A. Angeuni, Riforma med,^ déc
2. CoRONADO et Caspar 0. Miller ont annoncé qu'ils avaient réussi à cultiver le microbe du paludisme, mais rien n'est venu confirmer leur dire. (Coronado, Cronica medico quiruryica de la Habana, 1891, Centralbl. f. Bakter., 1892, p. 205, et mémoire adressé à l'Académie de médecine de Paris, 1894. — Caspar 0. Miller, Uber aseptische Protozoen RuUuren, etc., Centralbl./. Bakter., 1894, l. XVl, n" 7.)
:\. H. Vincent, Ann. de l'Jnst. Pasteur, 1897, t. Xï, p. 904.
Lorsqu'on applique une sangsue à un malade alleini de S^vn palustre, on peut encore, au bout de 48 heures, trouver les hématozoaires dans le sang absorbé par la sangsue. Rosenbach s'élatt flatli^ de l'espoir qu'on pourrait étudier par ce procédé les phases de développement du parasite', cet espoir n<? s'est pas réalisé. Les éléments parasitaires se conservent à la vérité assez long-temps dans le sang; absorbé par les sangsues, mais ils ne s'y multiplient pas.
IV. Deux HÉHATOZOAUitS EMIOGLURULAUIES des OISEAtX V0IS1^S DE
Hœmamœba ma/ariœ. — L'étude de //. malarim est rendue difficile par ce fuît qu'il s'agit d'un parasite propre à l'homme; il était donc indiqué de recourir à l'élude des hématozoaires voisins chez les animaux. Les recherches relatives aux hémamibes des oiseaux ont rendu, â ce point de vue, de grands services'.
Ces parasites ont été signalés pour la première fois en 1886-1887 par DanilewsUy, qui en a donné une description plus eomplëii' en 18S8 et 18HÙ.
Parmi les hémamibes des oiseaux, il en est deux surtout qui méritent d'attirer notre attention : H. Danilewxityi et //. relicta.
1" Hœmamœba Daailewskyi. — Cette hémamibe se rencontre chez UQ grand nombre d'oiseaux de tous les pays: en Europe, elle est commune chez Alaudaarvensis, Garrtdus ylamlarius, FringiHa cœlehs, Falco Unnanculus, Cotumba tivia. Parmi les oiseaux eio-
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ItiDfnio rusM.'). — H I 1. \-'i . i: I I ' I Lir, Bail, ineiituel du rÀead. da te. nul. di CalMr. 1800, —W. Kni-sF. M.. I iiLii.. ■..-,i,.,i, Xt/i, dt rircfcoifl, l. CXX1. p. :BU. — A-U- TRRAK, I)e« hémalK/. voi>iii? ili' rciix ilu iinludisiuc iibtst Im oitwaux. Soc. de Bloloçlf, n juillet ItraU, 23 mai et 21 Duv. I8UI. — A. Cblli ut F. SAiirauci, Sui poruslti dd pluliulu russo DL'ir uurDO c afifVx oniiiiali, Ann. <lelV hlilalo d'tgiaw sperim. deir l'aivrriila di Huma, S'iova urte, 1. I, tant. I. — E. m MArmi, Cunlrili. nllo sJiidin dcQ' itifi-iinni- nintnrira spcrini.. Hiforma meJ., 3U nini IMUI. — B. Giubsi cl R. Fium. CaUralbl.f. Baktsr.. IS91. t. X, n~ l(. 15, lU, et Afod. da te. de Catme. liW2, t. V. i* si'ric. — A. LabbI, Sot. de Biol., lô jiiiJIpt et 2i ucl. 1(103, rt Aivh. Je lootagie etpér.. Msai. — SACHAMori'. Ann. de Finit. Faiteur. 180.1, p. 801. — IUillwt, Traiir> Ae md, murl., 2' 6dil.. Paris. Iit03. p. 122. -~ Damlbwsky. Sur lea pnranilns du ^nag d» animaux nnnliiftuN i i-cux du sntig tiiiniuiii dans le luiluJistiit', Congrt« riiv minlmiM mssps h Saiiil-PélcKbour^, ItlUi- — W.-G. Mac Calluh, CentralM. /. Oakler., 30 «L tlWT et Journ. o/ erixTÙn. med., 1808. t. III. n* 1. — Upir. Joiira. nferptr. mtd.. IHU, I. III. Il» l. — Vo:i WASIEtKWSEl, Areh. f. Hygiène, lOOl.
H. MALARliE 145
tiques, j'ai signalé le Padda oryzivora, qu'on se procure facilement à Paris, comme étant fréquemment infectée
J'ai étudié H. Danilewskyi chez le pigeon, le geai, Talouette, le pinson et le verdier (Chloris hortoms).
Les pigeons infectés venaient de Toscane ou d'Algérie, j'ai recherché plusieurs fois sans succès des hémamibes chez des pigeons d'origine française, alors même que j'avais la précaution de me faire envoyer des pigeons élevés dans des régions palustres (environs de Rochefort).
Les autres oiseaux infectés (geais, alouettes, pinsons, verdiers) avaient été pris en France et le plus souvent dans des régions salubres.
Les saisons exercent une influence manifeste sur la fréquence de cette maladie des oiseaux, comme sur celle du paludisme.
En hiver, on a de la peine à trouver des oiseaux infectés, et les parasites sont toujours en petit nombre dans le sang, tandis qu'en été la maladie devient commune.
Sur 6 pinsons examinés à Paris au mois d'août, 5 étaient infectés; sur 5 pinsons examinés au mois d'octobre, aucun ne présentait d'hématozoaires.
