‹ Traité du paludismeChapitre 5 sur 291 · Muim*. Dii' p-ngrapliisPh. Vcrhnlttiissp, Ch, vt · texte numérisé non relu

Muim*. Dii' p-ngrapliisPh. Vcrhnlttiissp, Ch, vt

contracté une fièvre intermittente après avoir inspecté une grande quantité de fourrages avariés*.

J. Lemaire a étudié les oi^anismes microscopiques qui se développent dans la vapeur d'eau recueillie au-dessus des marais; ses recherches ont été faites dans une des localités les plus malsaines de la Sologne, connue sous le nom expressif de Tremble-Vif *.

Lemaire constate que Tair de la Sologne contient des microphytes et des microzoaires en quantité plus grande que Tair de Romainville, localité salubre, et il admet que les microbes si nombreux dans Tair des contrées marécageuses sont la cause du paludisme, mais il n'incrimine aucune espèce en particulier.

En 1862, Salisbury examine dans les vallées de TOhio et du Mississipi de nombreux malades atteints de fièvre intermittente, et il trouve dans les crachats, dans les urines et dans la sueur de ces malades, de petites cellules végétales se rapportant aux Algues du genre pahnelles ; ces algues microscopiques ne se rencontrent que dans la zone où régnent les fièvres, et leur présence est constante dans Turine et dans la sueur des fébricitants '.

Salisbury retrouve les palmelles sur le sol et dans les couches inférieures <le l'atmosphère des localités palustres, et, pour bien établir la relation qui existe entre ces algues et le paludisme, il institue Texpérience suivante : il fait remplir six caisses en bois d'une couche mince de terre riche en palmelles, ces caisses sont transportées dans un lieu élevé, d'une salubrité parfaite et placées sur la fenêtre d'une chambre habitée par deux jeunes gens sains et bien portants. Au bout de quinze jours environ, les deux jeunes gens ont des accès de fièvre tierce, alors que personne autre n'est atteint dans la même maison; dans une autre expérience analogue, deux individus sur trois sont atteints de fièvre intermittente.

Wood et Leidy, de Philadelphie, ont couché, pendant un mois, dans une chambre où l'on avait réuni une grande quantité de palmelles, sans éprouver aucun malaise*.

Wood fait remarquer : V que les palmelles sont des plantes riches en chlorojihylle, qui ont besoin pour vivre de l'action de la lumière et qui ne peuvent pas vivre dans le sang; 2'' que les palmelles se trouvent dans une foule de localités salubres et

t. W.-A. IIammo.vd, a trcnlisi» on liy^riene. Philadelphie, 1803.

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