‹ Traité du paludismeChapitre 52 sur 291 · Morand, Le poste de Nam-Dinh, Paris · texte numérisé non relu

Morand, Le poste de Nam-Dinh, Paris

5. A. Billet, BalleL scientif, de la France et de la Belgique, 1898, t. XXVIIl, 2* partie, p. 241.

• D'après Rasch, les Siamois sont aussi souvent et aussi gravement atteints par le paludisme que les Européens '.

A Mayolte, ce sont les créoles qui ont la plus forte mortalité palustre, ils sont souvent atteints de bilieuse hémoglobinurique'.

En Algérie, j'ai souvent constaté le paludisme chez les indigènes. Il est diflicile d'apprécier exactement la fréquence relative des fièvres palustres chez les Européens et chez les indigènes, ces derniers échappant souvent à l'observation; mais on peut dire, d'une façon générale, que les indigènes algériens ont une force de résistance et une tolérance pour l'agent pathogène que nous ne possédons pas; le paludisme prend presque toujours chez aux des formes moins graves et moins aiguës que chez les Européens. La continue palustre et les accidents pernicieux sont rares chez les indigènes, qui cependant se soignent très peu et très mal; par contre, la cachexie palustre est commune dans les tribus qui occupent des localités malsaines; il n'est pas rare de rencontrer des indigènes dont la rate est très volumineuse et qui continuent à se livrer à des occupations fatigantes.

■ L'habitude émousse l'activité des émanations marécageuses, en ce sens du moins que les indigènes n'ont très souvent que des fièvres peu graves, alors que les étrangers placés accidentellement dans le foyer des miasmes, éprouvent les accidents les plus formidables... Pendant que nos soldats étaient horriblement décimés par les fièvres pernicieuses, les Arabes, à notre solde, exposés également aux fatigues des camps, ne contractaient que des fièvres bénignes. Mais les indigènes sont, tout aussi bien que les étrangers, sujets à des récidives multipliées. » (Maillot, Traité des fièvres intermït., p. 26S.)

9° Peut-on aci/iiérir ('immunité pour le paludisme. — La plupart des Auteurs admettent qu'une atteinte de paludisme, loin de conférer l'immunité, constitue au contraire une prédisposition i. de nouvelles atteintes.

Celli qui a cité quelques observations d'individus paraiaai avoir l'immunité naturelle pour le paludisme ou bien une îramtl nité acquise, à la suite d'une première ètteinte de fièvre *, recoQ^ naît que ce sont là des exceptions rares et que cette immunité c

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