‹ Traité du paludismeChapitre 265 sur 291 · VrNCSNT et BuBOT. Les nltltude · texte numérisé non relu

VrNCSNT et BuBOT. Les nltltude

Acad. de médecine. 211 oct. IHUU. — G. tBOO. — Drmmlih. Le Tonkia et le rèi

Le climat de Ceylan, très chaud et insalubre sur les côtes, est très saio sur les hauteurs. Pendant la saison chaude, les Européens désertent en masse les ports de Colombo, de Pointe de Galle et de Trincomaly pour se rendre à Kandy, à 518 m. d'altitude, et i Nowéra-Ëlia, i 1890 m., principale ville de santé de Ceylan.

Les Hollandais ont créé, à Java, plusieurs villes de santé : Salatiga, à 574 m. d'altitude, Tosari, à 1780 m., etc., qui ont contribué, pour une grande part, à abaisser le chiffre de mortalité des Européens, si élevé autrefois dans cette colonie.

L'Indo-Chine ne possède pas encore de stations sanitaires; il est à désirer que nous suivions, dans cette colonie, les exemples que nous ont donnés les Anglais aux Indes et les Hollandais à Java.

Vincent et Burot estiment que les plateaux qui s'étendent entre le Tonkin méridional et TAnnam, d'une part, et la vallée du Mékong, d'autre part, se prêteraient très bien, après les travaux de déboisement nécessaires, à Tinstallalion de villes d'été pour nos soldats et nos fonctionnaires.

Tel est le plateau des Boloven, à 950 ou 1 000 m. d'altitude, entre Bassac et le port de Tourane, c'est-à-dire vers le centre de nos possessions. Pour faire communiquer ce plateau avec la côte> il suffirait d'une voie ferrée de 200 à 250 km., bien moins longue que celle qui relie Calcutta à Dardjiling.

On trouve sur le plateau des Boloven, « avec le sol le plus fertile, les conditions d'existence et le climat du midi de l'Europe, les pins, les chênes, les châtaigniers, les charmes; l'étendue de ces plaines mamelonnées est telle qu'on pourrait y établir, en dehors des sanatoria, des résidences et des villes de santé, de vastes exploitations agricoles. » (Vincent et Burot.)

A la Réunion on a créé, dans les montagnes qui s'étendent du nord au sud de l'Ile, plusieurs stations sanitaires : Salazie, à 900 m. d'altitude; Saint-François, à 400 m.; Cilaos et Mafat.

Salazie, la principale de ces stations, est à 52km. de Saint-Denis; la température moyenne de l'année y est de 18°; les variations diurnes sont très marquées, aussi ne doit-on envoyer à Salazie que des convalescents qui ne sont pas trop anémiés.

Il existe à Salazie une source thermale bicarbonatée sodique et ferrugineuse, très efficace dans la cachexie des pays chauds.

Saint-François, qui est à trois heures seulement de Saint-Denis,

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est uae station il'élé très commode pour les troupes ; "Të^anT lions almospliùri(iues sont moins marquées qu'à Salazie el la température s'y élève moins qu'à Saint-Denis.

On a vu (p. 58) que la station de Cilaos avait été malheureusement envahie par les Anophèles et par suite par les fièvres. Il serait facile sembic-t-il de remédier à cet état de choses en détruisant les moustiques dans cette station où les collections d'eau stagnante sont rares,

A l'Ile Maurice, les Anglais ont créé Curepipe à 580 ni. d'altitude el à 2b km. de Port-Louis. Tous les négociants européens remontent fi Curepipe avant la tombée de la nuit et redescendent le matin à Port-Louis pour leurs alTaires. Depuis la création de Curepipe, une amélioration notable s'est produite dans l'état sanitaire des Européens; en <lehors de l'intluence de raltîlndc. la séparation des Européens des indigènes a joué sans doute un rOlc dans cette amélioration'.

A Madagascar, l'iie de Sainte-Marie, Voliémar, Diégo-Suarei, où l'on établit de.s sanatoria lors de l'expédition de I88i, durent être abandonnés à cause de leur insalubrité.

En 189t), le sanatorium établi à Nosi-Comba, dans une bonne situation, à proximilé de Nosi-Biï, où passent les courriers réguliers el où l'on trouve des approvisionneinenis de toute sorte, ne donna pas les heureux résultats qu'on en espérait; les accès de (lèvre y étaient moins fréquents qu'à Majunga, mats les diarrhées y étaient beaucoup plus nombreuses, à cause du froid et de l'humidité; tous les malades envoyés à Nosi-Comba durent être évacués sur la France.

Depuis lors. la situation s'est améliorée ; Vivie constate, en 1903, que le sanatorium de Nosi-Comba qui se dresse en pleine mer, à 600 m. d'altitude, rend de grands services aux malades anémiés par le paludisme^.

Au Soudan on a cherché, à plu:

stations sanitaires sur les hauteurs; i jusqu'ici.

Les Anglais ont résolu de fonder, ei de Battenberg, un sanatorium sur la mais l'emplacement n'a pas encore

■urs reprises, à établir des s tentatives n'ont pas abouti

n mémoire du prince Henri cùte occiilenlale d'Afrique, définitivement choisi.

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