II. UmTÉ du PALUUISUE. n^LATIONS DES DIFFËnË>TES FonHES
H. malarieB; lkch iiôle BiOLOOiguE. — 1° Les parasllvs de In tierce, lie la quarte et des lièvres tropicales ne constiluent pas des espèces dislincles, mais des oariélés d'une même espèce. — Golgi a appelé ratlenllon sur les différences qui existent entre les parasites de ia tierce et ceux de la quarte ' ; d'après cet observateur, ces différences peuvent se résumer comme il suit.
Le parasite de la tierce accomplit son évolution en di'ux jours, celui de la quarte en trois jours.
Les corps amiboïdes de la tierce ont des mouvements plus vifB que ceux de la quarte.
Les parasites de la tierce donnent lieu facilement et rapidement à la décoloration des hématies auxquelles ils s'attaquent, tandis que dans la quarte les hématies envahies par les parasites gardent, presque jusqu'au moment où la destruction est complète, leur coloration caractéristique.
Dans la quarte, les hématies parasitées ont une tendance mar quée k se rétracter, tandis r[ue dans la tierce elles ont souvent «les dimensions supérieures à celles des hématies normales.
Dans la tierce, le protoplasme des parasites est transparent, tes contours sont peu marqués; dans la quarte, le protoplasme parait moins délicat, elles contours des {jarasites sont plus nets.
Dans la quarte, le pigment se présente sous la forme de grains ou de bâtonnets plus gros que dans la tierce ; la teinte du pigment est un peu difTéi-ente.
Eniin, et c'est là ce qui constituerait la différence principale, nombre des éléments résultant de la ^segmentation des héma: serait plus grand dans ta tierce que dans la quarte.
Dans la quotidienne, on rencontre tantôt les parasites de la tantût ceux de la quarte, ce que Gotgî explique en supposant
I. Gowr. Àreh. ilaliennfs de Biologie, 1800. 1. XIV, tusc. I cl 2.
la quotidienne n*est pas un type à part, mais seulement une double tierce ou une triple quarte.
P. Canalis a admis une troisième variété de parasites, caractérisée par les corps en croissant. Cette variété se rencontrerait dans les quotidiennes à accès prolongés ou subintrants, dans les continues palustres pouvant produire rapidement la cachexie, dans certaines fièvres pernicieuses, dans les fièvres irrégulières.
Dans un travail publié en 1893, Golgi propose de diviser ainsi qu'il suit les fièvres palustres : 1® fièvres produites par des parasites qui se trouvent d'ordinaire dans le sang et qui accomplissent dans ce milieu les phases principales de leur développement (tierce, quarte); 2* fièvres produites par des parasites qui se développent principalement dans la moelle des os et dans la rate (quotidienne, fièvres irrégulières, subcontinues, pernicieuses)*.
R. Koch a décrit les petites hémamibes comme étant les parasites du paludisme intertropicaP; il est aujourd'hui démontré que ces petites formes sont les mêmes que celles qui ont été attribuées par les auteurs italiens aux fièvres estivo-automnales'.
B. Grassi, dans ses derniers travaux*, distingue 3 espèces de parasites :
i° Plasmodium malariœy parasite de la quarte;
2** Plasmodium vivax, parasite delà tierce;
3"* Laverania malariœ^ parasite des fièvres estivo-automnales et de la fièvre tropicale.
P. Manson distingue les formes suivantes :
Parasites de la quarte et de la tierce bénigne qui ne donnent pas de croissants;
Parasites de la quotidienne et de la tierce malignes qui ont des formes en croissant. Les parasites de la quotidienne maligne se diviseraient eux-mêmes en pigmentés et non pigmentés '.
Fr. Schaudinn admet les 3 espèces suivantes* :
V' Plasmodium malariœ Laveran (parasite de la quarte);
2° Plasmodium vivax Grassi et Feletti (parasite de la tierce) ;
3° Plasmodium immaculaium Grassi et Feletti (parasite tropical)^
J'ai toujours défendu l'unité du paludisme et un grand nombre