Groeser, Berlin, klin, Mochensrhr., 1888, 42, p
loucher; les accès pernicieux y sont très communs et très graves.
Dans un premier travail, Grœser donne les résultats obtenus sur les équipages de deux navires marchands qui firent cinq traversées de Hollande à Batavia et qui séjournèrent dans le port de Priok.
Le soir de l'arrivée à Priok, on donnait aux hommes 1 gr. de sulfate de quinine dans du genièvre ; la même dose était répétée les huitième, douzième et seizième jours de l'arrivée ; les dixième et quatorzième jours, on donnait 0 gr. 50 de sulfate de quinine.
Pendant le quatrième voyage, à la suite d'un premier séjour à Priok, sur 78 personnes, 6 ont la fièvre, parmi lesquelles 2 chauffeurs qui avaient déjà été atteints précédemment; pendant un second séjour, 9 personnes seulement contractent la fièvre.
Les résultats obtenus lors des autres voyages sont presque aussi satisfaisants ; cependant, lors du quatrième voyage, un homme meurt dans un premier accès syncopal.
La quinine administrée préventivement diminuait d'une façon évidente, dit Grœser, le nombre et la gravité des cas.
Dans une deuxième communication*, Grœser donne les résultats obtenus par son successeur à bord, le D' Buwalda; l'histoire du dernier voyage est particulièrement intéressante ; le traitement préventif fut rigoureusement suivi et il n'y eut pas un seul cas de fièvre dans Téquipage, pendant toute la traversée de retour ; deux officiers qui n'avaient pas voulu prendre de quinine présentèrent seuls des fièvres graves et très rebelles.
Dans les derniers voyages, le sulfate de quinine était administré à la dose de 1 gr. avant de toucher le port de Priok, et à la même dose trois fois par semaine, pendant toute la durée du séjour dans ce port.
A Pola, en Istrie, on donne la quinine comme prophylactique dans l'armée, pendant la saison des fièvres, et les officiers ont l'habitude de prendre de la quinine préventivement quand ils vont chasser dans les marais '.
Depuis quelques années, l'emploi préventif de la quinine tend à se répandre en Algérie.
A Ouargla, cette mesure prophylactique, prescrite à plusieurs reprises dans la garnison, a donné de bons résultats.
En 1888, Lanel fait prendre à la garnison de cette oasis