‹ Traité du paludismeChapitre 281 sur 291 · Labordr, Acad. de méd., 11 février» 3 et 10 mars · texte numérisé non relu

Labordr, Acad. de méd., 11 février» 3 et 10 mars

6. A. Lavkran, Traité des maladies et épidémies des armées, 1875, Traité des fièvres palustres, 1884, Traité du paludisme, 1898, Rem* d'hygiène, 1890, et Acad. de médecine, 24 déc. 1901.

7. Rapport sur les travaux du laboratoire médical de Léopoldville en 1899-1900, Bruxelles, 1901.

. - 8. S. Visser, Gen. Tijdschr. van .V. /., t. XXIX, p. 184, anal, in Janus, juillet-août 1899. 9. Lancet, !•' janv. 1898 et Indian med. Gaz., septembre, octobre, novembre 1889.

Laveran, Traité du Paludismo, 2" édition. 38

jour aux prisonniers, 0 gr. 10 à 0 gr. 45 de quinine, ou bien 0 gr. 20 à 0 gr. 30 de cinchonine. Les résultats ont été très satisfaisants ; le nombre des malades a diminué et la gravité des fièvres a été moins grande.

A la prison de Bhagalpur, la mortalité moyenne était de 48 p. 1000; avec la cinchonidine, elle tomba à 9 p. 1000 en 1895 et à 7,2 en 1896. Les prisonniers furent très peu et très légèrement atteints par la fièvre, tandis que la population civile en soufTrit beaucoup. « Les résultats de mes trois années d'expériences de cette prophylaxie sur une grande échelle (1 200 prisonniers au moins par jour) m*ont rendu, écrit Buchanan, enthousiaste en sa faveur. Peut-être les résultats auraient-ils été encore meilleurs avec la quinine ^ »

En 1898, R. Koch conseille de prendre 0 gr. 50 de quinine tous les trois jours; il a employé lui-même ce procédé et il n*a jamais contracté la fièvre, bien qu'il s'y soit souvent exposé. Une plus forte dose serait mal supportée, dit-il, et même un pareil emploi de la quinine ne peut être que temporaire, il doit être réservé pour les circonstances où l'infection est particulièrement à redouter*.

En 1900, Koch insiste, avec raison, sur la nécessité de traiter pendant longtemps les malades qui ont eu la fièvre, afin d'éviter les rechutes*. A Dar-es-Salam, les personnes chez lesquelles l'hématozoaire du paludisme a été constaté, prennent 1 gr. de quinine tous les 8 jours, pendant 3 mois; après quoi, elles sont examinées de nouveau.

Cette méthode d'emploi prophylactique de la quinine, connue sous le nom de méthode de Koch, diffère sensiblement de la méthode ordinaire. On ne donne pas de la quinine à toutes les personnes (saines ou déjà infectées) qui vivent dans un milieu palustre, on recherche, au moyen de l'examen histologique du sang, les personnes qui sont infectées et à celles-là seulement on prescrit de la quinine pendant plusieurs mois ; dans ces conditions, il n'y a pas d'hémamibes dans le sang et les Anophèles ne peuvent pas s'infecter ni, par conséquent, propager le paludisme.

Des applications de cette méthode ont été faites par V. Ollwig à Dar-es-Salam, par Vagedes dans quelques districts de la colonie

1. Analyse du travail de Buchanan in Arch, de méd, nav., juillet 1900.

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