P. Moscato, Morgagni, loc. cit
4. P. Manson, Hunterian Society. The animal Oralion, 1894. — Pasmanik, Psychoses malariques, Wiener medic. Woclwnschr., 20 et 27 mars 1897. — Collineau, Revue mens, d'anthropologie, Paris, 1898. — Yanniris, Médecine orientale, janvier 1898. — S. Telles. Arch. de med., Lisbonne, 1897. — Yvanoff, Med. Obozr. Mosk., 1900. — L. Bertrand, Les accidents nerveux du paludisme, loc. cil. — 3. Cardamatis, Les troubles psychiques dans le paludisme, Congrès panhellënique de médecine, 1901.
5. Boinet et Rey, Congrès des médecins aliénistes et neurologisles, Toulouse, 1897 et Congrès de mëd. int., Montpellier, 1898. — Boinet, Congrès internat, de médecine, Paris, 1900 (section de neurologie et de psychiatrie).
Les troubles psychiques accompagnant l'anémie ou la cachexie palustre, assez graves et assez persistants pour entraîner la séquestration des malades dans un asile d'aliénés, ne s'observent que chez les sujets prédisposés (alcooliques, dégénérés héréditaires).
Les rechutes de fièvre intermittente qui se produisent dans ce cas n'entraînent pas, en général, d'aggravation des troubles psychiques.
Boinet et Rey ont observé en outre, chez d'anciens palustres, des états cérébro-spinaux analogues à la paralysie générale. Une femme vue au Brésil présentait une pseudo-paralysie générale qui guérit rapidement par la quinine.
L'examen du sang a permis plusieurs fois à Rey de constater la présence de l'hématozoaire du paludisme chez les malades atteints de troubles psychiques ou de désordres cérébro-spinaux.
Régis a observé des faits analogues.
Les troubles psychiques d'origine palustre ressemblent beaucoup à ceux de l'alcoolisme; dans les deux cas on note, parmi les symptômes les plus communs, de l'amnésie, du délire et des fugues; il est souvent difficile de faire la part du paludisme et celle de l'alcoolisme.
La pseudo-paralysie générale d'origine palustre cède à l'emploi de la quinine.
Pour que le paludisme produise des troubles psychiques graves et persistants, il faut, dit Maurel, que le terrain soif, admirablement préparé (dégénérés héréditaires, alcooliques, syphilitiques); l'alcoolisme et l'absinthisme jouent un grand rôle
f. Asphyxie locale et gangrène symétrique des extrémités. — Maurice Raynaud, Marroin, Calmette, Moursou ont publié des faits dans lesquels l'asphyxie locale des extrémités semblait être en relation étiologique avec le paludisme2.
Tantôt l'asphyxie locale se montre seulement au moment des accès de fièvre et disparaît avec eux, tantôt elle persiste après la guérison des accès et elle prend une forme plus grave, qui peut aboutir à. une gangrène symétrique.