‹ Traité du paludismeChapitre 280 sur 291 · Arch. de inéd. nav., 1896, p · texte numérisé non relu

Arch. de inéd. nav., 1896, p

Tabri de la fièvre palustre, grâce à la précaution qu'on prenait de leur donner de la quinine tous les matins.

Cayley estime qu'en prenant, chaque matin, 0 gr. 30 à 0 gr. 60 de sulfate de quinine, on peut acquérir une véritable immunité pour la fièvre palustre, même dans les pays les plus insalubres*.

A. Plehn recommande de prendre 0 gr. 50 de sulfate de quinine tous les cinq jours, pour se préserver du paludisme sur les côtes d'Afrique*.

Rochard', Maurel\ Laborde^ ont recommandé l'emploi préventif de la quinine; qu*il me soit permis de rappeler ici que je me suis prononcé, à plusieurs reprises, dans le même sens '.

Van Campenhout et Dryepondt, dans l'État indépendant du Congo, ont employé la quinine à titre préventif avec de très bons résultats; ils conseillent de prendre, toutes les semaines, 1 gr. de quinine en une seule dose; quand on voyage en pays insalubre et qu'on a à supporter de grandes fatigues, la dose de 1 gr. doit être prise 2 fois par semaine \ Ces auteurs constatent qu'il n'est pas possible de faire prendre la quinine préventivement aux indigènes.

Visser, aux Indes néerlandaises, a prescrit avec succès l'emploi préventif de la quinine dans l'armée. A Melaboe (Atjeh), on compte dans la garnison: en 1896, 1237 jours de maladie et 33 évacués pour paludisme; en 1897, 1 8il jours de maladie et 44 évacués. A partir de novembre 1897, chaque soldat prend 0 gr. 50 de quinine deux fois par semaine. En 1898, on ne compte que 214 jours de maladie, et aucun militaire n'est évacué pour paludisme '.

Aux Indes, l'usage préventif de la quinine est très répandu •. Buchanan a fait connaître les résultats d'expériences poursuivies durant plusieurs années, sur les prisonniers, au Bengale et au Pendjab. Pendant la saison des pluies, on faisait prendre chaque

i. Soc, royale de méd. et de chir. de Londres, 1890.

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