‹ Traité du paludismeChapitre 60 sur 291 · I. llAMNkBsni;. Il' l «tcii. Wû-n. mx · texte numérisé non relu

I. llAMNkBsni;. Il' l «tcii. Wû-n. mx

It. G. DkSTIANKU.I et A. BmNAMt,

ntéiltcine inltme, Leiptig, 1802, et Pie Molnria Para-

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Dans certains cas on trouve, dan:

tion, une série de formes intermédiaires entre les iii^niaties reufeimant de petites hémamibes et les croissants à leur développemenl complet.

Les corps spliériques qui donnent naissance aux croissants se confondent, à leur première piiase de iléveloppemenl, avec les petites liémamibes décrites plus haut, mais liientât ils s'en distinguent; leurs contours sont plus marqués que ceux des hémamibes ordinaires et le pigment est moins disst^miné.

Le parasite, en grandissant dans l'hématie, se moule sur la circonférence de cclleci, si bien que le bord convexe d'un corps en croissant décrit souvent une courbe exactement superposable au contour d'une hématie; le même fait s'observe jiour les hématozoaires dos oiseaux, qui se développent dans les hématies, entre la paroi externe et le noyau, sans produire d'abord aucune déformation de l'hématie.

Ln ligne line qui réunit tes extrémités des croissants correspond au contour de la partie de l'Iiématie non occupée par le parasite. Dans des préparations de sang tixées et colorées, on peut voir un karyosonie vers la partie moyenne de chaque croissant, au milieu de la couronne formée par les grains de pigment (fig, 31. ■32, 33 de la planche) et sur des préparations bien n'-ussies, on distingue, à l'asiicct des karyosomes. les éléments mdles, des femelles; le karyosome des éléments milles est constitué par un réseau làctie, occupant une grande partie du parasite, tandis qi celui des éléments femelles est ramassé, compact, et de foi arrondie on ovalire régulière.

Les croissants sont souvent associés dans le sang des mali

aux petites hémamibes, dans les lièvres des régions tropicales.

Les flagelles que nous allons décrire s'échappent souvent

croissants après que ces derniers ont pris la forme sphérique.

S" Flagelles. — Lorsqu'on examine avec soin une préparatîoD de sang frais dans laquelle se trouvent de grandes béciiamibes nu lies corps sphériques ilérivés des croissants, il arrive souvent qu'on dislingue, sur les bords do ces éléments, des filaments mobiles ou flagelles qui s'agitent avec une grande vivacité et qui impriment aux hématies voisines des mouvements variés; les hématies dôpriinées, pliées, refoulées, reprennent leur forme dès que les flagelles s'en éloignent. On dirait des anguillules qui, fixées par leur exlrémilé caudale, tenteraient de se dégager.

que

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Le spectacle de ces flagelles en mouvement est caractéristique ; c'est après Taroir observé que mes doutes sur la nature parasitaire des éléments pigmentés du sang palustre, ont été levés définitivement*.

Les flagelles sont si fins, si transparents, que, malgré leur longueur, (3 ou 4 fois le diamètre des hématies, soit 21 à 28 u), il est très difficile de les voir quand ils sont au repos.

Les flagelles sortent des corps sphériques, on assiste quelquefois à cette excapsulation. Le nombre des flagelles qui s*échappent d'un même corps sphérique est variable; quelquefois on ne distingue qu'un de ces éléments, d'autres fois on en distingue deux, trois ou quatre (14, 15, fig. II); le nombre quatre est le plus commun.

Lorsque les flagelles sont au nombre de trois ou quatre, ils se pelotonnent parfois, de telle sorte qu'il devient très difficile de dire quel est leur nombre et quelles sont leurs dimensions.

La mobilité des flagelles est plus marquée quand le sang est en couche un peu épaisse que lorsqu'il est étalé en couche très mince entre les lamelles porte-objet et couvre-objet.

R. Ross a constaté que la sortie des flagelles était facilitée quand la densité du sang était augmentée ou légèrement diminuée-. Le mélange du sang à de leau physiologique donne de bons résultats.

L'extrémité libre des flagelles présente souvent un petit renflement piriforme, visible seulement lorsque cette extrémité, très mobile, se trouve exactement au point.

1. CWt après avoir constaté Texistcnce dt»s (Infrelles que M. le professt»ur Bouchard disait à rAcailéiiiie d<îs svcienccs : • Une noti; récente de M. Laveran me conduit à signaler l'iinporlance d'une découverte qui remonte à «lix années et qui, cont«^lée pendant longtemps, me parait aujourd'hui inaltacfuable... » {.Xrad. desSr.,2[ janvier 1889). Mon si regretté ami h» professeur Straus a été également convaincu de la nature fwirasitaire des éléments trouvés dans le saiif^ des palustres à partir du jour où il a pu observer les fla^^lles. • J'avoue, dit Straus, que j'étais parmi ceux qui conservaient eneon> quelques doutes sur la validité de la d(HM>uverte de M. Lavenin, tant un esl (Kirlé, malgré soi, à se délier de notiiuis nouvelh?s 4|ui ne rentrent pas dan> le^s c^idres reçus; mais ces doutes viennent d'éln; complètement dissif)és. M. Laveran n bien %«»ulu me montrer, au Val-di*-Gràcc, des prép^irations du san^r d'un soldat di' retour du Tonkin avec des accès de (lèvre intermittente. On y voyait, avec une netteté parfaite, les diverses formes décrites par lui du parasite, surtout des corps Jla'jeHés, qui sont éminemment caractéristiques ; ci^ corps sphériques, munis de ila^elles ondulés et animés de mouvements extrêmement vifs, «jui déplacent les frlohules routes à la façon de véritables fouets, forment une des images les plus saisissanles «pii se puissent voir au microscope; cette image est aussi particulière et aus»i caractéristique que l'est celle du sang charb(mneux ou du sang d'un individu atteint de lilariose. • (.Soc. de Biologie. 2i noT. 1888.)

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