‹ Traité du paludismeChapitre 87 sur 291 · Rouet, Ann, d*hyg, et de méd. colon · texte numérisé non relu

Rouet, Ann, d*hyg, et de méd. colon

au voisinage il'uii étaug marécageux '.Ce a'est pas là. non pIosBB' fait ilont on puisse faire élat pour prouver que le paludisme peut se propager en l'absence d./lHo/jAe/es.

Salanoue a |iulilié les premiers résultats d'une enquête faili" dans 2.^ lacaiilés du Tonkin sur le paludisme et les Ano/ibclcn': quelques-unes des observations (celles qui concernent Haf^tan^^' notamment) sont peu favorables à la doctrine anophélienne'; mais Salanoue a soin de faire remarquer que les résultats eiiregristrés ne peuvent pas ôtre considérés comme définitifs. Les renseignements fournis ont été souvent très incomplets; c'est ainsi qu'on sait fort peu de choses sur les conditions de temps et de lieux dans lesquelles ont été recueillis les moustiques demandés par le labural^oire d'Hanoï.aux médecins des dilTérents postes *. Il serait donc prématuré de tirer dos conclusions fermes de cette enquête qui devra être complétée.

Varlarnidis (de Volo), Rosakis (de Leontarion), ïsamalis (de Kalamata) ont émis l'opinion que la transmission du pahidisnii^ n'était pas toujours due aux Anophèles; d'après ces observateurs, les lièvres palustres régnent en Grèce dans des villages situés dans les montagnes où il n'y a pas de moustiques ^ Il y aura lieu de soumettre à des enquêtes les faits avancés par ces observateurs.

Les enquêtes relatives à l'endémicilé du paludisme dans une localité, et à l'existence ou à l'absence des Anopliehs, doivent êtie conduites avec beaucoup de soin pour être probantes. 11 faut établir que les cas de paludisme, si l'un en constate, ont été contractés sur place et non au cours de déplacements, comme il arr'nt souvent pendant la moisson ou les vendanges par exemple: la rechcrcbe de l'index endémique cbez les jeunes enfants qui ne s^^^ tent guère de la localité où ils sont nés rendra a cet eU'et de grand» services. H faut, d'autre part, que l'enquête sur les culirides soïl co[iduite par une personne com|)étenle qui visitera les lieux et qui uese prononcera qu'après avoir recberché. pendant la saison Insalubre el. sur beaucoup de (loinls, les Annpiieles ailés et leur» larves; Januiis on ne s'en rapportera au dire des liabilaiils \

'A. Artir^li' liitltiili'iCuiilri- In IIiHoric i t. SHp^he eoloniaU- ilu III juill»! tUIMI 5. I™ '.'onijrfa iianhcUininue de inAtecîi« [<A liHKJ.

niK' iii lUjrchfeoInniaUiluSyû.

RÔLE DES ANOPHELES 173

ir s'il y a ou non des moustiques dans une localité. Il n'est nécessaire que les Anophèles soient nombreux pour propager èvre dans une ferme, dans un village; ces culicides passent tant plus facilement inaperçus qu'ils ne piquent que le soir et iant la nuit; beaucoup de Culex qui piquent pendant le jour .plus gênants que les Anophèles.

ontoro de Francesco, pour expliquer l'existence du paludisme » les localités où il n'avait pas vu d'Anophèles^ a émis l'opinion d'autres culicides, sans s'infecter eux-mêmes, [K)uvaient transer //. nmlariœ et l'inoculer, comme on ferait au moyen d'une ette. A l'appui de cette hypothèse, l'auteur ne cite aucun fait »ant; une autre hypothèse parait beaucoup plus probable, c'est en cherchant mieux, dans les localités signalées par Montoro 'Vancesco comme indemnes d'Anophèles y on trouverait quel- }-uns de ces culicides.

n a souvent objecté à la transmission du paludisme par les istiques que ces insectes abondaient dans des localités salu* i, qu'on les trouvait en grand nombre jusque dans les cons arctiques où cependant le paludisme n'est jamais observé. :e objection est sans valeur quand il s'agit de culicides autres les Anophèles, puisqu'il paraît démontré que ces derniers sont s aptes à propager le paludisme, mais il n'est pas douteux que Anophèles se rencontrent souvent dans des localités salubres. résulte des recherches de Nuttall, L. (]obbett et Strangewaysj que, en Angleterre, on trouve des Anophèles dans tous les ricts autrefois palustres, et aussi dans des localités où l'endémie jamais été signalée; trois espèces d'Anophèles ont été rencons : A. maculipennis, A. bifurcalus et A. nifjripes^ . Léger a trouvé des yl. maculipennis en gran<l nombre aux irons de Grenoble et dans toute la vallée de l'Isère; ce culicide :rès commun dans la basse vallée du Urac autrefois palustre, esse, cité par Léger, a constaté l'existence d'Anophèles en ide quantité dans les régions de tourbières de la Haute-Saône i le |>aludisme a disparu depuis une trentaine d'années ^ t. Sergent a trouvé des Anophèles en grand nombre (.1. macunnis et A. bifurcatus) sur les bords de TEssonne dans une on autrefois palustre, salubre aujourd'hui \

Ndttall, L. Cobbett et Stranoeways-Pigg. Journ. of Hygiène, ^smv'mr IttUI. L. Léger, Dauphiné-Médical, si^pl. IDOI.

Et. Sergent, Soc, de Biologie, 12 ort. IIKH.

Blanchard a signalé l'existence d'/lno/i/ie/es nombreux {A. bifw^ calws) tlans une région salubre, à Charbonnières, aux environs de Lyon '.

Galli-Valerio a conslalé l'existence de nombreux Aiiop/ieies {A. maculiiieiinis et A. bifurcalus) dans les anciens foyers vaudois de paludisme (plaines du Bliâne, de l'Orbe, vallée de la Broyé) el dans ceux des cantons du Valais et du Tessin*. Les fièvres palustres ont disparu aujourd'hui de ces riSgions.

A Massarosa (Italie), les Anophèles sont nombreux, d'aprJ's Grasai, et cependant les fièvres palustres font défaut ou sont In'K rares *.

La plaine de Albenga (Ligurie) est assainie et on y rencontre toujours des Anojiheles '.

Dans certaines localités de l'Italie, écrivent Celli et Gasperiiii, toutes les conditions favorables au développement du paludisme semblent réunies : marécages, A noplieles en grand nombre, malades atteints de paludisme contracté sur d'aulres points, el cependaol on n'y prend que très rarement le paludisme '.

Mariolli-Bianchi cite l'exemple de la vallée de Gaina, près de Pérouse, où les Atiopheles abondent (--1. maculipennis, A. bifuTcatus] et qui est salubre, malgré des conditions en apparence favorables au développement de l'endémie palustre'.

Schoo, en Hollande, a trouvé des Anophèles {A. maculipennit) dans les localités salubres comme dans les inaalubres\

Ed. et Et. Sergent ont trouvé des Anophèles {A. muculipeniui et À. bifurcatus) dans la banlieue de Paris : étangs du bois de Boulogne, de Chalais, de Villeneuve à Garches '.

Aux Indes néerlandaises, la morbidité palustre dans chaque localité n'est pas en rapport direct avec le nombre des AnopheUt- C'est ainsi que, à Magelang où la morbidité palustre est faible, le nombre des Anophèles est grand; de môme à Preanger (Java)'.

Page 1