‹ Traité du paludismeChapitre 96 sur 291 · GniMl. t. Acrml. dei Linrei, lUDO · texte numérisé non relu

GniMl. t. Acrml. dei Linrei, lUDO

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(. 11. Viï*>rii, liipîsia d-lyuni; Turin, 1" iixril l!>02.

DES GULIGIDES 195

voirs, peuvent être entraînées dans des conduites d*eau à plusieurs kilomètres du g!te d*origine.

D*après les recherches de Galli-Yalerio et Bochaz de Jongh, les œufs des culicides sont très résistants; ils pourraient passer Thiver dans le sol humide. Les œufs résistent bien au froid dans la glacière; l'agitation de Teau n'empêche pas leur transformation en larves; enfin ils résistent quelque temps à la dessiccation*.

Des larves de culicides ont été trouvées, pendant Thiver, par Galli-Valerio et Rochaz de Jongh dans l'eau de l'Orbe et des étangs de Villeneuve (Suisse), alors même que la surface de Teau avait été couverte de glace pendant quelque temps. Parmi les larves recueillies en hiver, il n'y avait pas de larves de A, maculipennis^ mais seulement des larves de Culex etde ^. bifurcatus. Le premier développement de A. bifurcatus a été observé le 2 avril. Pendant l'hiver, les larves recherchent les endroits couverts de joncs et d'autres plantes aquatiques'.

Sur la terre humide, les larves peuvent vivre plusieurs heures ou même plusieurs jours; sur la terre sèche, la survie est seulement de quelques heures.

Une température de 40° tue toutes les larves.

Parasites des culicides et des Anophèles en particulier. — On connaît un certain nombre de parasites des Anophèles à l'état de larves ou d'insectes parfaits*. Cette étude est intéressante parce qu'elle conduira peut-être à la connaissance de parasites capables de détruire les Anophèles^ pouvant par suite rendre des services dans la lutte contre le paludisme.

On trouve souvent, sur les culicides, des larves d'Hydrachnides; un même culicide est parfois porteur de plusieurs larves. Ces larves qui appartiennent à différentes espèces (on en trouve de vertes, de rouges...) sont à peu près indéterminables dans l'étal actuel de nos connaissances*.

1. Pour Ia résistance» des œufs à la dpssicration, h*s autiMirs donnent dos chiffros très variables : Galli-Valerio ol Rochaz : 00 heures, Grassi : 12 jours, Cnrroll, Apramonte et Lazear : ^ jours; Ross aurait vu des œufs iVAnopheles st» dév<»h)i)per après .5 mois de dessiccation.

2. B. Galli-Valerio et J. Rochaz de Jongh, Cenlralbl.f. Bakter., I, Ori/rinnle, 1902, et ÀUi délia Soc. per gli St. délia malaria, 11K)3, t. IV, p. 3, ll)Oi, t. V, p. I et liK)3, t. VI. p. I.

3. A. Laveran, De quch|ues parasites dc»s culicides. Sor. de Biologie, I" mars 1902. — Fr. Testi, Giorn. med, del R' Esercito, 30 avril 1902. — Dyé, Les parasites des culicides, Arch, de parasitologie, 1005.

4. A. Lavbran, Tbsti, op. cit. — H. Gros, Soc. de Biologie, 16 janvier 1904. — Ed.

Il ne paraît pas probable que l'existence de ces larves apporte une gène notable au développement des ylnop/ip/es;Mankowski,en Bessarabie, a conslaté rependanl tjue les moustiques porteurs de larves J'hydrachnidcs étaient peu agiles et se laissaient attraper facilement à la maîn.

Aux mois de novembre et de décembre 1899, E. Perroncifo a constaté que des Anophèles provenant de larves recueillies aux environs de Turin mouraient rapidement.

En examinant les insectes morts ou malades, Perroncilo vit qu'ils étaient infectés par un champignon ayant une grande ressemblance avec Leplothrix buccalis. Ce champignon serait pathog^ne pour les Anophèles '.

Sur les coupes d',-!. maculipennis venant d'Espagne, j'ai constaté l'existence d'une levure dans la paroi du tube digestif et dans la cavité cœlomique. D'après les observations faites par MacdonaJd à Rio-Tinto, cette levure serait pathogène pour les Aiiophelef.

Galli-Valerio et Rochaz de Jongh ont vu qu'à l'aide des spores de Aspf^'giUus niger on pouvait provoquer, chez les larves d'.-Jnophelei, des infections mortelles'.

Différents Sporozoaires ont été trouvés chez des culicides.

R. Ross a vu, à Secunderabad (Inde), des grégarines dans le tube digestif de larves de culicides. Vers la fin du stade larvaire, les grégarines s'enkystent et forment des spores*. Ces grégarines ne semblent pas pathogf'nes.

Johnson a trouvé, chez A. maculipennis, une grégarine cœlomique'.

Simond a décrit un Sporozoaire du genre Nosema parasite de Slegomyia fasciata'.

Ed. Hesse a constaté l'existence, chez des larves de ^1. macufipennis, d'une microsporidie à laquelle il a donné le nom de Thelohaiiia Legeri. Ce parasite existait 2 fois sur 40 larves dos marais de la région littorale de la France entre Cavalière et Saint- Tropez; il envahit le corps gras, l'intestin restant indemne*.

et Ét. SËiir.Bîti. S<K. de Biologie. 23 jnnvicr Bakter., I, Orifi.. 2)1 juillt^l IOa>.

1. K. PiBnoNcrro. A. Acrad. di medifioa di Torino, 22 divomliri' IKU9.

2. fl. Galli-Valkno Pt J. Rociiii di Jokoh, ijentrt^l. /. Bakter.. t XXXVUI. tisc. 2 et lUM. 1. XL, p. 030.

3. R. ROBB, PrOftinl. 0/ Iht Soulh Indian hranch Bril. mtd. jIuoc.. 17 i

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