‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 13 sur 283 · P A LU DIS. M E · texte numérisé non relu

P A LU DIS. M E

J ai eu fréquemment l'occasion d'examiner des malades qui avaient contracté la fièvre palustre au Sénégal, au Soudan, au Dahomey ou à Madagascar, et j'ai retrouvé dans leur sang L'hématozoaire avec ses formes typiques, comme chez les palustres d'Algérie '.

Boisson - et Ferricr3 ont trouvé l'hématozoaire, chez les palustres rapatriés de Madagascar, toutes les fois que le sang a été recueilli dans de bonnes conditions, c'est-à-dire pendant l'accès de fièvre; Boisson a constaté presque toujours la présence de corps sphériques, rarement celle des corps en croissant.

Au mois de juillet 1893, le Dr Anderson a bien voulu m'envover des préparations de sang desséché provenant de fébricitants de l'île Maurice. J'ai noté, dans plusieurs de ces préparations, l'existence des éléments parasitaires caractéristiques.

Aux Etats-Unis, Sternberg, Councilman, W. Osier, James, Dock, Hewetson, Thayer, Barker, French, Woldert, Welch, ont publié d'importants travaux sur l'hématozoaire du paludisme1.

Sternberg avait entrepris, en 1881, à la Nouvelle-Orléans, des recherches pour vérifier celles de Klebs et de Tommasi Crudeli; il était resté dans le doute relativement au rôle assigné par ces observateurs au Bacillus malarix. En 1884, Sternberg n'avait pas non plus, dit-il, beaucoup de confiance dans le nouveau parasite que je venais de décrire. Sur ces entrefaites, il alla à Home, il vit dans le laboratoire de Marchiafava les éléments parasitaires dont j'avais signalé l'existence, et il revint en Amérique convaincu que ces parasites nouveaux étaient bien ceux du paludisme ; il ne tarda pas à les retrouver lui-même, dans le sang des palustres américains.

En 1884, Councilman et Abbot avaient mis en doute la nature

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