Aliiiikt. Trnil* ili's Ouvres peniîdensi;.». p
3. FiuK it.v>ivm, Xiv Turr^iDe miasmaliqui' de» lièvres aod^nin-f'i'idfrmiqu fhygifae pabl. elie m/d, Ifg., 1894.
CAUSES ADJUVANTES 99
gnent dans le même sens*; dans tel village, la fièvre a disparu depuis qu*on a creusé un puits et qu*on ne fait plus usage de Teau des marais; dans tel autre, les habitants qui boivent de Teau de source sont épargnés presque complètement, tandis que ceux qui boivent de Teau stagnante sont très éprouvés par les fièvres; Blower a relevé, pour certaines communes d'Angleterre, des faits analogues.
Au mois de juillet 1834, 120 militaires s'embarquent à Bône (Algérie) sur un navire sarde, VArgo; pendant la traversée, qui est longue et pénible, ces militaires sont obligés de faire usage d'une eau très mauvaise, puisée près de Bône, dans un endroit marécageux, tandis que les hommes de l'équipage boivent une eau de bonne qualité; 13 militaires meurent pendant la traversée et, i l'arrivée à Marseille, 98 sont déposés à l'hôpital du Lazaret, « offrant, dit Boudin, les signes les moins équivoques de l'intoxication paludéenne sous toutes les formes, sous tous les types et portée sur quelques-uns au plus haut degré de gravité, ou, si l'on aime mieux, de perniciosité ». Au contraire, les matelots sont épargnés.
c Ce fait démontre d'une façon péremptoire, ajoute Boudin, que Iti matière paludéenne, à l'état liquide comme à l'état gazeux, absorbée par la surface gastro-intestinale comme par la surface bronchique, provoque également l'intoxication. » (Traité des fièvres intermittentes, 1842.)
Cette interprétation a été souvent discutée. On a dit que la nature palustre des accidents observés chez les soldats de lArgo n'était pas démontrée, qu*il s'agissait peut-être d'une épidémie de fièvre typhoïde*.
Il est difficile de croire que Boudin se soit mépris complètement sur la nature des accidents qu'il observait, et que les malades qui présentaient, selon lui, « les signes les moins équivoques de l'intoxication paludéenne sous toutes les formes, sous tous les types », aient eu la fièvre typhoïde, mais on peut admettre que les militaires de VArgo étaient impaludés au moment de leur embarquement et cela d'autant mieux qu'ils venaient de Bône.
1. BiTTiNGTON et MooRi, ciléi» par Parkes, Traité (rhygiônc. Londres, 1860, et pnr K. Valuîi, art. Marais du Diction, encyclop. des se. méd.
2. L. CouN, De Pingestion des eaux innrécajreuses coinine rnusi' de la dysenterie et tU*< (U'vres, Ann, d'hyg, pabL et de méd, lég., 1872.
Parkes' et de Chauniont* insistent sur ce fait, qi les lièvres palustres ont disparu dans beaucoup de localités à partir, du moment où les habitants ont pu se procurer de l'eau de bonne qualité et n'ont pas élé contraints de faire usage pour la boisson d'eaux stagnantes, marécageuses. C'était de J'eau ayant cette origine qu'on buvait tout récemment encore & Sbeerness, à l'embouchure du Medway, où la fièvre intermittente était si fréquente
(Dk CuAtJMtlM).
Dans les pays les plus malsains, des voyageurs disent avoir réussi à se préserver des fièvres palustres en ne faisant usage que d'euu bouillie pour la boisson.
Cb. Blanc, qui a parcouru des régions très insalubres en Abyssinie, insiste beaucoup sur l'utililéde cette mesure prophylactique; un officier anglais qui ne but, comme Cb. Blanc, que de l'eau bouillie ou filtrée avec soin, fut préservé comme lui, tandis que toutes les autres personnes faisant partie de la même mission furent atteintes de fièvre ou de dysenterie ^
Vandyke Carter', Manson '' et la plupart des médecins des Indes admettaient récemment encore que l'infection palustre pouvait se faire par l'eau de boisson. « Les fiévreux de l'hôpital de Greenwich sont pour la plupart, dit Curnow, des marins appartenant à des navires ayant pris de l'eau de rivière à Savannab, à Rangoon, aux embouchures du Danube ou du canal de Panama; souvent ils ont contracté la fièvre sans avoir atterri dans ces régions palustres, tandis que la malaria est 1res rare parmi les équipages des paquebots qui touchent aux mêmes ports, mais font usage d'eau distillée. « (Soc. R. de méd. et de chir. de Londres. 1896.)
R. Vaggener a cilé plusieurs faits à l'appui de l'origine hydrique du paludisme °.
Les villages de Warrington et de Wolsey (Philadelphie), autrefois très satubres, alors que la population faisait usage d'eau de
1. P«niits, Tniilé d'hygii-iif, .V èJil., Lunilri!!'. lUV, |>. 71.
2. Dt Chavmont. .Sur In Irunsiuîssiua de la lli-vtv pnluïlri' pur le» Revue iTItrgaiw, I8TD. |). 102.
3. Cb. Bunc, Ndlrs iiiMicnk's retucillîi's pendnnl un vovfifn.' en i l^bdom. dem/d. et de ehir., 10 nvril 1S74.