B. Grassi, Stiidi di une zoologo..., p
.5. P. Manson, Tropical Disensos, 1903.
if. Fr. Schaudinn, Arb, a. deni Ka'serl. GesandhcitsamUu 1902, t. XIX, fasr. 2.
ne RTIOLOGIE
iV observa leurs se sont prunoncfs Jans le même s Vandykc Carter, MctchnikofT, Quiockc, Coronado, Gabrilcliewskv, Catrin, Soulié, Viocont, Aruaud, Canlon, Titoff, Curnow et Cayiey, Danilewsky, A. Pleho, Kruse, Maruhoux. Lewkowicz, van Camjienhuut et Drycpondt, Siinonil, Mavrakis et Manoussos, vau Corkom, Salanoue, Mathis, 11. Gros, Thïroux.
Lewkowicz qui d'altord s'était rangé au nombre des partisans de la pluralité des tiénialozoaires du paludisme, concluait en 1900 à l'existence Je simples variétés pouvant se transformer l'une dans l'autre'.
La clinique me paratl fournir de puissants ai^unients en faveur de l'unité du paludisme.
On rencontre plus souvent telles ou telles formes dans telles ou telles conditions; les tierces et les quartes, par exemple, sont plus communes dans nos climats que dans les pays chauds, mais on ne peut pas dire qu'il y oit ici un foyer de tierces, là un foyer de ipiurtes ou de flèvres irréguliéres; c'est dans les mêmes foyers endémiques que l'on contracte los lièvres des dilTérenls types cl ces types varient d'une façon rég-ulière avec les saisons et les climats.
C'est un fait bien connu que la fièvre cbange souvent de type chez un même malade.
II est rare, surtout dans les pays chauds, qu'une fièvre dùbute avec le type tierce ou le type (juarte; le plus souvent, elle est d'abord continue ou quotidienne et c'est lors d'une rechute qu'elle se transforme en tierce ou en quarte.
Le type de la fif-vre pput même se modifier lorsque malades ont quitté les pays jialuslres, c'est-à-dire dans des c lions qui excluent l'idée d'une nouvelle infection.
Poui" expliquer ces faits, dans l'hypothèse de lit pluritlilc Jea parasites, il faut admettre que les différentes espèces it'hêmaiozoaires coexistent souvent chez le même malade et qu'elles prédominent totirà tour.
L'anatomie piilhologi(|ue montre aussi l'unité du paludisme; la mélanémie, l'hypersplénie sont des lésions communes â toutes lej> fièvres palustres.
Knfin le même traitement est applicable & toutes ces fièvres qui ont été souvent designées sous le nom de (îén
. U'iVnrr klin. Worlu-ntchr., tl
L^existence d'une espèce d'hématozoaire particulière au paludisme intertropical ne peut pas se défendre.
Chez les malades qui ont contracté le paludisme dans les régions intertropicales, et qui ont des rechutes après leur retour en Europe, Texamen du sang révèle les formes ordinaires de H. malariœ*.
J'ai recueilli les observations de 50 malades qui, après avoir contracté le paludisme au Sénégal, au Dahomey, au Soudan, à Madagascar ou au Tonkin, ont eu des rechutes en France. Ces observations se répartissent ainsi qu'il suit, d'après le type de la fièvre :
Quotidiennes 16
Tierces 13
Quartes 3
Irrégulièros. 10
Intermittentes de type indéterminé 8
Des changements de types sont souvent notés dans ces observations; la fièvre, d'abord quotidienne ou irrégulière, devient ensuite tierce, ou bien les accidents débutent par une fièvre continue qui se transforme, lors d'une rechute, en intermittente régulière ou irrégulière. J'ai classé les faits d'après les types constates au moment où les malades ont été soumis à mon observation et où j'ai pu procéder à l'examen du sang.
Il ressort du tableau ci-joint que la tierce et même la quarte ne sont pas rares chez les malades qui ont contracté la fièvre dans les réirions intertropicales et qui ont des rechutes après leur rentrée en France. Les tierces et les quartes ont même été notées plus souvent qu'en Algérie, ce qui s'explique par ce fait qu'en Algérie il y avait beaucoup de fièvres de première invasion, tandis que chez les malades en question il s'agissait toujours de rechutes.
Chez ces 50 malades, j'ai constaté l'existence de //. malarix sous les formes suivantes :
Hémamibcs petites et moyennes 14
— petites, moyennes et gran<los ^ 13
— petites et moyennes ou uraiidos et corps sot;iii('nt«''s 7
— — — — et ll.'iirollos 3
— petites et moyennes et croissants 1
— — — croissants et Ihiizcllos 4
Croissants seuls 3
Croissants et flagelles 2
1. A. Lavrrax, Acnd. des Sdences, 4 nini 1806 et Arrh. de Paras! tohgie, IHDS. n" I.
2. Lp> fiéinamibes ont été notées comme grandes quand «'llos nlU'ig-nnicnt ou dépns- >aienl les dimensions des hématies.
128 ETUiLOGlK
Dans un cas, j'ai noté (les liémamibes (moyeanes et ^âoîli un premier examen, des croissants à i'examen suivant.
