Wood, American jour n. of ilœ med, sr
qu'elles se développent aussi bien dans la neige que dans Teau tiède, ce qui n*est pas en rapport avec ce que nous savons de Faction du froid sur Tagent du paludisme; 3** que les palmelles vivent très bien dans des solutions de sulfate de quinine.
En 1872, pendant le Congrès médical de Lyon, une commission, composée de Colrat, Magnin et Fochier, fut nommée pour rechercher dans les étangs de la Dombes les palmelles de Salisbury. « Nous trouvâmes, dit Magnin, sur les bords des étangs visités par nous, près de Villars, des algues répondant assez exactement aux palmelles de Salisbury, autant du moins que leur description imparfaite permet une identification. » (Magnin, Th. Paris, 1876, p. 96.) Cette algue, qui serait le Chlorococcum coccoma ou Palmella coccoma^ a été rencontrée, dit Magnin, dans beaucoup d'endroits où ne régnent pas les fièvres ; des plaques de terre recouvertes de cette algue, transportées dans diverses habitations de Lyon, n'ont jamais déterminé d'accès de fièvre chez les personnes qui occupaient ces habitations; Magnin conclut que les palmelles ne sont pas les agents de la fièvre palustre*.
En 1807, Binz constate l'action toxique des sels de quinine sur les infusoires, et tire de ce fait un nouvel argument en faveur de la théori(? parasitaire du paludisme S mais la valeur de cet argument est faible tant qu'on admet que le parasite du paludisme est un champignon, une algue ou une bactérie; les champignons, les algues et les schizophytes, sont en effet très peu sensibles à l'action de la quinine.
Le même observateur injecte à des chiens, dans les veines, des matières putrides d'origine végétale, et il prétend que les animaux rendus malades de cette façon guérissent par la quinine. Ces expériences sont avec raison critiquées. Il est bien certain que Binz n'a jamais provoqué ainsi de véritables fièvres intermittentes et que les animaux sur lesquels il expérimentait ont eu simplement des accidents septicémiques.
Quinquaud, qui a étudié avec soin les palmelles, a souvent absorbé lui-même et a fait absorber à d'autres personnes ces microorganismes, les résultats ont toujours été nétratifs"'.
Massy (de Ceylan) a signalé la présence d'une quantité énorme
i. Magnin, IUtIi. pt^olo^ii|ues, hotniiiquos <»l stnlisti(iiu»s sur l'iiii|)alu(lisnio dans les Dombes, Th. Paris. 1870.
2. Bixz, yUu: SchuUze's .\rchii\ 1807. — Du m^.me. Plinrniakolo^ische Sludion ùlicr Cliina, Virchow's Arrhiv, 1809.