‹ Traité du paludismeChapitre 48 sur 291 · Manmn, Sof. royale de tnrd. rt t · texte numérisé non relu

Manmn, Sof. royale de tnrd. rt t

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U. U. Vagoenkb. De IVou ilr lioi m*d. and lurg. joum., 1691-181)2.

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CAUSES ADJUVANTES iOi

source, sont devenus des foyers de paludisme depuis qu*on y fait usage de Teau de puits peu profonds.

Chaillé, professeur à Tulane University (Louisiane), a signalé que les personnes qui faisaient usage de Teau de puits étaient atteintes de fièvre intermittente, tandis que celles qui buvaient de Teau de citerne en étaient indemnes. Le même fait a été constaté par Yaggener sur des soldats en garnison à Pensacola (Phila> delphie).

Richard H. Lewis, de la Caroline du Nord, a observé deux familles vivant porte à porte et buvant. Tune de Teau d*un puits peu profond, Tautre de Teau de pluie conservée dans des baquets de bois ; les membres de la première de ces familles étaient constamment atteints de fièvre, alors que tous les membres de la deuxième en étaient indemnes.

Le personnel d*une propriété située dans la Camargue est très éprouvé par les fièvres ; à la suite d*une épizootie qui règne sur les chevaux, on se résout à faire bouillir Teau de boisson ; dès lors, les fièvres deviennent très rares.

Deux propriétés sises en Camargue sont éloignées de 4 km. environ; dans Tune, les vendangeurs boivent de Teau filtrée, il n'y a pas de fièvres; dans Tautre, on fait usage d'eau de puits ou d'eau provenant des roubines; sur 300 ouvriers, 40 seulement au bout d'une semaine sont indemnes de fièvre '.

Pendant les travaux de dessèchement des marais de la Crau, on a mis fin à une épidémie de fièvres palustres en construisant des citernes étanches qui fournissaient de Teau potable aux ouvriers.

A Marnia (Algérie), l'eau de boisson arrive, par une conduite qui traverse des marécages, dans un bassin-filtre qui attire des nuées de moustiques; la mauvaise qualité de cette eau parait être une des causes de la fréquence des fièvres palustres dans cette localité *.

L'expérimentation a montré que l'ingestion d'eau marécageuse provenant des localités les plus insalubres ne suffisait pas à provoquer la fièvre.

Salomone Marino a fait ingérer à 25 individus qui se trouvaient dans une localité salubre, de l'eau puisée dans des localités

1. P. DiLAMARB, L'infection palud. en Camargue par I'ing:cstion de Teau, Reuae seientif., 2G oct. 1805.

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