I. Janai, mars-avril 1897, p. iS
3. BuN, Ann. fhyg. et de mit. roliM., 1004, t. vril. p. lOt . 3. A. Ciuj. AnnaU iTIgirne «/wrjn., 18IKI, I. IX, p. 29i. Du mPoii' secoiido \e auave riccrchc. Ram», ISOâ et AnnaU itlgùme sperim., 1900.
CAUSES ADJUVANTES 10*7
loin d*é(re complète. En 1899, Celli avait donné, comme exemples d'immunité naturelle, les observations de cinq individus qui, vivant depuis longtemps dans des localités palustres, n'avaient jamais pris la fièvre; dans un travail postérieur d'une année, il signale que deux de ces individus ont eu des atteintes de fièvre.
R. Koch qui a constaté la fréquence du paludisme chez les enfants indigènes à Java et à la Nouvelle-Guinée allemande, et la résistance des adultes à Tinfection dans ces régions et sur la côte d'Afrique, est arrivé a conclure que les habitants des pays palustres pouvaient acquérir l'immunité contre le paludisme, à la suite d'une atteinte de la maladie dans le jeune âge '.
Nous avons vu plus hautque les nègres résistent beaucoup mieux au paludisme que les hommes des autres races ; c'est là un fait anciennemenlconnu, attesté par un grandnombred'observaleurs, évidentd'ailleurs, puisque les nègres prospèrent dans des régions que le paludisme rend inhabitables aux hommes des autres races, mais l'immunité des nègres adultes vivant dans des régions palustres n'est que relative.
Steuber à Dar-es-Salam a trouvé souvent des hémamibes dans le sang des nègres adultes '.
Ziemann a injecté du sang palustre à 7 individus qui semblaient avoir acquis l'immunité à la suite d'une ou de plusieurs atteintes de fièvre, 5 se sont infectés*. Ziemann pense que les nègres adultes n'ont pas l'immunité, mais seulement une résistance particulière à l'infection palustre.
D'après A. Plehn, les nègres adultes du Cameroun et du Togo, ont une fois sur deux des hématozoaires du paludisme; en temps ordinaire, ils ne présentent pas de symptômes fébriles, mais s'ils sont surmenés, soumis à un travail forcé, les accidents palustres reparaissent. Celte résistance est particulière à la race noire \ . Kohlbru^e qui a exercé longtemps à Java n'a pas constaté que, dans les localités palustres, les adultes eussent l'immunité ^
Terburgh qui lui aussi a observé à Java fait remarquer (après H. Koch) que, les adultes étant moins fréquemment infectés que
1. R. Koch, Reiseberichte... Berlin, 1808 et Deutsche med. Wochenschr,, 1900, n*" 17 et 18.
2. Stscbib, Deutsche med. Wochenschr,, 22 janv. 1903 et Àrch. /. Schiffs u. Tropen %M !9a3, t. VII, p. 57.
3. H. ZiBMMANN, Congrès internat, de médecine, Paris, 1000, section de bactériologie elde parasitolbgie et DeuUche med. Wochenschr., 1900, n<** 47 et 48.
4. A. Plbh!!, Weiteres ûber Malaria, Immunitat u. Latenzperiode, lena, 1901 et Uber ^ariaimmunîtât, Arch. /. Schiffs u. Tropen Hygiène, janvier 1906.