‹ Traité du paludismeChapitre 66 sur 291 · A. Billet, Soc, de Biologie^ 25 novembre · texte numérisé non relu

A. Billet, Soc, de Biologie^ 25 novembre

I^vcRAN. Traité da Paladisme, 2* édition. 0

La IraDsformalion des petits éléments peut être observée même chez des sujets qui n'ont pas quitté les pays tropicaux.

Au Sénégal, d'après Marclioux, la prédominance des petites formes non pigmenlées n'est pas constante; elle n'existe que pendant la saison des pluies qui est la saison insalubre. < Pendant la saison sècbe on observe les grandes formes amiboïdes, comme dans les régions tempérées et, même pendant l'hivernage, au moment où les Européens malades sont tous porteurs de la forme à évolution rapide, les mulâtres présentent les grandes formes pigmentées'. ■

Il résulte également des recherches de Thiroux que si, au Sénégal, on trouve presque uniquement les petites formes dans le sang des indigènes pendant l'hivernage, les grandes formes sont communes pendant la saison sèche et fraîche.

Sur 131 préparations de sang d'enfants indigènes, recueillies par Thiroux pendant l'hivernage et renfermant des hématozoaires, deux seulement montraient de grandes formes de tierce, soil 1,5 p. 100. Aux mois de novembre et décembre, dans les mêmes localités, sur 34 enfants infectés, on trouvait 25 formes dites tropicales, et !t grandes formes se rapportant aux variétés de la tierce (4 fois) ou de la quarte (5 foisl, ce qui donne 26,4 p. 100 de grandes formes. Aux mois de mars et avril, à la fin de la saison sèche, toujours dans les mêmes localités, on trouvait sur 78 enfants infectés : 50 formes dites tropicales, 3 formes tierces et 25 quartes soit 35,8 de grandes formes'.

Comme le dit Thiroux, il est difficile d'admettre qu'il y ail au Sénégal un paludisme d'été et un paludisme d'hiver, produits par des hématozoaires d'espèces différentes; il est plus vraisemblable que l'hématozoaire subit des transformations suivant les coi tions saisonnières.

D'après Thiroux, le passage de la forme dite tropicale, à quarte, est plus facile à observer, chez les enfants des noirs au Sénégal, que le passage de la tropicale à la tierce chez les Européens et les mulâtres qui prennent do la quinine, tandis que lef enfants indigènes ne sont soumis à aucun traitement.

Silberslein (observations faites aux Indes néerlandaises) adi

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