A. Lavbran, Soc. de Biologie^ i:) janvier
2. A. Lavbrafi, Au sujet de la structure des hématies des oiseaux. Soc. de Biologie, février 1901.
qui reste accolé à rhémamibe, laquelle prend une forme Bphërîqne (6, fîg. III). Les grains de pigment sont souvent animés d'un mouvement vif à l'intérieur des corps sphériques, enfin on voit se dégager d'un certain nombre de ces éléments des Qagelles très semblables à ceux de H. mnlarise.
Les flagelles qui sont souvent au nombre de quatre (7, fjg. III) sont animés de mouvements très vifs qui impriment aux corps sphériques d'oJ!i ils émanent des mouvements oscillatoires, voire même des mouvements de translation et de rotation.
Les corps sphériques munis de flagelles ont été décrits par Danilewsky sous le nom de Pofimitus-
La longueur de chaque flagelle, difficile à évaluer exactement dans le sang frais, à cause de la flexuosité de l'élément et de sa mobilité, est à peu près double de la longueur d'une hématie; très minces et très transparents, les flagelles sont presque invisibles à l'état de repos ; quand ils se meuvent, ils impriment aux hématies voisines des mouvements 1res variés qui les décèlent, dans le sang frais, là où on n'aurait pas réussi à les apercevoir, saus la présence des hématies.
Les mouvements des flagelles peuvent persister pendant plusieurs heures.
Ces flagelles, comme ceux de l'hématozoaire du paludisme, finissent par se détacher du corps sphérique d'où ils émanent; ils deviennent alors libres dans le plasma et ils ne tardent pas à se perdre au milieu des hématies.
Après coloration du sang desséché et fixé, on constate que les Qagelles sont constitués par de la chromaline et une mince courlie de protoplasme. La chromutine est tantôt étirée, tantôt ramassée, elle forme alors saillie sur un des côtés du flagelle (9, fig. III).
Mac CuUum, en examinant le sang frais d'un corbeau infecté de H. Danilewskyi, a réussi à observer le phénomène de la fécondation. Les flagelles devenus libres se dirigent vers les corps sphériques qui représentent les formes femelles et s'agitent autour: un flagelle pénètre dans chaque s|ihère et, après une courte période d'iigitation, devient immobile; au moment de la pénétration Aa fiagelle, le pigment du macroganièle est agité.
Au bout de 15 à 20 minutes, l'élément fécondé montre uo prolongement conique qui se transforme en verraicnle faiblement pigmenté, mobile. Le mouvement des vermîcules est un mouvement do glissement lent. Le parasite progresse avec l'exlré-
mité pointue, dépourvue de pigment, dirigée en avant; on observe des constrictions péristaltiques d*avant en arrière (Mac GALLu>f).
Ces observations de Mac Gallum ont été vériQées par Marchoux * et R. Koch *.
Koch recommande de procéder comme il suit pour observer les premières phases de la reproduction exogène de H, Danilewskyi, Quelques gouttes du sang d'un oiseau fortement infecté sont mélangées avec quelques gouttes d'eau physiologique, et Ton fait des préparations en goutte pendante que Ton examine à la température ordinaire du laboratoire.
Au bout de quelques minutes, un certain nombre d'hématies parasitées se rompent et les hémamibes prennent la forme sphérique. Les flagelles apparaissent au pourtour des parasites mâles et vont féconder les parasites femelles. Cela se passe en 10 à 20 minutes. Au bout de 30 à 45 minutes, les parasites femelles donnent naissance à des vermicules qui se dégagent pou à peu.
Dans des préparations bien colorées, on peut observer aussi le phénomène de la fécondation des éléments femelles ou macrogamètes, par les flagelles ou microgamètes (8, fig. III). Il faut avoir 6oin de ne pas fixer le sang aussitôt après sa sortie des vaisseaux; on attend quelques minutes; afin de donner aux flagelles le temps de sortir.
On n'a pas pu suivre le développement ultérieur de H. Danilewskyi, développement qui se fait évidemment dans un hôte intermédiaire, comme celui de H. malariœ et de H. reUcta,
IL Danilewskyi est très peu pathogène.
L^infection produite par cette hémamibe n'est pas inoculable d'oiseau à oiseau, même entre oiseaux de môme espèce.
2** Hadmsimœba relicta, — Rare chez nos oiseaux indigènes, cette hémamibe est commune en Italie, en Espagne, en Algérie, aux Indes, chez diflérentes espèces d'oiseaux et notamment chez le moineau.
Dans nos pays tempérés, c'est au printemps et en été qu'on rencontre le plus d'oiseaux infectés.
D'après les recherches faites en Sicile par Grassi et Feletti, en février et dans la première moitié de mars, les moineaux infectés étaient, à Catane, dans la proportion de 20 p. 100. Après cette