DniVuN. Inn. irhyg. eldeméd. rolan.. 1808. l. I, ji
3. DoMiTum, Ëtudt' lie l'IiémsliKONÏrc (Ip Lnvt-rno bh Venciucln, Crirni-ns, tH07.
*. loat ï Cahdenas, IJiiMqiiPs observ. sur In paludiaiin' au Vcnciuvlii. L'oagrit inttrn. de mé<lrànr. Parie. 1000 (Sfct. de ]iflthul. inl.).
3. I)i)H*NU, Tli., Mnntppllifr, \tUi». — Mauhri.. TraiU de* iiinlaU. |>oluiléi.-nn<>i A la Gufanr, Paris, 1883. — Clabau, La Guyanu rruniiaisi-, Ànn. ithyg. et de m4d. eolan., 1902, t. V, p. B.
REPARTITION DE L ENDEMIE 67
D'après Maurel, on peut distinguer trois zones dans la Guyane française :
Zone maritime, comprenant les îles qui bordent le littoral : lies du Salut, llet-la-mère, llet-le-père; c'est la zone la plus salubre. Les survivants de la malheureuse expédition de Kourou se réfugièrent aux îles du Salut, d'où le nom donné à ces îles qui s'appelaient auparavant : Iles du Diable;
littoral, moins salubre que les îles, moins insalubre que la troisième zone;
Terres basses, formant un vaste marais connu sous les noms de Savanes noyées. Savanes tremblantes; tous les essais de colonisation faits dans cette partie de la Guyane, inhabitable pour les Européens, ont échoué misérablement.
La zone montueuse que Ton rencontre après avoir traversé la zone marécageuse est peu connue et très peu habitée.
En 1897, les maladies palustres ont occasionné, à la Guyane, 4*2,16 p. 100 de la morbidité totale et 50,25 de la mortalité.
Les cas d'anémie et de cachexie palustres sont très communs chez les condamnés, transportés et relégués qui ne peuvent pas quitter la colonie.
Les formes rémittentes et continues dominent; les intermittentes à périodicité régulière sont assez rares.
Sur 104 accès pernicieux observés en 1897, 53 ont été mortels; ils ont atteint presque exclusivement des condamnés: de même pour la fièvre bilieuse hémoglobinurique*.
En 1898, sur un effectif de 6 592 transportés ou relégués, il y a eu 3 253 entrées à l'hôpital pour paludisme et 287 décès par cette cause, dont 98 consécutifs à des accès pernicieux.
Les conditions particulières aux transportés et relégués aggravent dans une forte proportion le paludisme qui est moins sévère pour les autres catégories de la population.
D'après la Statistique médicale de l'armée coloniale, les troupes
en résitlenre à la Guyane ont eu, en 1903, une morbidité j)alustre
de 26S p. 1000 hommes d'effectif; il n'y a pas eu de décès dus au
paludisme.
Au Brésil et au Pérou, les fièvres sont communes sur les côtes,
dans les vallées; elle deviennent de plus en plus rares et finissent
par dis[)araître à mesure qu'on s'élève sur les hauts plateaux ^
1. Le Jollec, Ann. d'hyg. et de méd. colon., i899, l. H, p. 47.
2. Au sujet du imludisinc au Brésil, consulter F. Fajardo, 0 Impaludismo no Rio de
A Rio môme, on prend rarement le paludisme; sur 202 malades jmlustres soignés en douze ans par Fajardo, 12 seulement n'avaient pas quitté Rio. L'examen du sang d'un grand nombre de jeunes enfants n'a pas révélé la présence de H. malariœ.
Le Paraguay et l'Uruguay présentent d'immenses plaines inondées, à l'épocjue des pluies, par les rivières qui descendent des contreforts des Andes; les lacs, les marais sont nombreux au milieu des pampas, néanmoins le climat de ces régions est salubre, les fièvres palustres sont rares.
