‹ Traité du paludismeChapitre 69 sur 291 · Cbami, op. Pli., p · texte numérisé non relu

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2. n. Vismut. Hae, de Shiogir. 28 ii.iir^ 18112. — H. Zimasn. I. Ori).'.. 18B7. l. XXI. n" 17-18.

:l. n. Gros, Sur l'iiriilt' des hi^miiluzonirr.- du )iiilucli~[iir. Sor.ilr

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cerveau en particulier, en sont littéralement bourrés. Les formes segmentées sont très rares dans le sang de la grande circulation.

La variété magna se rencontre plus particulièrement dans les tierces bénignes; elle est caractérisée par les grandes formes amiboïdes pigmentées; à côté des grandes formes, on trouve d'ailleurs des formes moyennes et de petites formes identiques à celles (le la variété précédente. Les formes segmentées sont communes.

La variété de la quarte est moins grande que la précédente et, dans les formes en segmentation, le nombre des segments est moindre, en général, que dans la variété magna.

Les hématies sont moins altérées par les parasites de la quarte que par ceux de la tierce.

Parmi les causes qui font varier l'évolution de Thématozoaire, il faut citer, d'une part les conditions climatiques qui peuvent retarder ou hâter cette évolution et, d'autre part, les conditions de résistance individuelle.

« La rapidité de la reproduction, qui peut varier dans la même espèce, explique, dit MetchnikofT, les différences dans les formes des rosaces qu'on a observées dans les fièvres tierces, quartes et pernicieuses. Lorsque le parasite se reproduit avec une grande activité, la segmentation s'accomplit avant qu'il ait atteint son stade adulte. Il peut se faire alors qu'un parasite tout jeune, encore dépourvu de pigment, se divise en un certain nombre de petits segments. Dans ces conditions de puUulation rapide, la maladie a un caractère très aigu et revêt souvent la forme pernicieuse. Lorsque la production se ralentit, le parasite aie temps nécessaire pour se développer plus complètement. Ici encore, suivant que la segmentation est plus ou moins active, le microbe provoque une tierce ou une quarte... » *.

Van Gorkom dans l'important travail qu'il a publié, en 1003, sur l'unité du parasite du paludisme^ est arrivé à conclure également que les différences signalées entre les parasites du paludisme pouvaient s'expliquer par la croissance plus ou moins rapide dépendant des conditions plus ou moins favorables de développement.

1. Metchni&off, Noie ropruduile dans mon rnpport sur rËtiologio du pnludisim* nu (Aiii^n"'* inttTnalioiml dMiygièiic de Budapest, 1894. — V. aussi : Damlewsky, Arch, russes de patkoloijie, ISttii, 1.

2. W.-J. VAN GoRiOM, Geneesk. Tijdsch; v. A'. /., l. XLU, p. 692 et t. XLIII, p. 1.

Thiroux pense que si l'activilé de //. malarias est pliis grande pendant la saison chaude, cela lient à sa fréquente rénovation dans le corps des Anu/)!ieles; à cet état de vie très active, les petites formes se mulliplient le plus souvent |iar simple dlvisioii, on n'observe ni grandes formes ni rosaces. Pendant la saison sèche au Sénégal et chez les individus qui rentrent en Europe, il n'y a plus de réinoculalions par les Anophèles; la vie du parasite devenant moins active, les hématozoaires acquièrent des dimeasions plus grandes el les ûëvres prennent les types à long'ues intermittences (tierce ou quarte), alors que, pendant la saison chaude et humide, les types continus ou quolidiens dominent.

La résistance individuelle doit aussi entrer en ligne de compte. Marchoux [op. cil.) a montre que c'était là une cause importante des variations morphologiques de //. malarix au Sénégal.

11 ressort des expériences de Jancso' que les dispositions individuelles jouent un rùle important dans la gravité du paludisme expérimental.

Comment s'étonner si //. malan'œ dont les conditions de culture sont variables, dans le sang de l'homme et dans le corp Aes Anophèles, yarie quelque peu au point de vue morphologique et au point de vue de son pouvoir pathogène.

2" llelalioiis entre elles des dlflerenles formes de H. mnlariic; leur rôle biologique. — Les relations qui existent entre les petites, les grandes hémamibcs et les corps segmentés sont faciles à saisir. Les grandes hémamiles dérivent évidemment des petites. Lorsque l'évolution de //. malariœ est très rapide, comme cela se produit dans les régions tropicales, les petites hémamibes peuvent e.\ister seules dans le sang, elles se multiplient rapidement, ii la fois par bipartition et par segmentation multiple. Quand l'évolution est moins rapide, les grandes hémamibes se montrent â cûlc des petites et peuvent prédominer, comme il arrive dans les pays tempérés. Les grandes hémamibes se multiplient dans le sang par segmentation multiple; comme nous l'avons vu plus haut, on peut suivre, dans les préparations de sang colorées, toutes les phases de division du karyosome et du protoplasme.

Les mérozoïtes provenant de la segmentation deviennent lÎH et ils vont infecter de nouvelles hématies.

