CHAPITRE III
CONDITIONS GÉNÉRALES OU INDIVIDUELLES FAVORABLES AU DÉVELOPPEMENT DU PALUDISME
Sommaire. — I. Conditions météori^ies oc telluriques. — Chaleur atmosphériqut». — Eaux stagnantes : marais, étangs, rizières, pluies, inondations. — Nature du sol. — Vt^gétation. — Altitude. — Action des vents.
H. Conditions individuelles. — Age. Paludisme congénital. — Profession, (iravilé du paludisme dans les armées en campagne. — Marins, souvent épargnés. — Causes débilitantes : surmenage, misère. — Conditions hygiéniques mauvaises, eau de boisson. — Intluence de la race — Peut-on acquérir Timmunité pour le paludisme?
I. Conditions météoriques ou telluriques. — Parmi ces conditions, il en est deux qui sont indispensables au développement de rendémie palustre dans une localité; il faut que la température extérieure s'élève suffisamment, au moins pendant une partie de Tannée, et qu'il y ait de Teau stagnante. On s'explique bien aujourd'hui pourquoi ces conditions sont indispensables. Si la température est trop basse, les larves de moustiques ne peuvent pas se développer et surtout H. malariœ ne peut pas accomplir son évolution dans les Anophèles; s'il n'y a pas d'eau stagnante, les Anophèles ne peuvent pas se reproduire, leur vie à l'état de larves et de nymj)hes étant exclusivement aquatique.
1° Chaleur atmosphérique. — L'influence de la chaleur ressort de la répartition du paludisme à la surface du jîlobe.
D'une façon générale on peut dire que l'endémie augmente de frétjuonce et de gravité à mesure qu'on descend des pôles vers Téquateur, mais la géographie médicale montre aussi que la chaleur ne suffit pas à provoquer l'apparition du paludisme; nous avons vu plus haut qu'il existe, môme dans les zones tropicales, de vastes régions qui sont épargnées par Tendémie.
CAUSES ADJUVANTES 73
L'action si manifeste des saisons prouve aussi l'iniluencc que la chaleur exerce sur le développement de l'agent pathogène du paludisme.
Dans les pays chauds ou tempérés, c'est pendant la saison chaude que se produisent tous les cas nouveaux de ])aludiKme ; pendant l'hiver, on n'observe que des rechutes de fièvre.
Mayer et L. Colin font remarquer qu'à Rome les fièvres palustres (le première invasion apparaissent tous les ans, presque à jour fixe, vers le 5 ou le 6 Juillet'.
De même en Algérie; à Gonstantine j'ai constaté pemliint trois
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