Arch. de méd. nav., 1897, p
2. Bailly, Traité des fièvres intermit., p. 207. — Monfalcon, Histoire méd. des marais, 1826, p. 452. — L. Colin, Traité des fièvres intermit., p. 291.
3. Catteloup, De la pneumonie d'Afrique, Rec. mén. de méd. milit., 1853. — Frison, De la fièvre rémittente pneumonique, même Rec., août 1866. — Du même, Des manifestations variées du paludisme au point de vue de l'étiolog-ie, même Fie -., 1870. — Cras, Fièvre pernicieuse pneumonique, Arch. de méd. nav., 1864. — Cornibert, Essai sur la fièvre pernicieuse pneumonique, Th. Paris, 1872. — Armaingaud, Pneumonies et fièvres intermittentes pneumoniques, Bordeaux, 1872. — Grasset, Th. Montpellier, 1873. — Kstrade, Contrib. à l'étude de la (lèvre palustre à détermination pneumonique, Th. Bordeaux, 1888-1889. — GnASSET, Sur les fièvres pneumoniques, Montpellier méd., janv. et février 1887. — Hauji-Costa, Pneumonies postpnludéennes, Revue de médecine, 1891. — Geageu, Th. Paris, 1895. — Crkspin et Mailfert, Étude clin, des manifest. broncho-pulmonaires dans la malaria, Arch. gén. de médecine, 1 90 1 .
COMPLICATIONS 311
Lorsque la pneumonie aiguë s'attaque à des individus impaludés depuis peu et encore vigoureux, elle évolue avec ses caractères classiques ; fièvre vive, point de côté, expectoration rouillée caractéristique; les signes physiques sont nets : matité, souffle tubaire, râles crépitants, etc. La pneumonie a seulement de la tendance à passer à la troisième période, dite d'hépatisation grise, et son pronostic est, par suite, plus grave que celui de la pneumonie ordinaire de l'adulte.
Lorsque la pneumonie aiguë se produit chez des cachectiques ou chez des sujets qui, sans être encore cachectiques, sont anémiés et affaiblis par une ou plusieurs atteintes de fièvre, elle présente souvent des caractères particuliers, qui ont été très bien étudiés par Gatteloup.
Le frisson initial, le point de côté, les crachats rouillés peuvent manquer ; l'examen physique de la poitrine révèle seul l'existence d'une pneumonie; on trouve, au niveau des parties hépatisées : de la matité, un bruit de souffle moins fort, moins éclatant que le souffle tubaire de la pneumonie aiguë lobaire franche et des râles crépitants ou sous-crépitants.
C'est, en somme, le tableau de la pneumonie des vieillards, et on comprend que la cachexie palustre ait, sur l'évolution de la pneumonie, la même influence que la cachexie sénile.
J'ai constaté plusieurs fois que la pneumonie des cachectiques avait une durée plus longue que la pneumonie lobaire franche et que la résolution se faisait avec une grande lenteur.
Chez un militaire fortement anémié, débilité par les fièvres, qui, dans cet état, fut pris d'une pneumonie du côté gauche, la défervescence ne se fit qu'au dixième jour, et la résolution des exsudats mit 17 jours à se faire; alors que la fièvre était tombée depuis 8 jours, on entendait encore dans toute la hauteur du côté gauche, en arrière, du souffle et des râles crépitants1.
Les lésions de la pneumonie des cachectiques diffèrent notablement de celles de la pneumonie lobaire aiguë franche.
b. Des formes décrites soies les noms de pneumonie intermittente, rémittente pneumoni que, fièvre pernicieuse pneumonique. — D'après quelques observateurs, la pneumonie ne serait pas seulement une complication se produisant dans le paludisme au même titre que dans d'autres maladies; elle pourrait se développer sous l'action