‹ Traité du paludismeChapitre 34 sur 291 · UonrALciN, ilisil. tiiH. des inarnis · texte numérisé non relu

UonrALciN, ilisil. tiiH. des inarnis

3, SÂREx, Akk. H'hyj. et lir mé.l. eolon., 1000, (. III, ]i

CAUSES ADJUVANTES 79

chaude. Tant que les eaux recouvrent le sol, il n'y a pas de danger; c'est là une notion importante au point de vue prophylactique.

A la suite d'adduction d'eau douce en abondance, comme à Ismaïlia (Egypte) ou du forage de nombreux puits dans des oasis du Sahara*, on a vu apparaître les fièvres.

Les irrigations, qui sont indispensables à la culture dans les pays chauds où les pluies sont rares, sont un danger au point de vue du paludisme, surtout lorsqu'il se forme des mares d'eau stagnante. En d846, les irrigations faites au moyen des eaux retenues par le barrage de Saint-Denis-du-Sig (province d'Oran), donnèrent lieu à une recrudescence marquée de l'endémie palustre. On réussit à améliorer beaucoup l'état sanitaire en prenant des mesures pour régulariser les irrigations et assurer l'écoulement des eaux^

Dans les oasis d'Algérie, les séguiasqui renferment de l'eau courante ne sont pas dangereuses.

Il n'est pas nécessaire que les dépôts d'eau stagnante soient abondants pour qu'ils créent un danger; des fossés dont la pente est insuffisante ou qui sont encombrés de plantes aquatiques; les mares qui se forment autour des sources non captées, des fontaines et des puits, les excavations que les indigènes creusent souvent à côté des cases en construction pour se procurer de la terre, les baquets ou tonneaux qui servent à recueillir de l'eau pour la boisson ou pour l'arrosage, les puits peu profonds, les citernes, les dépôts d'eau de pluie qui s'amassent dans des creux de rochers, dans des ustensiles de rebut : boîtes de conserves, etc.. voire même dans certaines fleurs ou feuilles des plantes tropicales peuvent servir au développement des larves iV Anophèles.

3° Sol. Constitution. Nappe d'eau souterraine. liemxiements du sol. — Le sol agit sur l'endémie palustre principalement en raison de sa perméabilité. Si le sol est perméable, si les pentes sont suffisantes pour que les eaux puissent s'écouler rapidement, il ne se forme pas de marais; si, au contraire, il existe des couches imperméables superficielles, des couches d'argile notamment ^ si le sol est plat ou s'il s'agit de régions basses, situées au niveau do la mer ou au-dessous de ce niveau (campagne romaine, régions étendues de la Hollande), l'écoulement des eaux pluviales est difficile, la nappe d'eau souterraine affleure sur un grand nombre de points,

1. Verdan. La fièvre inteniiit. à Ouarpln, rlrc/i. de méd. milit., 1885, t. VI, p. 289.

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