Dans un autre cas, des croissants à un premier examen faîl pendant l'apyrexte, de grandes hémamibes à un nouvel examen au moment d'une rechute.
EuPin, dans un troisième cas, le sang contenait, au premier examen, de grandes liémamibes et, lors d'un examen fait peu aprts, de grandes liémamibes et des croissants.
Dans aucun de ces cas, l'examen du sang n'a donné les résuUats qui sont de règle, au Sénégal par exemple, pendant la saison insalubre; à côté des petites liémamibes pigmentées ou non, j'ai toujours noté l'existence d'hémamibes moyennes ou grandes.
Dans la moitié des cas au moins, il y avait des liémamibes d'un diamètre égal à celui des liémalies ou même des leucocyles; dans le sang de plusieurs malades revenant de Madagascar, ces éléments étaient remarquables parleurs grandes dimensions.
En recbcrclianl (juels ont été Ifs résultats des examens du sang (lourles (lèvres des différents types, j'arrive aux résuUats suivante
1" QuotidieniieB.
Ilémiimibea peliles cl moyennes
— peliles, moyennes et grandes t1
— iietitea, moyennes el grandes el corps segmi^ntés, . .
— — — el flagelles
— el croissanls { ]
— eroissiints et flagelles
Croissants seuls
2° Tieroea.
!ii5iTLamibr-s pelilea el nioyennfs 3 1
— petites, moyennes el grandes iiM
— peliles, moyennes et grandes el corps segmentés. . . S.¥
— moyennes, croissants et Oagelles ij
Croiasnnls t]
3" Quartes.
Chez les trois malades atteints de quarte, j'ai trouvé dam sang des liémamibes petites et moyennes et des corps segmenll
4° Fièvrea îrréguliërea.
liémamibes petites el moyennes S M
— pdilRB, moyennes et grandes 5 j
— moyennes el corps segmentés.
— peliles, moyeiiues et flagelles
Croissants el flagelles il
H. MALARIiE 129
Dans le cas où des croissants ont été constatés, la cachexie palustre était très marquée.
On voit que les croissants ne caractérisent pas, comme on Ta dit, les types irréguliers; ils ont été vus plus souvent chez des malades atteints de quotidienne ou de tierce que chez les malades ayant des fièvres irrégulières, et chez ces derniers leur absence a été souvent notée.
Plusieurs observateurs ont constaté comme moi que, chez les malades qui ont contracté la fièvre palustre dans les régions tropicales et qui ont des rechutes dans les pays tempérés, on trouve le plus souvent de grandes hémamibes.
J. Ewing qui a examiné, à New- York, des malades rapatriés de Cuba, a trouvé presque toujours dans leur sang de grandes hémamibes; il conclut que les probabilités sont en faveur d'un seul parasite polymorphe *.
Nous observons tous les jours, écrivent van Campenhout et Dr\epondt, que les rapatriés qui ont souffert de fièvres tropicales au Congo ont, après leur retour en Belgique, des fièvres tierces avec de grands parasites'. Il est bien probable, ajoutent ces auteurs, que c'est la fièvre tropicale qui se transforme.
A. Plehn signale que les grandes formes de l'hématozoaire, extrêmement rares au Cameroun, s'observent souvent chez les malades du Cameroun qui ont des rechutes de fièvre en Europe et il conclut à l'unité du parasite du paludisme ^
A. Billet a recueilli en 1904-1905, à l'hôpital militaire de Marseille, les observations de 43 malades ayant contracté le paludisme dans des régions tropicales : Madagascar, Tonkin, Sénégal, Côte d'Ivoire et Soudan et il a vu que chez ces malades, au moment des rechutes, les grandes formes amiboïdes étaient communes dans le sang*. A. Billet estime que les petits hématozoaires du paludisme dit tropical peuvent se transformer en grands éléments amiboïdes; en d'autres termes, que le paludisme dit tropical n'est pas produit par un hématozoaire d'une autre espèce que le paludisme de nos pays; il incline toutefois à admettre l'existence d'un parasite spécial de la quarte.
!. J. EwiNO, The Journ, of expert m. med., t. V, \\° 5, 25 mars 1901.
2. Van Casipenhout et Drtbpondt, Rapport sur les travaux du laboratoire médical de UH>p<ildville en 1809-1900, Bnixelles, 1901.