‹ Traité du paludismeChapitre 270 sur 291 · Giorn. ined, del /?' Ksercito, 31 mars · texte numérisé non relu

Giorn. ined, del /?' Ksercito, 31 mars

6. C. Mense, Chininglyccrin und andere âusscre Miltel gegen Mùckenstiche und Malaria, Àrch. f, Schiffs u. Tropen Iiy<jiene, 1000.

L'usage de ventilateurs dans les bureaux, dans les salles à manger, dans les salles des hôpitaux, est à recommander; Tagitation de Tair fait fuir les moustiques, en même temps qu'elle procure une sensation agréable de fraîcheur. On fabrique aujourd'hui des ventilateurs à ailettes, mus par Télectricité ou par des mouvements d'horlogerie, qui sont très pratiques.

III. Emploi préventif des médicaments et en particulier de la quinine. — Au siècle dernier, on avait déjà reconnu que le quinquina et la quinine qui guérissent les fièvres palustres ont aussi le pouvoir de les prévenir. La découverte de H. malarix et celle de sa propagation par les Anophèles ont permis de mieux comprendre l'efficacité de la quinine employée préventivement. Les sels de quinine administrés à des individus sains, exposés à l'infection, s'opposent au développement chez ces individus de l'hémamibe; administrés à des individus déjà infectés, ils empêchent les rechutes, dangereuses non seulement pour les malades mais aussi pour leur entourage, puisque les Anophèles qui ont sucé le sang des malades deviennent aptes à propager le paludisme.

L'emploi préventif de la quinine, n'est pas seulement, comme autrefois, une mesure de prophylaxie individuelle, c'est en même temps, une mesure des plus utiles pour la prophylaxie générale, pour l'assainissement des localités.

Les notions nouvelles que nous possédons sur le rôle de la quinine employée préventivement ne doivent pas faire oublier les travaux antérieurs à la découverte de l'agent du paludisme et de son mode de propagation, travaux qui déjà avaient bien mis en lumière l'efficacité de cette mesure prophylactique.

1° Historique, faits nombreux attestant l'efficacité de l'emploi PRÉVENTIF DE LA QUININE *. — Le premier emploi du quinquina dans la prophylaxie du paludisme paraît remonter à 1717; pendant le siège de Belgrade, le comte de Bonneval prenait et donnait à ses hommes du quinquina; il réussit ainsi à se préserver lui et les siens ^.

Lind et Morehead soumirent, à plusieurs reprises, les soldats de l'armée des Indes à l'usage du quinquina, dans le but de les préserver des fièvres palustres; les résultats ne furent pas concluants.

1. Longuet, Semaine médicale, 1891, p. 5. — A. Laveran, Hevue d'hygiène, 1896.

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