Dans la République Argentine, le paludisme règne dans les provinces de Tucuman, Salta, Juguy, Corrientes et dans quelques districts fédéraux du nord, région riche en forêts; les marais sont nombreux, les eaux abondantes, la température est élevée, toutes conditions favorables au développement du paludisme. Dans la vallée de Catamarca il n'y a pas de marais, mais le sol est riche en matière organique et la température est élevée, les petits cours d'eau sont nombreux et, à 2 mètres de profondeur, on trouve une couche d'argile et de schiste imperméable*.
Lo Chili a un climat salubre.
L'endémie palustre disparaît dans l'Amérique du Sud au delà du SS*" degré do latitude australe.
i}' OcKAMK. — L'endémie palustre est très inégalement répartie en Océanie. Elle a, dans les îles de la Malaisie, la môme intensité qu'aux Indes; Java, Sumatra, Bornéo, les Moluques, les Philippines, sont des foyers palustres redoutables'. Ces îles ont des côtes bass(»s, marécageuses, couvertes de palétuviers, aussi dangereuses an point de vue du paludisme que les points les plus insalubres de riliiidoustan.
Batavia a iik rilé lo suruom de cimetière des Hollandais. Les îH'( es pernicieux y sont fré(pien(s et, quand on fait relâche dans le porl (le Batavia, il est nécessaire do prendre, pour se protéger contre h» pahidismo, des mesures prophylactiques sévères.
.I.iin'iio. ilin tir JaiiriiM. |î)02: G Iriip.ihuliMiio, Rio de Janoiro, !90i, H Arch. f. Schijfs II. Troitfii lly(j'u'iH\ I *.)(>."").
I. Canton. Kl p.ilii'li-ino y su L'(M»frr.i(lii rrnMlir;i on la UcpiiMica Ar^cnlinn. Biiono^- Airi'^, IStli 'avcr iiih' r.irh'). — ïS. Gachk, (Uimatoloiri»» <!(» la Ili'piililiqui* Arpenlino. l'iHMin— Air«'>. ISl).*), p. r» I.*).
1. L. Maiuin. \ri}„iiulK ilrr Ht'sclhrlt. fltT \ntnrt\ u. Arr:tf\ 08" VjTsaiiiml.. 1807. — .NnrwRNin is. l/itii|ialiMli-iiu* a HonuM», .huui^i, ISU7-ISUS. — KoHi.BRrGUE. Arch. f. Srhijys II. Tritfirii llytfif.w. ISUS. — II. Kocii. 2' j'I W rapports (Ir l'i'xpôd. allriiiniido pour r<'huli* du paliidi-iiu'. hciilsrlu' tw,!. \\ iich''ii$rlir.. jîKM). - Hilshoff Poi., I.i* pahirli^iiii> à Map'lal)^^ f iciu'fsliunditj Tijtisclir. v. AV</<t/. Imlic, Ralavia, IDO!. — Kibwiet
RÉPARTITION DE L'ENDÉMIE 69
A Sumatra et à Bornéo, on constate peu de fièvres palustres dans certaines localités situées sur la côle, bien que le terrain alluvionnaire soit marécageux (Kohlbrugge, Nielwenhuis); par contre le paludisme s'élève assez haut à Java. Dans les montag-nes à Touest de Java, les plantations de café s'étendent jusqu'à 4 000 pied» au-dessus du niveau de la mer, et, aussi liaut que vont ces plantations, on trouve les fièvres. Les caféiers sont protégés par de grands arbres qui entretiennent Thumidité du sol. Au-dessus des plantations de* caféiers, la terre dénudée d'arbres est sèche et le paludisme disparait (Kouldkugge).
Dans un village situé près d'un marais, à Java, R. Koch a trouvé que la proportion des enfants au-dessous d'un an infectés de paludisme s'élevait à 41 p. 100; à Tosari (1 777 mètres d'altitude), sur 82 enfants examinés, aucun n'était infecté.
Dans certaines localités de Bornéo, 80 p. 100 des enfants ont la rate tuméfiée (Nieuwexhuis).
Dans l'armée des Indes néerlandaises, de 1892 à 1901, la morbidité palustre a été de 55,8 p. iOO chez les Européens et de 33,6 p. 100 chez les Asiatiques; la mortalité palustre a été de 0,41 p. iOO chez les premiers et de 0,34 p. 100 chez les seconds.