Les hémamibes qui s'accolent d'abord aux hématies, y pénètl

.. N. Jancso. UcnIraM. /. Bakter.. I, Urip., I. XXXVIU. \>. WÛ,

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ensuite; elles se nourrissent aux dépens de Thémoglobine ; les hématies parasitées s'altèrent et l'altération est d'autant plus mar* quée que les parasites acquièrent de plus grandes dimensions ; le pigment noir est un résidu de la digestion de Thémoglobine.

La nature des flagelles a été l'objet de nombreuses discussions ; plusieurs observateurs ont soutenu pendant longtemps que, contrairement à l'opinion que j'avais émise, il s'agissait de formes d*involution des hématozoaires. Je ne reviendrai pas sur cette controverse, la question est tranchée aujourd'hui.

Simond a montré que le stade à flagelles existe chez les Coccidies et il a émis le premier l'opinion que les flagelles étaient des éléments mâles destinés à féconder des éléments femelles ^

Cette opinion a été pleinement confirmée par les recherches de Schaudinn et Siedlecki', et de Mac Gallum^

Mac Gallum a réussi à faire les observations suivantes alors qu'il étudiait le sang frais d'un malade palustre ayant de nombreux croissants. Au bout de 10 à 12 minutes, les croissants s'étaient transformés en corps sphériques. Après 20 à 25 minutes, quelquesuns des corps sphériques donnèrent des flagelles. Des flagelles devenus libres s'approchèrent d'un corps sphérique immobile et l'un des flagelles pénétra dans ce corps, tandis que les autres continuaient à tourner autour *.

Nous verrons plus loin que les observations faites sur H. Danilewskyi, hémamibe des oiseaux très voisine de //. malariœ ne laissent aucun doute sur ce rôle des flagelles.

La figure V (Ch. V) montre (1), une forme femelle de //. malariœ dans laquelle pénètre un flagelle.

L'hématozoaire du paludisme a donc, comme les Coccidies, deux formes de multiplication : 1** une forme de multiplication endogène, asexuée, représentée par les corps segmentés ou en rosace; 2** une forme de multiplication exogène, sexuée, représentée par des éléments femelles et des éléments mâles qui sont les flagelles. D'après la technologie adoptée dans l'étude des Coccidies, les petits éléments provenant de la segmentation des hémamibes sont des tnérozoites; les éléments mâles qui donnent les flagelles sont des

1. P.-L. SiMOND, Soc. de Biologie, i*' mai 1897, Ann. de l'Iiist. Pasteur, juillet 1897, et Arch. deméd. navale, juillet 1897.

2. ScHAUDiNM et SiEDLBGKi, Verh. d. deulsch. zooL Gesellschaft, 1897. — Siedlecki, Soc. de Biologie, li mai 1898, et Ann. de VInst. Pasteur, 1898.

3. W.-G. Mac Callum, Centralbl. f. Bakter., 30 ocl. 1897. Lancet, 13 nov. 1897, et Journ. ofexperim. med., 1898, t. 111, n* 1.

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microgamêlocyles et les lla^elles eux-mâmes sont des microgatn Les éléments reraelles fécondés par les tlagc^lles soot des macrogamètes.

L'analog'ie avec les Cocciilies est frappaute; l'évoluUon de H. malaria est seulement plus compliquée encore que celle des Coccidies. Alors que l'évolution de ces dernières s'accomplit clieï uo seul hôte, le cycle complet de l'évolution de H. vta/arix nécessite deux hétes : l'homme et le moustique.

Il ne parait pas douteux que les croissants soient des hémamilies enkystées dont le rôle dans le sang est celui d'éléments de résistance. Nous avons vu (p. 123) que les croissants se rencontraient surtout dans la cachexie palustre ou du moins chez des individus fortement anémiés à la suite de plusieurs atteintes île ûèvre. Chez ces malades, les réactions sont moins vives que chez les individus infectés depuis peu et l'hématozoaire arrive à la phase d'enkystement.

Les croissants qui peuvent rester pcmiant longtemps à l'état latent, sont très dangereux au point de vue de la propagation du paludisme; les Anophèles qui ont sucé du sang contenant det^ croissants s'infectent facilement.

1er le é des aU«i^^

III. Inoculation de H. malarias d'houiuf. a houme. Essais d-'j^

CULATION AUX ANIMAUX. EsSAtS DE CULTCIIE. 1" InoCUialiOH i

H. malariiD (ï homme à homme. — - Dochmann a essayé d'inoculer le paludisme d'homme à homme en se servant de la sérosité des vésicules d'herpès qui s'étaient développées chez un malade aUi de fièvre inter m illente '. Les résultats de ces expériences doiii être considérés comme négatifs.

En 1881, J'ai écrit qu'on réussirait vraisemblahlemeut à înociu le paludisme d'homme à homme en injectant, dans les veines d'un homme indemne de paludisme, du sang pris chez un malade atteint de lièvre palustre et reofermanl les hématozoaires que je venais de faire connaître; lus faits n'ont pas tardé à me donner raison.

On a obtenu aussi des résultats positifs en inoculant 1 palustre dans le tissu conjonclif, mais ce procédé est moi que le précédent.

Gerhardl qui a injecté du sang palustre, 1 gr. environ, dai tissu conjonclif de malades atteints d'alTections chroniques étr

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