En gardant en cage des oiseaux infectés, il est facile de constater que les parasites disparaissent de la grande circulation au commencement de l'hiver et qu'ils reparaissent au printemps; pas toujours cependant, car les oiseaux captifs guérissent souvent, surtout s'ils sont bien soignés et bien nourris.
Les hémamibes du type H. Danilewskyi, trouvées chez un grand nombre d'espèces d'oiseaux appartiennent-elles à une seule et même espèce ou à plusieurs espèces? C'est là une question qui n'est pas encore résolue. Dans l'état actuel de la question, eu Tabsence de caractères morphologiques distinctifs des hémamibes chez les oiseaux des diflérentes espèces, il serait tout à fait prématuré de scinder ce groupe.
Comme H. Dialariœ, H, Danileivskyi se présente sous des formes assez différentes.
Les hémamibes endoglobulaires, qui représentent les formes les plus communes, se montrent sous les aspects suivants.
Petites hémamibes formant des taches claires, arrondies ou allongées, dans les hématies (pseudo vacuoles de Danilewsky) ; les
1 . A. Laveran, Soc, de Bioloijie, 30 nviil 1898 et 13 janvier 1900.
Lavirak. Traité do Paludisme. *2<^ édition. iO
plus pelils (le ces éléments mesurent 1 à â ^j.; dans le protoplasme, on trouve liabiluellemenl quelques grains de pigment noirâtre {I, 2, lig. III); une même hématie peut renfermer deux ou trois éléments parasitaires.
Les parasites out souvent la forme de petits éléments cylindriques, semblables, comme l'a dit Danilewsky, à des vermicules. Ces éléments, effilés ou arrondis à leurs extrémités, sont de dimensions variables (2, 3, 4, lig. III); leur grand axe est parallèle au grand axe de rhématie ou bien le vermicule, replié sur lui-même, coifTe une des extrémités du noyau.
Il arrive que les bémamibes sont au nombre de deux dans une même hématie ; j'ai souvent noté ce fait chez le pigeon ; on trouve do chaque cAté du noyau un corps cylindrique ou bien, aux deux extrémités de l'hématie, des éléments parasitaires recourbés sur le noyau.
Les corps cylin(Iri(|ues, augmentant peu à peu de volume, tiuissent par avoir la même longueur que les hématies; ils peuvent continuer encore à s'accroître en se recourbant à leurs extrémités. Ces éléments renferment des grains de pigment noirâtre, identique au pigment palustre.
Il s'agit bien de corps endoglobulaires; le refoulement du noyau, lorsque l'élément parasitaire acquiert un certain volume, et le fait que les extrémités des éléments cylindriques viennent se replier sur les noyaux des hématies ne laissent aucun doute à ce sujet.
Les parasites ont des mouvements amiboïdes très lents, difficiles à constater dans le sang frais, mais qui se décèlent par les formes irré|îulières qu'ils prennent souvent dans les préparations colorées; ou observe des prolongements de forme variée, surtout aux extrémités.
Les hématies sont en général peu altérées, le noyau reste longtemps en |)lace, contrairement à ce qui arrive pour les hématies parasitées par H. rclicUi.
Déjà dans le sang frais on peut constater que les éléments parasitaires .sont de deux types, I" type : [dus gros que le second, avec du jiigment fin disséminé, le protoplasme est granuleux; 2* type : plus effilé que le premier; le pigment, en grains plus gros, est accumulé aux extrémités; le protoplasme est hyalin.
Après coloration par les procédés appropriés, ces différences s'accusent, les éléments du premier type montrent un noyau
H. MALARIiE
arrondi ou ovalaire, ramassé, à contours réguliers (3, fig. III) et leur protoplasme se colore fortement; les éléments du deuxième type montrent un noyau allongé, irrégulier (4, fig. III) et leur protoplasme ae colore faiblement.
Les éléments du deuxième type qui fournissent les flagelles ou microgamètes sont les microgamétocytes ; les éléments du premier type sont les formes femelles ou macrogamètes.
La multiplication asexuée, endogène, parait assurée par de petits
fà
Fi{r. m. — DifTërents aspects do Hmmamœbn Danilewtkyi ; sang Uo pigeon, Coiumha livia. It 3. Hématies avec do petites hëmamibes. — 3. Hématie qui contient une grande hêmamibe femelle. — 4. Hématie avec ane grande hëmamil>o mâle. — ô. Hématio qui contient une hêmamibe femelle «l nue hêmamibe mAie« — 6. Hêmamibe après rupture de l'hématie qui la contenait, CD voit «encore le noyaa de Thématie accolé an parasite. — 7. Hëmamibo màlc avec 4 flagelles. — ^. Hêmamibe femelle dans laquelle pénètre an flagelle (fécondation). — 9. Un flagelle libre. (Iross. ir<00 D environ.
éléments de forme sphérique ou allongée, de 1 [x à 2 [jl de diamètre, qui se voient dans la rate et dans la moelle des os ^
A. Labbé a décrit des formes en rosace qui se développeraient aux extrémités des corps cylindriques endoglobulaires; ces formes n*ont été retrouvées par aucun observateur et, depuis l'époque où Labbé faisait ses recherches sur les hématozoaires des oiseaux, la technique a fait des progrès importants qui auraient permis de mettre cette segmentation en évidence, si elle existait réellement.
Lorsqu'on examine une préparation de sang frais, contenant de nombreuses H, Danilewskyi, on constate souvent que des hémamibes endoglobulaires deviennent libres. L'hématie qui contenait le parasite éclate et disparaît brusquement S à Texception du noyau