‹ Traité du paludismeChapitre 8 sur 291 · N A*s «nimnux en expôrienee, des éléments pigmentés ana · texte numérisé non relu

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l'it bucilte que ces observnteurs trouvent, dans l'air, dans l'eau, Jiku» la vise des marais, ainsi que dans des liquides de culture rt iIhi)« le sang des animaux inoculés, est décrit par eux sous le uoni de /Jacillm malarise'.

Dans le sol des régions palustres, ce microbe se présente sous rnupei'l de spores mobiles, de forme ovalaire, réfractant forlemenl lu lumière; dans le corps des animaux inoculés ou dans tes liquide» de culture, le parasite prend la forme de longs filaments d'abord homogènes, puis segmentés transversalement, de manière i figurer des articles dans l'intérieur desquels se développent des ■pores.

Ce Itacille se cultive facilement dans les liquides riches en substances azotées, dans les solutions de gélatine et d'albumine. Klebs et Tommasi Crudeli disent avoir réussi à produire, chez les animaux en expérience, des fièvres intermittentes à type régulier; il suffit de jeter les yeux sur les tracés thermométriques annexés an mémoire de Tommasi Crudeli, pour se convaincre que c'est \h une illusion; aucun des tracés ne ressemble à celui d'une lièvre intermittente légitime, et on conçoit très bien qu'une des variétés des septicémies si faciles à provoquer chez le lapin puisse donner lieu à des tracés semblables.

La tuméfaction de la rate n'est pas plus probante, elle s'observe en effet dans tuules les formes de la septicémie; l'existence des bacilles dans divers organes (rate, moelle des os) sous la forme de longs filanicnls homogènes, ne peut pas être considérée comme une lésion du paludisme; on ne rencontre jamais de filaments semblables dans les organes des individus qui ont succombé à des fièvres pernicieuses. Quant au pigment trouvé dans la rate de quelques animaux, rien ne démontre qu'il soit de même nature que celui du sang palustre.

Les conclusions di' Klebs et Tommasi Crudeli prêtaient fort â

la critique; néanmoins, comme on était disposé à croire, en 1879, à l'existence d'une bactérie du paludisme et que l'autorité des auteurs était grande, le Bacillus malarias fut d'abord accueilli avec beaucoup de faveur surtout en Italie et en Allemagne.

Tommasi Crudeli publie, en 1880, le résumé des recherches conflrmatives des siennes faites par Perroncito, Ceci, Cuboni, Marchiafava, Valenti, Ferraresi et Piccirilli*.

D'après Marchiafava et Ferraresi, le sang d'un malade atteint de flèvre intermittente, examiné pendant la période de frisson, contient toujours, et parfois en grande quantité, le bacille à sa phase de développement complet; pendant l'acmé de l'accès, les bacilles disparaissent du sang et on ne trouve plus que des spores-.

Cuboni et Marchiafava injectent à des chiens, dans le tissu conjonctif sous-cutané, du sang pris dans la rate de fébricitants et, une fois sur six, ils constatent des accès de fièvre chez les chiens inoculés; à l'autopsie, la rate est un peu tuméfiée*.

En 1882, A. Ceci affirme encore qu'il a réussi à provoquer des accidents palustres chez des chiens et chez des lapins en leur injectant dans les veines des liquides de culture préparés avec la vase des marais*.

Depuis 1882, un seul travail favorable à l'opinion de Klebs et de Tommasi Crudeli a été publié, c'est le travail de Schiavuzzi.

Schiavuzzi a annoncé qu'il avait réussi à obtenir des cultures pures du Bacillus malarias et à reproduire chez le lapin, à l'aide de

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