Tomasf.i.li, Gazz. degli Ospedali, 26 mars
3. Kienbr, Tribune médical,; 20 août et 2 sept. 1877. - E. Calmette, Des néphrites intermittentes, Rec. mém. de méd. milit., 1880, p. 68. — De Brun, Albuminuries palustres, Semaine méd., 30 mars 1887. — Ferreira, Sur l'albuminurie dans la rrialaria infantile, Rev. mena, des malad. de l'enfance, 1893, p. 97. — G. Rem Picci Policlinico, 1" mai 1898. - Moncouvo, Congrès français de médecine, Lille, 1899. — '!onoKISSIFn '• LCS n6PhritGS Paludéennes, Congrès égyptien de médecine, Le Caire, 1902. — Costa, lîtude sur l'albuminurie palustre, Arch. de méd. milit., juin 1903 — G. Morphow, Contrih. à l'étude des néphrites malariques, Th. Lyon, 1904.
Laveiun, Traité du Paludismo, 2« édition. 20
De Brun a admis l'existence d'une albuminurie transitoire tiiée au paludisme, succédant aux accès dans le paludisme aigu ou coïncidant avec les autres signes de la cachexie, dans le paludisme chronique, et pouvant être améliorée ou guérie par la quinine et les toniques.
Au Sénégal, Marchoux a observé de l'albuminurie chez la plupart des malades atteints de fièvre palustre; l'albuminurie n'apparaissait que rarement pendant la fièvre, c'est le lendemain ou les jours suivants qu'on l'observait; la quantité d'albumine était souvent en rapport avec la gravité de l'accès l.
Zakieff a repris l'étude des relations étiologiques existant entre la néphrite et le paludisme. Sur 81 cas de néphrite observés par lui en deux ans à Simféropol, il a noté 16 fois des antécédents palustres, soit 19,7 fois sur 100. Le temps écoulé entre l'infection palustre et l'apparition des symptômes de la néphrite variait de un mois à quatre ans2. En deux ans, le nombre des palustres traités dans les hôpitaux de Simféropol a été de 1 104.
La néphrite palustre paraît plus commune dans les climats froids tels que la Crimée et les bords de la Baltique, que dans les pays chauds, ce qui tendrait à faire admettre que, dans bon nombre de cas, l'étiologie est complexe.
D'après Thayer, l'albuminurie s'observe, à Baltimore, dans 46 pour 100, et la néphrite aiguë dans 2 pour 100 des fièvres palustres 3.
b. Hématurie. Hémoglobinurie. — En dehors des pays où règne la bilieuse hémoglobinurique, il n'est pas fréquent de voir le paludisme se compliquer d'hématurie ou d'hémoglobinurie\
En étudiant le traitement du paludisme (Ch. XI) nous verrons que les sels de quinine peuvent provoquer, chez les palustres, l'hémoglobinurie; lorsque cette complication se produit, il y a donc lieu de se demander si elle est la conséquence de l'infection palustre ou si elle doit être attribuée à la médication.
c. Orchite. — Depuis 1883, on a publié bon nombre de faits tendant à démontrer qu'il existe des orchites d'origine palustre5.