I.arvées
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Au San Salvador, les fièvres palustres sont communes et l'hématozoaire du paludisme se trouve avec ses formes typiques'.
Les rives du golfe de Honduras sont très insalubres ainsi que Panama. On sait que les ouvriers employés sur les chantiers du canal de Panama ont payé un lourd tribut au paludisme.
Aux Antilles, le paludisme règne avec intensité, notamment à la Havane, à la Pointc-à-Pitre (Guadeloupe) et à Fort de France (Martinique) : les îles d'Antigoa, de Saint-Vincent et de la Barbade sont épargnées, probablement à cause de la sécheresse du sol.
1. Libermann, Des nôvn»s intcrmittontos dans In vnllée de Mexico, Rec. mém, de méd, milit.. 1804.
2. Jorge Avil\ Kcheverria, Le paludisme en Guatéinnin. Th. Guatéiiinlii, IS03.
A. HiBEN Rivera, La evobirion mcdica, août etsepleinhre 1905. J'ai trouve des héinatoziKiires typi(|ijes dans des préparations provenant du San Salvador qui m'ont été remises au mois de septembre IÛ03 par le D' S. Letona.
Laverax, Traité du Paludisme, 3* édition. ^
«s PALUDISME
La partie de la Guadeloupe connue sous le nom de Granoe Terre est insalubre, le sol plat rend difficile l'écoulement des eaux, les marais y abondent; Poînle-à-Pilre a iHé construite sur un ancien marais; l'autre partie de la Guadeloupe constituée |iar un massif montagneux est salubre'.
En 1897, le paludisme a motivé le quart environ des entrées à rhà|iîlRl (population militaire).
Les formes pernicieuses ne sont pas commudtjs. Lu bilieuse hémoglobinurique est relativement rare*.
La Statistique médicale de l'armée coloniale indique, en 190.3, pour les troupes en résidence â la Guadeloupe, une morbidité palustre de "763 pour 1000 tiommes d'elîectif sans aucun décès.
La même Statistique donne, pour la Marlinique, les cliilTres suivants :
Troupes européennes : morbidité palustre, 190,9; mortalité palustre, 1 p. 1000 hommes d'elTcctif-
Si le paludisme est commun à la Guadeloupe et k la Martinique, il y présente, comme on le voit par les chiffres de mortalité, beaucoup moins de gravité que sur les côtes d'.\frique.
Dans l'Amérique du Sud, les principaux foyers palustres sont : la Colombie, le Venezuela, les Guyane», le bassin de l'Orénoque et la Bolivie.
On a vu (p. 2i) que le paludisme de Colombie est dû, non à un microbe spécial, comme l'a avancé Montoya y Florez, mais à l'hématozoaire ordinaire du paludisme.
Dominici' et José y Cardenas ' ont étudié le paludisme au Venezuela; //. malari(e .se rencontre chez les jialustres avec ses formes classiques.
En Guyane fran(;aise, les lièvres palustres fournissent, dans les années ordinaires, les trois quarts du chiffre total des malades'.
Lors de l'expédition de Kourou, en 1763, 12 OOOcolons qui provenaient pour la plupart d'.VIsace et de Lorraine furent, en muîns de trois ans, réduits par les maladies endémiques à 2 000.
1. KtiiHOiiaAnT. Ann. d'hjg.rl <U méd. coton., 1000, t, IX, |>. 3TI.