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Â. Layeran, Traité des fièvres palustres, p

Ii2 ÉTinLdGlE

Les Qagelles Mit été rencontrés chez 92 malades. 136 malades dans le sang desquels j'ai conslalé la présence des croissants se répartissent ainsi qu'il suit au point de vue clinique :

Quotidiennes

Tierces

yuarles

lolermiltentes iri-i^gulières

IntermiUenles de type ioJéleru;

Continues

Accidents pernicieux

Cachexie sans fièvre

Le cliiffre des iiiiarles qui figurent à ce tableau est très faible, mais je n'ai recueilli que 7 observations de quartes oontre 2i5 de quotidiennes et 81 de tierces.

D'autre part, les croissants font souvent défaut dans les lièvres irrégulièrcs; sur 36 cas de fièvres palustres â lype irrégulier, je n'ai noté l'existence des croissants que 23 fois; dans les 33 autres cas on ne trouvai! dans le sang' que des corps amiboîdes.

Il m'est arrivé plusieurs fois d'observer chez un même malade, sans que le Lype de la fièvre se modifiât, lors d'un premier examen, des croissants et, lors d'un e.\amen postérieur, ilescorpsaniilKiïdcs.

Voici deux exemples de ces modifications.

Un malade eutre à l'hôpital du Val-de-Grâce, le 3 décembre 18yi, pour cachexie palustre et lièvre intermittente quotidienne;. L'oxamen du sang, fait à plusieurs reprises au mois de décembre, révèle seulement l'exislenL-e de corps amiboîdes. De nouveaux examens, faits les S et 11 janvier 1892, permettent de constater l'existence de croissants. Un dernier examen ne révèle plus que des corps amiboîdes.

Un autre malade, qui a contracté la fièvre au Dahomey, entre au Val-de-Grâce le 23 juillet 1893. A l'entrée il n'y a pas de fièvre, le sang renferme des croissants. Les 9, 10 et 11 août, le malade a des accès très réguliers; l'examen ilu sang fait le 9 .aoflt révèle l'existence de petits corps spliéri<iues ; je ne trouve plus traceJ croissants.

Il me serait facile de multiplier ces exemples.

Dans d'autres cas, je trouvais en même temps dans le sang ^ corps amibo'ides et des croissants.

Pour expliquer ces faits, les partisans de la pluralité des héll

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tozoaires du paludisme sont obligés d'admettre que les infections mixtes sont fréquentes.

Les croissants s*observent souvent chez les malades atteints d'accidents pernicieux; je les ai notés 13 fois sur 18, soit dans 12 p. 100 des cas et Mannaberg les a notés 27 fois sur 30. On ne saurait en conclure que les corps en croissant sont la cause des accidents pernicieux; la présence de ces éléments n'est pas constante dans les fièvres pernicieuses, et d'autre part on les trouve fréquemment chez des malades qui n'ont jamais eu d'accidents pernicieux.

Feletti a pu dire qu'il n'avait jamais observé les croissants chez les malades atteints de fièvre pernicieuse ^

Depuis le début de mes recherches, j'ai été frappé de ce fait que les croissants se rencontrent surtout chez les cachectiques, la cachexie pouvant d'ailleurs se produire lentement, à la suite d'une série de rechutes de fièvre, ou rapidement, à la suite de quelques accès graves (cachexie aiguë) ^.

Cette relation, a été confirmée par les travaux do Councilman, de \V. Osier, de James et d'Arnaud.

Dans ma statistique, les croissants ont été observés 126 fois sur 136 chez des sujets cachectiques ou profondément anémiés.

J'ai constaté la présence des croissants 120 fois dans les six derniers mois de l'année et 16 fois seulement dans les six premiers. Les mois les plus chargés sont : octobre, novembre et décembre.

En Algérie, on reste quelquefois pendant plusieurs mois sans observer les croissants; lorsqu'arrive le mois d'octobre, les cas dans lesquels on note leur présence se multiplient tout à coup ^

On comprend que Marchiafava et Bignami aient été conduits à établir un rapport entre les croissants et les fièvres estivo-automnales, mais en examinant les choses de plus près, on arrive à cette conclusion que l'inQuence saisonnière n'est qu'apparente.

Si l'on demande aux malades dans le sang desquels on trouve des croissants aux mois d'octobre, de novembre ou de décembre, quand ils ont eu la première atteinte de fièvre, on apprend que c'est de juillet à octobre (je parle de l'Algérie), c'est-à-dire qu'en remontant à l'époque de l'invasion, les cas se répartissent sur toute la saison endémo-épidémique.

1. Cowjrts inlermit. de inéd., Rome, 1894, Ga:. lieMom., IS04, p. 2CM).

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