La continuité de la chaleur tropicale favorise le développement des hémamibes dans les Anophèles; ce développement se fait à toutes les époques de l'année; aussi les saisons ont-elles, aux Indes néerlandaises, peu d'influence sur le tracé du paludisme (Teuburgh). Ce sont surtout les pluies qui agissent sur ce tracé parce qu'elles favorisent la multiplication des Anophèles.
Kiewiet de Jonge a trouvé dans un kampong ou village indigène, à Tjilatjap (Java), 57,5 p. 100 d'enfants infectés en janvier (mois pluvieux), tandis qu'en mai, au début de la mousson sèche, la proportion des enfants infectés dans le même kampong n'était que de 32 p. 100.
La culture du riz favorise le développement de l'endémie.
Les foyers les plus dangereux du paludisme se trouvent le long des côtes où la formation des marécages est facile; quelques villes du littoral ont une faible morbidité palustre, mais ce sont là des exceptions.
DE JoNGE, Malaria, même Recueil^ 11)02. — J. Klnst, Goiitrih. ii la foiinaissaïuc drs f(irni<»s (1«* malaria dans les Indes iuM'ilandaises, même liecueil, HKH, el CentraUtl. /*. liakter., 24 dée. 1903. — W.-J. VAN Gorkom, GeneeskundUj Tijilschr. v. yederl. Imiië. lîMKi. — J.-T. Terburgh, Le pahidisnie aux Indes néerlandaises, Atti délia Soc. in-r ijU Studi délia malaria^ 1004.
['ALILUSME
A mesure qu'on s'éloigne des côtes et qu'on s'élive dans le» montagnes, on constate unr dimmulion progressive derendûraîe, mais mémo dans la montagne on voit se produire, comme à Ambarawa, des épidémies palustres quand l'écoulement des eaux est entravé, ce qui favorise le développement des Anophèles. C'est s tort que Koch a rangé Magelang et Sindanglaia parmi les localilés indemnes de paludisme '. 11 n'y ii que Tosari, située dans la chaîne du Tengger, à 1 111 mf^tres d'altitude, qui puisse élre considérée comme tout à faitexempte de paludisme (TERBunon).
A Batavia, en 1901, Kiewiet dt' Jonge a trouvé, sur 215 militaires infeelés, les parasites de la quarte chez 5,6 p. 100, ceux de la tierce chez 30,7 p. 100, ceux de la fièvre tropicale chez 3I.C p. 100; dans 6,1 p. 100 de» cas il s'agissait d'infections mixtes; le même observateur donne, pour 1902, des cliifTres qui dinèrent peu des précédents.
On s'attendrait, comme le fait justement remarquer Terburgli, h trouver dans ces régions une plus forte proportion de parasites de la lièvre dite tropicale.
Koch a trouvé, en 1809, dans quelques kampongs autour d'Aq harawa, 13 fois des parasites de quarte, sur 26 enfants indigèOI infectés, ce qui est à rapprocher des observations faites par TW roux au Sénégal.
En 1901, Terburgh ne rencontrait plus le parasilr; de la quarte, dans les kaitipongs explorés par Koch. que 2 fois sur 34, mais les recherches de Koch et de Terburgh ont-elles été faites aux mêmes époques de l'année et sur des sujets de même àgeî Co sont 1^ dwj points que je n'ai pas pu vérifier.
La fréquence du type tropical diminue, à mesure que l'allittn augmente; elle est plus grande chez les Javanais que chez les Européens; mais l'infection produite |)ar les parasites de ce type est beaucoup moins grave chez les Javanais que chez les Européens.
A la Nouvelle-Guinée allemande, les enfants au-dessous de cinq ans ont été trouvés souvent infectés (R. Koch).
Le paludisme est commua en Nouvelle-Zélande '.
Les Philippines sont insalubres. Cli.-F. Craig a obser\'é au camp de Slotsenberg (lie de Lutjon). en cinq mois, 386 cas de paludisme
1. Crin ntsiilto du» rrrlirrrlirs de IIuLiBOFr I'ol. ^uN lier IIuhne l't Swmit AriKv nkMBZ iNtCs [iiir TansuRolt, op. eil.