‹ Traité du paludismeChapitre 283 sur 291 · BiANCHi, Giorn. med. del H* Esercilo, 31 mai · texte numérisé non relu

BiANCHi, Giorn. med. del H* Esercilo, 31 mai

4. Gosio, La campagne anlimalari^iue de 1901 dans la maremme Grossetane, Home, 1902.

Dans la relation faite par Postempski de la campagne antimalarique de la Croix-Rouge italienne en 1901 (Rome, 4902), on voit que, sur 925 individus soumis à des traitements préventifs, au moyen de différentes préparations quiniques, 740 restèrent indemnes. Ce sont les comprimés de chlorhydrate de quinine qui ont donné les meilleurs résultats, à la dose de 1 à 2 gr. par semaine.

L.-F. di Cavallerleone se loue beaucoup de Femploi préventif de la quinine à la dose de 0 gr. 20 par jour*.

Dans une lettre datée du Soudan français 20 septembre 1901, M. Salanoue, médecin des colonies, m^écrit : « Je suis devenu grand partisan de Tusage quotidien de la quinine préventive à la dose moyenne de 0 gr. 25 par jour. Personnellement, je n'ai qu'à m'en louer et le contraste est saisissant ici, au point de vue de la santé, entre ceux qui ont adopté ce moyen prophylactique et ceux qui lui restent encore hostiles par crainte de gastrites imaginaires. Je suis convaincu que, grâce à lui, l'Européen peut vivre à peu près impunément, pendant plusieurs années consécutives (j'en ai des exemples), dans des régions réputées inhabitables pour le blanc. »

A Madagascar, Vivie a constaté que la quinine préventive, à la dose de 0 gr. 25 par jour, était d'une grande efficacité'.

Michon a cité' de nouveaux faits très favorables à l'emploi préventif de la quinine. Ces faits ont été observés dans un vignoble situé sur la côte orientale de la Corse, dans la plaine d'Aléria, dont l'insalubrité est notoire. Pour donner une idée de la gravité de l'endémie palustre dans cette région, il suffit de rappeler que, de juin à novembre, la plupart des habitants quittent la plaine pour la montagne et que, pendant cette période, les services de la poste et du télégraphe sont suspendus.

Au moment des vendanges, les travailleurs qui descendent dans la plaine sont très exposés à contracter la fièvre, d'autant plus qu'ils vivent, en général, dans de mauvaises conditions d'hygiène. Dans le vignoble en question, les vendangeurs étaient atteints de fièvre, tous les ans, dans la proportion d'un tiers ou même de la moitié.

En 1901, du 8 septembre au 1" octobre, Michon fit prendre

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