrés devrait exister er tations qu'ils occupent et celles des indigènes.
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I. Fh.-Fav. .Monticelu, La prolllassi bîulogica nplln lolla roiitro 1. dil II. ItliL d'mennuj-jinmento di NapoU, 1006. ■i. Pebkoknet, Rn'UE g^». de clin, et de Ihirap., IHtN), p. 172. :i. DuTTO.N et TotiD. tln|i[iort déjà cité sur l'expt'd. dans ['Etnl inilt'|i
Les moustiques aiment les coins sombres, les réduits mal aérés; il faut tenir grand compte de cette donnée dans la construction et dans l'aménagement intérieur des habitations en pays palustre. Les chambres, couloirs, escaliers, etc.. seront bien éclairés et faciles à ventiler, on évitera tous les coins sombres, les alcôves, les cabinets noirs. Les murs seront enduits d'une peinture de couleur claire, vert tendre par exemple; on supprimera les draperies qui servent d*abris aux moustiques.
Le rez-de-chaussée des habitations est, en pays palustre, plus malsain que les étages.
Lorsqu'on habite des baraques ou des maisons qui n'ont qu'un rez-de-chaussée, le lit doit être élevé autant que possible au-dessus du sol. Les habitants de la campagne romaine qui sont obligés de passer la nuit dans la plaine dorment sur des échafaudages de 3 m. de hauteur.
Le voyageur et le soldat choisiront avec soin les emplacements de leurs camps en pays palustre; ils résisteront à l'attrait des rives fleuries et ombragées des rivières et gagneront, le soir, les hauteurs.
Les marins trouveront dans leurs navires un abri excellent.
L'expérience a appris, depuis longtemps, aux habitants des pays palustres qu'il est dangereux de passer la nuit dans la plaine, que les villes et villages doivent être consiruits sur les hauteurs, et qu'une des mesures les plus efficaces qu'on puisse prendre pour se protéger contre le paludisme consiste à se réfugier, pendant la saison endémo-épidémique, sur les plateaux ou dans la montagne.
2" Stations d'altitude dans les pays chauds. — Lind préconisait, dès 1768, l'installation de stations sanitaires sur les lieux élevés * .
J'ai déjà eu l'occasion de dire que, pour obtenir l'action préservatrice, il suffit souvent d'une faible altitude.
Des stations sanitaires ont été créées sur les hauteurs dans un grand nombre de pays palustres.
C'est aux Indes que ces établissements ont pris le plus grand développement; on n'envoie pas seulement dans ces stations des malades ou des convalescents; pendant la saison la plus chaude, et la plus dangereuse au point de vue des fièvres palustres, la plupart des Européens vont y chercher un refuge; ce sont, comme
t. LiNO, Malad. des Européens dans les pays chauds, t. I, p. 209.
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disent les Anglais, des vilies de sanlê {heallh ciliés), ou encore, des résidences d'été (svmmer statiotis)'.
L'Inde est une des riions les plus chaudes du globe : dans le Pendjab, la température s'élève souvent, pendant l'été, à 50' à l'ombre; d'autre part, l'endémie palustre sévit avec une grande intensité sur les côtes; il était donc indiqué d'établir des stations sanitaires sur les contreforts de l'Himalaya, dans le nord de l'Inde; sur les Ghîittes et les Nilghiris, dans l'Inde méridionale; c'est ce que les Anglais n'ont pas manqué de faire.
Les principales stations sanilaire^ de l'Inde anglaise sont :
Dans la présidence de Bombay : Fovnah à 563 m. d'altitude, Hatherau à 749 m., Mababalechwar ou Malcompet à liST.
Dans la présidence du Bengale : Dardjiling à 2 250 m.
Dans la présidence de Madras : Bangalore à 924 m., Outakamouud à -2 200.
Dans le Pendjab : Dharmsala â 1 950 m., Dalbousie à 2 243 ni-, Simia à 2 lt;0.
Dans le Koumaoo : Almora à 1 815 m., Hanikhet h i 650 m., Landour à 2 190.
Outakamound est la ville de sanlé la plus importante de l'Inde méridionale; d'origine moderne, elle a déjà pris un grand développement. La culture du quinquina y a été importée en 1860 et y a prospéré; des forêts de Cinchona couvrent une grande partie du plateau du Nilgbiri, sur lequel se trouve cette station.
Dardjiling, Landour, Âlmura, Dnnikhct, Dalbousie. Si m la son I devenues aussi des centres importants. « Dès qu'arrive la saison des cbaieurs, les routes qui mènent de la plaine vers Sirola se couvrent de convois et d'équipages qui portent à la ville de sanlé les hauts fonctionnaires de Calcutta, suivis de leurs employés; quelques-unes des principales administrations de l'Etat émigreni même chaque année, à ce moment, de Tune k l'autre cité. • (Vincent et BunuT.)
Les villes de santé de l'Inde ont été reliées par des voies de communication faciles et rapides avec les ports et les grands centres; elles sont utilisées, dans une large mesure, par l'autorité militaire; officiers et soldats européens y passent une grande partie de la saison la plus dangereuse.